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En pleine nature dans le parc national d’Aiguebelle

 

De retour de mes 4 jours de canoë sur le lac Kipawa, je poursuis ma découverte de la région de l’Abitibi-Témiscamingue au Québec en prenant la direction du parc national d’Aiguebelle. Créé en 1985 pour son intérêt géologique et faunistique, c’est un lieu protégé où prendre son temps. Je découvre le parc national d’Aiguebelle en 3 jours au rythme de mes découvertes en compagnie d’Anne-Marie.

Je vous invite à visionner la vidéo de mon voyage au parc national d’Aiguebellle

Rencontre avec le castor

Je commence par me rendre au Centre de découverte et de services, l’accueil en quelque sorte du parc national d’Aiguebelle, histoire d’avoir une vue d’ensemble du parc. Et pour débuter ma visite du parc national, je ne vais pas bien loin puisque je m’engage sur le chemin de la Castorière dont le départ est à quelques mètres de là.

Parc national d'Aiguebelle

Long de 800 mètres, ce parcours, accessible aux personnes à mobilité réduite et aux poussettes pour les familles, permet d’entrer sur le territoire du castor. Troncs rongés, hutte et barrage attestent de sa présence. Pour espérer voir le castor, le silence s’impose.

Castor

En cette fin de première journée dans le parc national d’Aiguebelle, je ne tarde pas à apercevoir un spécimen nageant sur l’étang. Je l’observe de loin à travers la pinède. Il mâchouille quelque chose. D’ici, je ne vois pas ce que sait. Sachant qu’il est végétarien, il peut s’agir de plantes aquatiques puisqu’il plonge régulièrement dans l’étang et en ressort pour manger.

A un moment, le sentier est très proche de l’étang. Deux individus viennent à ma rencontre. L’un d’eux gonfle son arrière train et claque sa queue dans l’eau. C’est un signe d’alarme lorsqu’un castor se sent inquiété ou en danger. Je reste un moment sur place quasi immobile et les castors finissent pas m’accepter. La queue du castor a bien d’autres rôles. Elle sert de gouvernail, de propulseur, de contrepoids lorsqu’il transporte des branches pour faire son barrage ou quand il mange dans l’eau.

Etang de la Castorière

Chalet le Bourdon

Nuit solitaire au Bourdon

Après ma rencontre avec le castor, je file dans la direction de mon chalet, le Bourdon. C’est un chalet isolé en rondins de bois sur le bord du lac du Sablon. Il est dit rustique mais son confort est largement suffisant avec un lit double, une petite cuisine, des toilettes sèches, une table extérieure avec un espace barbecue. Il offre une splendide vue sur le lac et dispose d’un canoë pour partir en balade.

J’installe mes affaires dans le chalet. Le ciel de cette fin de journée est gris. J’allume un feu. Je m’attable et prends l’apéro. Je suis seul et heureux de cet isolement. C’est exactement ce que j’aime dans la nature. Être seul au milieu des éléments.

J’ai fini mon dîner. Je me suis couvert. Le froid s’installe et les maringoins ne vont pas tarder à sortir. Le ciel en a une marre d’être gris. Il illumine cette fin de journée avec ces tonalités pourpres. Je suis sur le bord du lac pour immortaliser ce moment. Je suis juste bien, parfaitement bien.

Coucher de soleil sur le lac Sablon

Orignal

La nuit a été douce et le réveil bien que matinal n’en n’est pas plus dur. Il ne fait pas encore jour lorsque je m’habille. Je bois un thé et sors. Les oiseaux gazouillent. Je mets le canoë à l’eau et commence à pagayer. Pendant environ trente minutes je vais et vient sur le lac du Sablon lorsque d’un coup, je retiens ma pagaie et la range délicatement dans l’embarcation. Un jeune orignal mâle et solitaire me fait face. Je prends mon téléobjectif et immortalise cette rencontre.

Je ne fais pas la photo du siècle. Il y avait si peu de lumière… mais de ce face à face, je me souviendrai toute ma vie.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Marcher sur des milliers d’années, là où les eaux se séparent.

Parc national d'Aiguebelle

A pied sur le chemin de la Traverse et des Paysages

Aujourd’hui, c’est journée randonnée, d’abord sur le chemin de la Traverse, un itinéraire en boucle de 3 km (1h30) incroyable de variété. Sur le sentier, j’ai pu m’arrêter devant une cascade, voir des phénomènes géologiques étonnants (marmites de géants, coussins volcaniques), traverser un pont suspendu, croiser des tamias rayés et des écureuils gris. C’est dingue, je suis toujours en émerveillement devant la nature, même pour ces petits rongeurs auxquels les québécois ne font plus guère attention. Ils seront plus attentifs lorsque nous apercevrons ce couple de faucon pèlerin qui niche dans les parois qui font face au lac La Haie. Le chemin de la Traverse permet d’explorer les rives suds du lac. Les panoramas sont magnifiques, sculptées par la glaciation du Wisconsin qui a débuté il y a environ 100 000 ans. Quel spectacle !

Ecureuil gris

Sur le lac La Haie, je découvrirais aussi le Rabaska, un grand canot traditionnel d’écorce algonquien. Nous rythmons nos coups de pagaie comme des métronomes. Cette petite escapade me permit d’apprendre qu’au milieu des eaux du lac se trouvent la ligne de partage des eaux. D’un côté, l’eau se déverse vers le Saint-Laurent et de l’autre vers la Baie James.

Rabaska

Rando les Paysages

Dans l’après-midi, je prolonge la balade au lac de Sault par la balade « Les Paysages », un sentier court de 2 km. Là encore, on voit parfaitement la faille géologique. Je me sens petit face à ces éléments, très jeune aussi et ça me fait sourire d’avoir cette pensée. Dans les sous-bois pour rejoindre le point de départ de la balade, je croise une couleuvre rayée. Elle est d’un brun sombre avec des raies rouges. Elle est totalement inoffensive pour l’homme.

Ce soir, changement d’ambiance, je file sur les rives du lac Loïs dans le nord du parc national d’Aiguebelle pour dormir en tente Huttopia. Il s’agit de tentes prêtes à camper confortable, parfaitement adapté aux familles je trouve.

Tente Huttopia

Kayak sur le lac Loïs

C’est ma dernière matinée dans le parc national d’Aiguebelle. La journée est splendide. Je loue un kayak ainsi qu’une combinaison. Pendant quelques heures, je m’évade sur le lac Loïs au rythme des coups de pagaie. Le monde pourrait s’écrouler que je ne m’en rendrais pas compte. Large de 4,4 km et long de 10,8 km, on peut naviguer de quelques heures à plusieurs jours sur le lac qui dispose de petits îlots permettant de faire des haltes pour pique-niquer par exemple. Mais à dire vrai, je suis tellement bien ici que j’aurais bien pagayé deux jours et bivouaqué sur l’un des emplacements autorisés par le parc national d’Aiguebelle. Une autre fois peut-être…

Demain, je pars vers le refuge Pageau puis le site autochtone de Kinawit à Val-d’Or.

Kayak sur le lac Loïs

Informations pratiques

Comment s’y rendre ?

Vol international jusque Montréal, puis vol interne jusque Rouyn-Noranda.

 

Recherchez votre billet d'avion

Où dormir ?

Sur la route vers le parc national d’Aiguebelle après mon escapade de 4 jours en canoë sur le lac Kipawa, j’ai dormi au domaine Témikami situé au bord du lac Témiscamingue.

Dans le parc national d’Aiguebelle, plusieurs options sont possibles, du camping au chalet confortable en passant par les chalets rustiques et les tentes Huttopia. Cliquez sur le lien vers le parc national d’Aiguebelle pour découvrir l’ensemble des possibilités d’hébergement.

Plus d’infos

Grégory ROHART

Fondateur des blogs www.i-trekkings.net et www.i-voyages.net et www.my-wildlife.com, je blogue Voyage, Roadtrip, Outdoor et Safari. J'encadre aussi des voyages photo sur les thématiques qui me passionnent : voyage, safari et trek.

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