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Le Luxembourg à vélo

Quelques lacets dévalant une pente bien raide débouchent pile sur une petite esplanade, de l’autre côté d’une route plus passante. Elle laisse contempler, dans une trouée entre les arbres, le château de Vianden dans toute sa splendeur. Arrivé par des chemins de traverse, le petit groupe de cyclistes est ébahi. La citadelle, située dans les Ardennes tout à fait à l’est du pays, à la frontière allemande, était leur but. Mais il ne s’attendait pas à une telle vision. Tant de majesté, tant de magnificence !

Le château de Vianden, magnifique citadelle médiévale.

Impressionnante forteresse médiévale

Avec ses hautes murailles, ses tours, la chapelle et les multiples bâtiments s’emboîtant les uns dans les autres, le château emplit la vue. Demeure des puissants comtes de Vianden du XIe au XIVe siècle, il échoit ensuite à la dynastie des Orange-Nassau. Cette forteresse médiévale est l’un des plus impressionnants monuments du Luxembourg. Le plus visité aussi.

Depuis ses remparts jusqu’aux rives de l’Our s’étale la bourgade de Vianden. A vélo, elle ne se traverse que dans un seul sens, celui de la descente, et plutôt vite… Mais il faut y musarder, car elle aussi a beaucoup de charme : les rues pavées devant de vieilles maisons, les murs d’enceinte, le beau pont de pierre. Sensible à son attrait romantique –le château n’était alors que ruines –, un certain Victor Hugo y fait de longs séjours à partir de 1871. Il y a aujourd’hui un petit musée.

Des itinéraires en pleine campagne sur des petites routes reliant un village à l’autre.

Des champs et des pâturages

Pour rejoindre Vianden, les cyclistes sont partis de Luxembourg tôt le matin pour traverser tout le pays d’ouest en est. Oh, tout le trajet ne s’est pas fait à vélo. Ils ont quitté la capitale à bord d’un de ces nombreux trains régionaux. Sillonnant le pays en tous sens, ceux-là –ainsi que les bus des lignes régulières– ont la particularité d’emporter également les vélos, gratuitement. Autant s’épargner quelques kilomètres fatigants et fastidieux lorsque l’on aspire à trouver au plus vite la campagne ! Il y aura d’ailleurs encore une étape similaire durant la journée, histoire de raccourcir les distances…

Des champs et des pâturages avec des vaches à flanc de colline, des fermes : c’est ce que les randonneurs ont trouvé à la sortie du village de Kleinbettingen, près de la frontière belge. Les itinéraires cyclistes tracés ici ne longent pas des routes à grande circulation. La majorité des 600 km –à terme il devrait y en avoir encore 300 de plus– que couvrent les 23 pistes existantes sont constitués par des chemins et de petites routes tranquilles.

Les voitures se comptent sur les doigts des mains. Pas de bruit intempestif. Les petits oiseaux laissent entendre leur gazouillis. La magie du vélo opère vite, à plein. Le randonneur se déconnecte du monde moderne, prend son temps pour apprécier le paysage en toute sérénité.

Le moulin de Beckerich, centre culturel et expo de vieilles machines.

Procession dansante

Quelques haltes sympathiques. Comme dans cet ancien moulin, à Beckerich –un village connu pour son eau minérale–, dont les origines remontent au Moyen Age. La commune l’a rénové et transformé en café-restaurant, car il n’y en pas à des km à la ronde, mais aussi en lieu d’expression artistique, expo de vieilles machines.
Le lendemain, de Vianden direction Echternach en suivant le cours de la Sûre. La piste longe la rivière et …une route un peu trop fréquentée à notre goût.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Heureusement que la trentaine de km –sur du plat– est vite avalée pour parvenir dans cette jolie petite ville. Elle abrite notamment une grande abbaye pontificale, érigée au XIe s. Depuis des temps immémoriaux, s’y déroule chaque mardi de Pentecôte une étonnante procession dansante, inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco.

La ville basse de Luxembourg, le cœur historique, dont la plus grande partie est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.

Architectes prestigieux

Enfin, retour à Luxembourg, en car cette fois. A première vue, la capitale, avec ses importants dénivelés, ne semble pas faite pour les cyclistes. Le progrès –en l’occurrence deux grands ascenseurs– aidant, les choses se passent pourtant bien. C’est donc à vélo que l’on découvre le Grund, la ville basse qui est le cœur historique, et notamment l’abbaye de Neumünster. A l’étage au-dessus, si l’on peut dire, voilà le palais grand-ducal et les anciennes demeures seigneuriales.

De l’autre côté du pont « Grande Duchesse Charlotte », que les Luxembourgeois appellent tout simplement le pont rouge, c’est le quartier moderne, celui des institutions européennes. Le Kirchberg accueille ainsi de magnifiques réalisations signées par des architectes prestigieux : Ricardo Bofill, Christian de Portzamparc ou encore Ieoh Ming Pei.

Informations pratiques

L’office de tourisme www.visitluxembourg.com fournit tous les renseignements à la fois touristiques et pratiques. Notamment sur la « Luxembourg card » qui permet l’utilisation gratuite des trains et bus du réseau public dans tout le pays (de 1 à 3 jours, en individuel ou famille, de 11 à 68 euros), la visite de la plupart des musées et sites touristiques.

Bed and bike

Un réseau d’hôtels www.bedandbike.li destiné à accueillir a été mis sur pied. Ces établissements s’engagent à accueillir avec le sourire les bikers et leurs engins, vélos ou motos, pour lesquels ils fournissent un abri et de l’outillage en cas de besoin, proposent des services comme le portage de bagages.

De l’auberge de jeunesse à l’hôtel de luxe, ils sont 78 à travers le pays au printemps 2014. Leur nombre s’accroît vite d’année en année. Les « bed and bike » sont vérifiés par l’association de cyclistes LVI, Lëtzebuerger Vëlos-Initiativ www.lvi.lu

A Luxembourg, l’hôtel Park Inn Radisson (3*)  www.parkinn.com/hotel-luxembourg à deux pas de la gare, en plein centre-ville.
A Vianden, l’hôtel Beim Hunn http://vianden.beimhunn.lu/index.php/fr/hotel

Bonnes adresses

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Journaliste venant de la presse régionale, maintenant je ne fais plus que ce que j'aime. C'est simple, non ?

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