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Carnaval de Nice

Des origines moyenâgeuses

Au Moyen-âge, les niçois, avant de jeuner pendant 40 jours, selon la tradition catholique du Carême, profitaient d’une cuisine riche et copieuse pendant la période du carnaval. Cette période festive était accompagnée de bals, mascarades, danses et autres farandoles. Caché derrière des masques et des déguisements, il était d’usage de se moquer d’autrui et de s’exprimer librement. C’est en 1294 que l’on trouve la première mention du carnaval de Nice par Charles d’Anjou, Comte de Provence.

Aujourd’hui, le carnaval dure plus de deux semaines et s’est ouvert sur le monde au travers de ses deux principaux évènements : la bataille des fleurs et le corso carnavalesque. Plus d’un millions de personnes y assistent chaque année, ce qui en fait l’événement hivernal le plus populaire de la Côte d’Azur devant la Fête du Citron de Menton et la Fête du Mimosa de Mandelieu-La Napoule.

La Bataille de fleurs : respect de la tradition

À leur origine en 1876, les batailles de fleurs prenaient la forme de simples échanges de fleurs puis, au fil du temps, se muèrent en un véritable spectacle. Aujourd’hui, cet événement, qui a lieu cinq fois sur la durée du carnaval, valorise les fleurs azuréennes puisque 85 % de celles utilisées sont produites localement. Les 20 chars, de 7 mètres de long sur 2 mètres de large et 6 de haut, entièrement fleuris, paradent sur la Promenade des Anglais entre l’avenue des Phocéens et l’hôtel Négresco.

Sur chaque char, deux mannequins costumés lancent 80 à 100 000 fleurs au public: glaïeuls, tokyos, mimosas, gerberas, marguerites, roses, œillets… Tous les visiteurs veulent repartir avec leur bouquet !

Le Corso carnavalesque : du grand spectacle !

A l’ouverture du carnaval, sa Majesté Carnaval arrive sur la place Masséna pour prendre les clés de la ville annonçant le règne de l’éphémère. Dès lors tout est permis ! Le show must go on. Car le corso carnavalesque est un véritable spectacle, encore plus le soir lorsque les lumières embrasent le cœur de Nice.

Le corso se compose de 20 chars, de 12 m de long sur 3 de large et de 8 à 17 m de haut, conçus selon le thème de l’année et d’environ 30 «grosses têtes» en carton-pâte et 200 éléments d’animation, véritables satellites des chars ; il devient un défilé bigarré aux couleurs éclatantes auquel se mêlent les arts de rue et groupes musicaux venus du monde entier. Le soir, tous les chars sont éclairés, les corsi illuminent alors le cœur de Nice.

Au dernier soir, selon la tradition, sa Majesté Carnaval défile seule, avant d’être brûlée sur un bûcher en mer ou parfois sur la grève. Un feu d’artifice sonorisé est alors tiré sur la Baie des Anges pour clôturer le carnaval.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Retour dans les quartiers

En 2010, le carnaval de Nice se réapproprie les quartiers avec des opérations diverses comme le concours des plus belles vitrines, les animations de quartiers et les ateliers pour enfants du jardin ludique dans un décor qui laisse une grande place à l’imaginaire.
Les enfants ont aussi leur bal le jour du Mardi-gras et chaque année l’un d’entre eux reçoit le prix du plus beau costume.

Informations pratiques

S’y rendre

  • Par train : Paris à  Nice en 5h30.
  • Par avion : Air France dessert l’aéroport de Nice quotidiennement plusieurs fois par jour.
  • Pour une location de voiture, utilisez notre comparateur des plus grands loueurs sur internet.

Où dormir ?

L’hôtel Mercure sur la Promenade des Anglais est une solution d’hébergement centrale et pratique pour une escapade à Nice pendant la période du carnaval. Informations et réservation : www.accorhotels.com

Où manger ?

  • Grande table : Keisuke Matsushima – 22 ter, rue de France – T: +33 (0)4 93 82 26 06 – Cuisinier instinctif, Kei, métisse habilement les fondamentaux de la cuisine hexagonale avec l’Orient. Cours de cuisine. 1 étoile au guide Rouge Michelin.
  • Cuisine niçoise : Acchiardo – 38, Rue Droite – T : +33 (0)4 93 85 51 16 – Enseigne niçoise de référence, tenue depuis 4 générations par la même famille. Ambiance chaleureuse.

A lire :

Plus d’informations :

Grégory ROHART

Fondateur des blogs www.i-trekkings.net et www.i-voyages.net et www.my-wildlife.com, je blogue Voyage, Roadtrip, Outdoor et Safari. J'encadre aussi des voyages photo sur les thématiques qui me passionnent : voyage, safari et trek.

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