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Le Swaziland et la Blyde River Canyon

La route, plutôt la piste, pour le Swaziland est longue depuis la réserve d’Imfolozi/Hluhluwe mais elle est souvent en bien meilleur état que les routes goudronnées et leurs pièges à nid de poule.

A la douane, il faut s’arrêter côté sud-africain et côté swazilandais. Il n’y a personne. Le poste frontière de « Onverwacht » par lequel on passe n’est a priori pas le plus fréquenté. Il nous faudra quand même 45 minutes pour remplir les différents papiers. Le point fort des fonctionnaires n’est pas la rapidité. Il faut également s’acquitter d’une taxe de 50 rands pour pouvoir entrer au Swaziland avec une voiture immatriculée en Afrique du Sud.

Sur la route au Swaziland
Sur la route au Swaziland

On arrive au Malandela’s B&B dans la vallée d’Ezulwini pour la nuit. On apprécie bien la chambre à la déco simple à la « star wars ». Elle fait face à la piscine. On mange au restaurant, type pub international.

L’artisanat du Swaziland : de la fabrication à la vente

Nous ne comptions pas rester très longtemps au Swaziland, juste faire quelques achats car l’artisanat local est réputé pour être la meilleure de toute l’Afrique Australe. Mais parfois les rencontres modifient quelque peu le programme.

Boutique Gone Rural
Boutique Gone Rural

Après notre petit-déjeuner, nous nous rendons à la boutique du Gone Rural adjacente au B&B. Elle propose tout un tas de produits d’art de la table et de vannerie d’excellentes qualités. Puis, nous allons voir l’atelier d’artisanat à quelques centaines de mètre. Là-bas, nous faisons la connaissance de Shelley Belohrad, Directrice du programme Bomake de Gone Rural. Nous apprenons que Gone Rural est une entreprise sociale qui fait travailler aujourd’hui plus de 10 000 femmes artisanes. Le programme Bomake ayant pour but de soutenir les femmes et leurs familles sur le plan de la santé, de l’économie et de l’éducation. Shelley nous fait la visite de l’atelier. Toutes les vanneries vendues en boutique sont réalisées à partir d’une herbe, la lutindzi. Devant notre enthousiasme, elle nous propos de nous joindre à un groupe de journalistes américains qui doivent rencontrer les femmes artisanes du village de Lamgabhi. Nous acceptons immédiatement. Là-bas, les femmes se réunissent dans un bâtiment pour vendre leur récolte de lutindzi et faire vérifier leur production de vannerie par le service de contrôle qualité de Gone Rural. Et croyez moi, le cahier des charges est strict. Ce qui n’est pas conforme n’est pas acheté. Chaque femme artisan touche 50% du prix de vente d’un produit. Le sujet est tellement intéressant qu’on en a aussi profité pour réaliser une vidéo sur les artisanes de Gone Rural.

Artisane Gone Rural
Artisane Gone Rural

Nous partons en début d’après-midi pour la Blyde River Canyon, plus au nord. Nous sommes de retour en Afrique du sud. Nous logeons au Forever Resort, un énorme complexe qui dispose d’un camping et propose des chalets tout confort avec deux chambres, une cuisine, un salon, une salle à manger, une terrasse et un barbecue. Le genre d’espace à faire pâlir un parisien…

On fait un barbecue sous le regard de la pleine lune.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Rando dans la Blyde River Canyon

Quatre itinéraires de randonnée partent du complexe du Forever Resort. On a fait le choix de faire un mixte de l’itinéraire « Guinea Fowl » du nom de la pintade africaine et du « Loerie ». Une très belle balade de 2/3 heures en version cool.

La première partie, au milieu d’une végétation complètement asséchée, nous permet d’observer un daman des rochers. Je ne comprenais pas pourquoi au départ, je pouvais l’approcher autant. En le photographiant, je me suis rendu compte qu’il avait été mordu à l’aine. Immédiatement, j’ai quitté la zone pour le laisser en paix. Le sentier nous a ensuite amené à un premier « pool » bien rafraichissant. On a fini la balade par le « Loerie Trail » qui remonte la rivière Kadishi. La physionomie change radicalement. La végétation est luxuriante. De jolies petites cascades se succèdent dans des bassins. Il faut parfois traverser les plans d’eau sur des troncs glissants. Cette deuxième partie demande à avoir le pied un peu plus sûr. On a même eu la chance d’apercevoir ce que je crois être un guib harnaché femelle.

Une belle randonnée tout en diversité
Une belle randonnée tout en diversité

On passe l’après-midi à végéter au chalet avant de finir la soirée par un magnifique coucher de soleil sur les « Three rondavels ». Le point de vue sur le canyon est splendide. Un peu de Grand Canyon, un peu de Vercors et d’Ardèche, le tout en Afrique du sud. Les « three rondavels » aux allures de cases africaines surplombent le canyon et le fleuve qui serpente en son cœur.

Le lendemain, c’est une tout autre ambiance qui nous cueille. Il fait gris pour ne pas dire complètement brumeux. On prend la route 532 qui descend sur Graskop avec l’espoir de nous arrêter sur tous les points de vue. On n’ira finalement qu’aux Bourke’s Luck Potholes. Ce sont de spectaculaires marmites géantes creusées par les torrents Blyde et Treur. On y était peu après l’ouverture à 7h. C’est la garantie de visiter le site sans la foule.

Bourke’s Luck Potholes
Bourke’s Luck Potholes

Malheureusement, on ne s’arrêtera pas sur les autres sites : les chutes de Berlin et Lisbonne, Wonder view, God’s Window et Pinnacle, ni même à Graskop. C’est simple, on voyait à peine le bout du capot de la voiture !

On file donc vers le Kruger National Park pour 4 jours de safari.

Grégory ROHART

Fondateur des blogs www.i-trekkings.net et www.i-voyages.net et www.my-wildlife.com, je blogue Voyage, Roadtrip, Outdoor et Safari. J'encadre aussi des voyages photo sur les thématiques qui me passionnent : voyage, safari et trek.

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