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Taïwan : La poésie du festival des lanternes

Chaque année après le nouvel an chinois, tout le pays sacrifie à la tradition des lanternes. Dans les temples comme dans les administrations, les commerces ou les gares, il y en a partout. Eclats de couleur et de poésie, elles sont le support des vœux pour la nouvelle année : bonheur, santé, prospérité, amour…

Les lanternes sont aussi prétextes à de grands festivals. Celui de Pingxi, une petite ville perdue dans les collines au nord-est de la capitale, est sans conteste le plus original. Il en est même émouvant.

Des milliers de lanternes s’envolent dans la nuit, portant les vœux et les espoirs de milliers de personnes.

Une marée fraternelle

Dans le fond de leur pittoresque vallée, les habitants de Pingxi ont remis au goût du jour une technique héritée de leurs ancêtres. Ceux-là, à une époque où la région était encore infestée par les brigands, envoyaient dans les airs de petits ballons faits de feuilles de papier de riz pour signaler la menace puis la fin du danger.

Ces grandes bulles sont devenues les lanternes sur lesquelles sont calligraphiés les vœux. Et au fil des ans, de plus en plus de monde s’est associé à la coutume. Au point que c’en est devenu un évènement international !

Il y a les lancements officiels, où la commune fournit gratuitement des milliers de ces lanternes célestes. Revêtues de vœux marqués sur les flancs, elles s’envolent par vagues successives. Tout comme les « sauvages », achetées aux commerçants d’un jour qui ont pris possession de la ville avec les innombrables vendeurs de sucreries. Dirigée par un « maître des lanternes », une association s’emploie à la fabrication de lanternes géantes. Pour 2013, année du serpent, un reptile de papier haut de huit mètres s’est ainsi élevé dans le ciel, mû lui aussi seulement par l’air chaud du papier enflammé à sa base.

De voir toutes ces lanternes aux lumières vacillantes s’élever dans la nuit puis disparaître telles des lucioles de plus en plus petites fait venir la larme à l’œil des plus endurcis ! Elles portent les espoirs de tant de gens, rassemblés dans une marée fraternelle.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Réalisées par des écoliers, des fonctionnaires ou des ouvriers, elles ont toutes les tailles et toutes les formes.

Personnages de mangas

Moins spontané mais très spectaculaire, il y a aussi le festival organisé par l’agglomération de Taipei. Il se déroule chaque année dans une ville différente. En 2013, c’était le tour de Hsinchu.

Surtout connue pour ses entreprises de haute technologie, la ville s’est trouvée métamorphosée par l’apparition de ces milliers de lanternes de toutes tailles, parfois gigantesques, prenant les formes les plus diverses. Elles représentent personnages de mangas ou de films, dieux et démons, plus colorés les uns que les autres, tranchant sur la nuit. Fête des yeux, des papilles aussi, ce festival draine les grandes foules dans une atmosphère bon enfant.

Informations pratiques

Le festival de Pingxi a traditionnellement lieu le 15e jour du premier mois de l’année lunaire, à la fin du nouvel an chinois.

L’édition 2014 se déroule du 14 au 23 février à Nantao, au bord du lac du Soleil et de la Lune, un magnifique endroit au centre de l’île.

Pingxi, qui est proche de Taïpeh, est facilement accessible par les transports en commun. A l’occasion de la fête sont proposés des forfaits train et navettes autocar à des prix très intéressants.

Office de tourisme : www.taiwantourisme.com

  • Y aller : la compagnie Eva Air est la seule à relier Taiwan en vol direct non-stop depuis Paris-CDG, à raison de trois vols hebdomadaires, de quatre à partir du 17 mai 2013. Eva Air propose aussi un large éventail de correspondances vers de nombreuses destinations du continent asiatique et d’Australie.
  • Guide touristique Lonely Planet (en anglais mais le plus complet), 19,95 euros.
  • Bonnes adresses : A Taipei : hôtel Howard Plaza, 4*,

 

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Journaliste venant de la presse régionale, maintenant je ne fais plus que ce que j'aime. C'est simple, non ?

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