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Les 7 meilleurs sites ornithologiques à découvrir en hiver à Hokkaido

Hokkaido est souvent associée aux paysages enneigés, aux sources chaudes et aux stations de ski. Pourtant, l’île japonaise possède une autre richesse, plus discrète : elle est l’une des meilleures destinations d’Asie pour observer les oiseaux en hiver. Entre les marais, les lacs gelés, les forêts silencieuses et les côtes battues par les vents, la nature offre un spectacle aussi sauvage que fascinant.

De décembre à mars, l’est de Hokkaido accueille de nombreuses espèces venues des régions nordiques. Les grues du Japon se rassemblent dans les zones humides, les pygargues de Steller se posent sur la banquise et les cygnes chanteurs trouvent refuge autour des sources chaudes. Pour rester facilement connecté pendant les déplacements entre les différents sites ornithologiques, pensez à réserver une esim pour le japon avant votre départ. C’est très pratique et bien plus facile d’y penser avant le voyage.

La plupart des sites présentés ici se trouvent dans l’est de l’île, autour de Kushiro, Nemuro et de la péninsule de Shiretoko. Ils sont parfois éloignés les uns des autres, mais cette impression de bout du monde fait précisément partie de l’expérience. Voici sept étapes à ne pas manquer pour un voyage ornithologique hivernal à Hokkaido.

À prévoir : une longue-vue, un téléobjectif et des vêtements très chauds. Les températures sont souvent particulièrement basses au lever du jour.

1. Les marais de Kushiro, le royaume de la grue du Japon

Le parc national des marais de Kushiro est le plus vaste ensemble de zones humides du Japon. Ses tourbières, ses rivières sinueuses et ses prairies forment un habitat idéal pour une grande variété d’oiseaux. Le site est surtout connu pour abriter la grue du Japon, appelée tancho en japonais.

En hiver, ces oiseaux majestueux se regroupent autour des zones de nourrissage et des cours d’eau qui restent partiellement libres de glace. Le Tsurumidai et la réserve de grues de Kushiro comptent parmi les meilleurs endroits pour les observer. Les rassemblements sont particulièrement impressionnants le matin, lorsque la lumière douce se reflète sur la neige.

Avec un peu de chance, vous pourrez assister à la parade nuptiale des grues. Elles déploient leurs ailes, bondissent dans les airs et lancent des appels sonores qui résonnent dans le paysage enneigé. Même lorsque les oiseaux ne dansent pas, leur simple silhouette suffit à rendre la scène inoubliable.

2. Le parc national Akan-Mashu, entre forêts et lacs volcaniques

Le parc national Akan-Mashu offre un décor très différent de celui de Kushiro. Ici, les oiseaux évoluent entre volcans, forêts de conifères et lacs aux eaux profondes. En hiver, les montagnes se couvrent de neige et la vapeur des sources chaudes s’élève au-dessus des rives gelées.

Le lac Kussharo est l’un des sites les plus intéressants. Grâce à plusieurs sources thermales, certaines parties du lac restent libres de glace. Les cygnes chanteurs s’y rassemblent pour se reposer et se nourrir. Le secteur de Sunayu est particulièrement agréable pour les observer depuis le rivage.

Les forêts autour d’Akan et de Kawayu sont propices à l’observation des oiseaux forestiers. On peut y rechercher des pics, des mésanges, des sittelles et des geais. Dans le calme de l’hiver, le moindre cri ou tambourinement contre un tronc attire immédiatement l’attention.

Le lac Mashu, souvent entouré de glace et de neige, est surtout réputé pour ses panoramas. Même si les observations y sont parfois moins nombreuses, les points de vue sur le cratère volcanique et les montagnes environnantes valent largement le détour.

Le parc est assez vaste et certaines routes secondaires peuvent être difficiles en hiver. Il est donc préférable de vérifier les conditions de circulation et de prévoir suffisamment de temps pour les déplacements.

3. La péninsule de Notsuke, un paysage entre terre et mer

La péninsule de Notsuke s’étire sur plusieurs kilomètres dans la mer d’Okhotsk. Cette étroite langue de terre est composée de dunes, de prairies salées, de lagunes et de zones côtières. En hiver, elle prend des airs de territoire polaire.

Les grands espaces ouverts sont particulièrement favorables à l’observation des rapaces. Le pygargue de Steller et l’aigle à queue blanche fréquentent régulièrement la péninsule. On peut les voir posés sur un arbre isolé, sur un poteau ou sur un amas de glace, scrutant les environs à la recherche d’une proie.

Les lagunes attirent aussi des cygnes chanteurs et plusieurs espèces de canards marins. Certaines zones d’eau ne gèlent pas complètement, ce qui permet aux oiseaux aquatiques de trouver de la nourriture malgré les températures négatives. C’est à Notsuke que j’ai également pu réaliser mes plus belles observations de renards roux et de cerfs Sika.

La route qui traverse la péninsule offre de magnifiques points de vue. Le paysage est austère, mais d’une grande beauté : la neige blanche, les herbes séchées et la mer sombre composent une palette presque monochrome.

Le vent peut être très fort à Notsuke. Il faut donc prévoir des vêtements coupe-vent et chauds. Les conditions de glace doivent également être prises au sérieux, notamment près des lagunes et du littoral.

4. La péninsule de Shiretoko, sur les traces des aigles

Classée au patrimoine mondial, la péninsule de Shiretoko est l’un des territoires les plus sauvages du Japon. En hiver, la banquise dérivante atteint progressivement ses côtes et transforme la mer en un immense paysage blanc.

La ville de Rausu, située sur le versant oriental de la péninsule, est le principal point de départ des excursions en bateau. Ces sorties permettent d’observer les pygargues de Steller et les pygargues à queue blanche installés sur la banquise ou perchés le long des côtes.

Le pygargue de Steller est sans aucun doute la star de la région. Avec son plumage brun foncé, ses épaules blanches et son bec jaune particulièrement imposant, il est impossible à confondre avec les autres rapaces. Certains oiseaux se posent à proximité des bateaux, offrant d’excellentes occasions de photographie.

Les excursions permettent aussi de repérer des mouettes, des cormorans et divers oiseaux marins. Il n’est pas rare de croiser des phoques sur la glace, ce qui ajoute encore à la magie de la sortie.

Les conditions en mer peuvent être difficiles. Il est important de choisir un opérateur expérimenté et de se préparer à supporter le froid pendant plusieurs heures.

5. Les îles Yururi et Moyururi, refuges des oiseaux marins

Au large de Nemuro, les îles Yururi et Moyururi constituent des sanctuaires importants pour les oiseaux marins. Ces îles inhabitées ne se visitent pas librement, mais leurs falaises peuvent être observées lors d’une croisière.

Les parois rocheuses servent de sites de reproduction à plusieurs espèces ne période estivale, dont des cormorans, des guillemots et des macareux huppés. Les eaux froides qui entourent les îles sont particulièrement riches en poissons, ce qui explique la présence de nombreuses espèces marines, phoques et loutres de mer.

En hiver, l’observation dépend largement de la météo. Les oiseaux peuvent être éloignés et les vagues compliquer leur identification.

Ce secteur convient particulièrement aux voyageurs qui souhaitent découvrir une facette plus confidentielle de Hokkaido. Il ne s’agit pas d’un site où les observations sont garanties à chaque instant, mais l’attente est souvent récompensée par le passage d’un oiseau rare ou par le vol d’une colonie entière au-dessus du bateau.

6. Le lac Furen, une zone humide riche près de Nemuro

Le lac Furen est une vaste lagune entourée de marais, de dunes et de forêts côtières. Il constitue l’un des meilleurs sites ornithologiques de la région de Nemuro, aussi bien pour les oiseaux aquatiques que pour les espèces forestières.

En hiver, les parties encore libres de glace attirent des cygnes chanteurs et plusieurs espèces de canards. Les pygargues à queue blanche et les pygargues de Steller fréquentent également les environs. Dans les prairies et les zones humides voisines, il est parfois possible d’apercevoir des grues du Japon.

La réserve de Shunkunitai, située près du lac, mérite une visite. Ses passerelles traversent une forêt installée sur d’anciennes dunes côtières. Le paysage est paisible et permet de rechercher des pics, des mésanges et d’autres oiseaux adaptés aux conditions hivernales.

Le lac Furen se découvre idéalement sur une demi-journée. Il faut prendre le temps de s’arrêter régulièrement, d’écouter les cris et chants des oiseaux et de scruter les arbres autant que la surface de l’eau ou de la glace. Les oiseaux se fondent parfois dans le décor, mais les jumelles permettent souvent de les repérer.

7. Le lac d’Akkeishi, entre lagune et océan

Situé près de la ville d’Akkeshi, le lac d’Akkeishi est une vaste lagune côtière reliée au Pacifique par un chenal étroit. Ses eaux peu profondes et ses marais salés attirent de nombreux oiseaux aquatiques en hiver, notamment des cygnes chanteurs, des canards marins, des plongeons et des cormorans.

Les prairies et les vasières environnantes servent également de terrain de chasse aux pygargues à queue blanche et aux pygargues de Steller.

Depuis les berges et les points d’observation voisins, le paysage offre une belle alternance entre étendues d’eau, roseaux dorés et montagnes enneigées. Le lac est particulièrement agréable à découvrir tôt le matin, lorsque la brume flotte au-dessus de la lagune et que les premiers oiseaux commencent à s’activer.

Conseils pour un voyage ornithologique en hiver à Hokkaido

L’est de Hokkaido se découvre plus facilement en voiture, car les sites sont éloignés et les transports publics moins fréquents en hiver. Il faut cependant être à l’aise avec la conduite sur neige et sur glace.

Prévoyez plusieurs couches de vêtements, des chaussures imperméables, des gants chauds et des crampons légers. Les batteries d’appareil photo se déchargent rapidement par temps froid : gardez-en plusieurs de rechange dans une poche intérieure.

Enfin, n’hésitez pas à faire appel à un guide local. S’il est aussi chauffeur, c’est encore mieux. Sa connaissance du terrain peut vous faire gagner beaucoup de temps et vous aider à observer les oiseaux sans les déranger. Hélas, peu parle anglais, français encore moins.

De Kushiro à Shiretoko, Hokkaido offre en hiver une extraordinaire diversité de paysages et d’espèces d’oiseaux à immortaliser. Que vous soyez passionné de photographie animalière ou simple amateur de nature, ces sept sites promettent un voyage mémorable au cœur d’un Japon sauvage et silencieux.

Si vous aimés les activités insolites, allez également lire mon article sur les activités à faire l’hiver à Hokkaido.

Fondateur des blogs I-Voyages.net, www.i-trekkings.net et www.my-wildlife.com, je blogue Voyage, Roadtrip, Outdoor et Safari. J'encadre aussi des voyages photo animaliers en Europe, Asie et Afrique.

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