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Que voir et que faire au pays de Montbéliard ?

Le pays de Montbéliard, ce sont bien sûr les usines Peugeot.  Ainsi que les vieilles demeures du centre historique de Montbéliard et l’impressionnant château qui les domine. Ou encore les pâturages avec les montbéliardes, ces belles et robustes vaches dont le lait sera transformé en morbier ou en comté, de succulents fromages. Que voir et que faire au pays de Montbéliard ? Voici ma sélection.

1/ Le musée de l’aventure Peugeot

Peugeot est l’une des plus grandes entreprises françaises. Sait-on qu’au-delà des voitures et des vélos, elle a aussi produit quantité d’objets de notre quotidien ? Non sans surprise, je l’apprend au musée de l’aventure Peugeot à Sochaux. Il retrace 210 ans de l’histoire de la firme au lion. Qui commence par… des ressorts et des lames de scie. Eh oui ! Bien avant les véhicules automobiles, Peugeot fabriquait toutes sortes d’objets. Au fil des vitrines, se révèle ainsi toute l’étendue du savoir-faire : machines à coudre, à laver, radios, robots ménagers… Je suis franchement étonné car je ne connaissais que le moulin à café. Et là je découvre qu’il y en a eu déjà 950 modèles différents.

Mais Peugeot rime surtout avec voitures. Ornées du fameux lion, ici, elles y sont toutes. De l’antique machine à vapeur jusqu’aux concept cars futuristes en passant par les 905 et 908 qui se sont illustrées aux 24H du Mans, il y en a 125 dans ces grands halls. Et cinq fois plus dans les réserves. Celles que je préfère ne sont pas les plus vieilles ou les plus rares. Ce sont les 403 et 504 -dont le mythique coupé- que l’on aperçoit souvent dans les vieux films.

2/ Une balade en Peugeot 403

Justement, la 403 à la silhouette si caractéristique, j’aurai l’occasion de faire une belle balade dedans. Un modèle de 1957, impeccablement entretenu et lustré par Patrick, l’un des piliers du Club des Vieux Volants franc-comtois. Avec ses amis collectionneurs, il promène les touristes comme moi avec toutes sortes de vieux modèles. Ainsi Jean-Luc aligne fièrement une Simca Aronde de 1957 et une Renault Prairie de 1953. Avec eux, je découvre le centre historique, puis les abords de Montbéliard. Ni trop vite, il faut bien ménager les vieilles soupapes, ni trop lentement, comme je le craignais. Sous les regards souvent admiratifs des passants. Sortis de la ville, nous prenons la direction du fort du Mont-Bart par une agréable route à travers la forêt. Il est situé sur une butte dominant toute la région, où le regard porte loin. Retour par le port fluvial, aux perpétuelles allures estivales, jusqu’à la terrasse du château des ducs de Wurtemberg. Le point final est l’apéro pris sur les murailles d’enceinte. Sympa, non ?

3/ Comment naît le comté à la fruitière du Lomont

Connaissez-vous quelqu’un qui n’aime pas le comté ? Moi, en tout cas, j’aime ! Et comment naît-il ? Ce n’est pas une mince affaire, me dis-je en visitant la fruitière du Lomont. Située dans les monts du Jura, elle est l’une des plus importantes coopératives de la région. Pour confectionner ce succulent fromage bénéficiant d’une AOP (appellation d’origine contrôlée), il faut bien sûr du lait cru, produit par des vaches de race montbéliarde. Tous les jours de l’année, sans exception, un camion de la fruitière vient le collecter chez les 29 agriculteurs adhérents. Le lait est travaillé dans les heures qui suivent. Ainsi, chaque matin le fromager met la main dans la cuve pour vérifier le durcissement du caillé, qui est une phase primordiale. Puis suivent le pressage, le moulage. C’est à la fois instructif et passionnant. Spectaculaire aussi : la fruitière du Lomont a près d’un millier de meules -chacune pèse une 40 aine de kilos- en stock dans ses caves. Chacune est brossée et retournée trois fois par semaine pendant 4 à 5 semaines avant de partir chez l’affineur. J’ai bien sûr goûté : franchement, un régal !

4/ Approcher une montbéliarde

Comté ou morbier -l’autre spécialité de la région-, pour avoir du bon fromage, pas de miracle : il faut du bon lait. Produit par des montbéliardes, qui paissent sur de bons pâturages. C’est le cas de l’élevage du Gaec « du soleil levant », sur le plateau de Blamont, à quelque 600 m d’altitude, non loin de la frontière suisse. Là, Michel et Nicolas Bucher, père et fils, laissent s’épanouir 180 montbéliardes sur leur exploitation de 120 ha. « C’est une vache rustique, explique Nicolas, qui a beaucoup de caractère. D’ailleurs, elle n’a que des qualités ! ». En véritable passionné, Nicolas est incollable sur la montbéliarde, tout ce qui la touche de près ou de loin, les conditions d’élevage. Allant bien au-delà des obligations, il accorde une attention toute particulière au bien-être de ses protégées. Elles connaissent, par exemple, des périodes de lactation moins longues qu’ailleurs. Des efforts récompensés par une flopée de distinctions récoltées dans les comices agricoles jusqu’au niveau le plus élevé. Tout cela, Nicolas ne demande qu’à vous l’expliquer. Ses nouvelles installations, en chantier jusqu’au début 2022, comprendront en effet un petit centre d’interprétation destiné à accueillir le public.

5/ Visiter Montbéliard et son impressionnant château

Peugeot oblige, le nom de Montbéliard évoque surtout des usines. Mais j’y ai découvert un centre-ville historique et tout-à-fait charmant, que j’ai eu plaisir à arpenter. Vieilles maisons à colombages, élégants hôtels particuliers, à commencer par la maison Beurmier-Rossel du début XIXe et restée en l’état avec son mobilier. Ou encore, juste en face, l’église St-Martin qui est le plus ancien temple de France, les anciennes halles datant du XVIe… il y a de quoi faire ! « Montbé » comme disent affectueusement ses habitants, a du répondant.

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C’est encore l’imposant château des ducs de Wurtemberg qui impressionne le plus. Bâti sur un éperon rocheux, flanqué de deux énormes tours, il toise la ville de toute sa hauteur. L’intérieur est un véritable labyrinthe où toutes les époques se télescopent joyeusement. La visite, car le château est aujourd’hui un musée -avec différents centres d’intérêt-  m’a bien plu.

6/ Craquer pour la verquelure…

Quoi, vous ne connaissez pas la verquelure ? Un tissu à carreaux, aussi rustique que résistant, car fait de coton et de lin -du chanvre autrefois- que chaque famille du pays de Montbéliard utilisait sous une forme ou une autre : nappe, serviettes, torchons… Ses origines remontent à quelques siècles en arrière. Mais, faute de tisserand pour en produire, la verquelure, que l’Alsace connaît sous le nom de kelsch, a tout bonnement disparu des rayons. Jusqu’à ce que l’office de tourisme de Montbéliard apprend qu’un jeune tisserand fait à nouveau cliqueter des métiers, d’anciennes machines qu’il a rachetées çà et là. Et, en 2018, lui demande de produire de la verquelure. Dans sa petite manufacture située à Etupes, Cédric Plumey ajoute donc de la verquelure à son catalogue, jusque là plutôt composé de tissus d’habillement. Aujourd’hui, Cédric, âgé de 29 ans, s’en frotte les mains. Car la verquelure plaît. Elle se décline sous toutes les formes : traditionnelles, mais aussi attirants objets de déco que confectionnent les couturières d’une plateforme d’insertion. C’est mimi comme tout !

Verquelure, Pays de Montbéliard
© Office de Tourisme du Pays de Montbéliard

7/ … et croquer les escargots de Bourgogne

A Fesches-le-Châtel, un jeune couple a repris en 2018 une conserverie artisanale située sur les rives de la rivière l’Allan spécialisée dans l’escargot, la maison Jacot-Billey. Issus d’un horizon professionnel très différent, Murielle Grégoire et Yannick Gerome ont métamorphosé l’entreprise familiale créée en 1935. Aujourd’hui, elle est toujours la plus petite de France dans son domaine, mais la seule a traiter les escargots vivants, à maîtriser le processus d’un bout à l’autre de la chaîne, depuis le décoquillage jusqu’au beurrage en passant par la mise en conserve. Artisanalement, avec de hautes exigences de qualité. Les nouveaux propriétaires, bien épaulés par les précédents, ont modernisé la production. Ils l’ont étalée sur toute l’année ce qui entraîne pas mal de créations d’emploi. La gamme de produits, que l’on peut goûter et se procurer sur place, s’est aussi bien élargie.

8/ Admirer les vitraux de Fernand Léger à Audincourt

Quel émerveillement ! Et quelle surprise de découvrir un tel ensemble de vitraux dus à un artiste comme Fernand Léger ici, dans cette modeste église du Sacré Cœur. Accompagnant l’afflux de main-d’œuvre, elle a été construite au lendemain de la Seconde Guerre mondiale dans un nouveau quartier ouvrier d’Audincourt. 17 vitraux, éclatants de couleur, imaginés par un Fernand Léger à l’apogée de son talent. Lui qui ne cachait pas ses sympathies communistes, n’a pas hésité pour répondre à l’appel de l’équipe artistique de renom que le prêtre de la jeune paroisse du Sacré-cœur avait réussi à constituer. Fernand Léger s’est plongé dans les Écritures, s’en est imprégné pour décrire à sa manière la Passion du Christ. Son œuvre est un subtil mariage de couleurs jouant sur les contrastes, de formes et de thèmes, qui s’impose avec une force incroyable. Assurément l’un des chefs-d’œuvre de l’art sacré au XXe s. Fernand Léger a également dessiné la grande tapisserie qui orne le chœur, et qu’il a d’ailleurs offert à la paroisse.

Informations pratiques

L’office de tourisme du pays de Montbéliard est aussi l’un des incontournables d’un séjour dans le Doubs. En plus de ses missions habituelles, renseigner et indiquer les bons plans, c’est ici que l’on pourra par exemple se fournir en verquelure. L’office propose aussi un original voyage virtuel en montgolfière.

Comment s’y rendre ?

Montbéliard a sa gare. Le trajet en train dure moins de 3h30 depuis Paris gare de Lyon.

Bonnes adresses

  • A Montbéliard, l’Hôtel de la Balance (3*) un établissement historique au pied du château, calme et confortable. Un excellent rapport qualité-prix.
  • A Montbéliard, le restaurant Aux Bains douches propose une cuisine dynamique et revisite des plats traditionnels dans un cadre original.
  • Le restaurant Le Saint-Martin est une adresse gastronomique par excellence, aux plats particulièrement recherchés et ce dans tous les registres. Un repas ici est une aventure gustative dont on se souvient longtemps.
  • A Etupes, le restaurant Au fil des Saisons fera sans doute encore beaucoup parler de lui, avec une cuisine franchement inventive.

Journaliste venant de la presse régionale, maintenant je ne fais plus que ce que j'aime. C'est simple, non ?

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