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Étang de Thau : découverte entre terre et mer

 

Ici, on appelle l’étang de Thau « le Jardin ». Depuis l’Antiquité, on y élève huîtres et coquillages et, aujourd’hui, quelques 800 exploitations ostréicoles ou mytilicoles continuent de vivre du plus grand plan d’eau de la région Occitanie (environ 7 000 hectares). Lorsque nous découvrons de loin l’étang de Thau et ses milliers de pieux plantés supportant les tables conchylicoles, nous avons l’impression d’être devant une gigantesque œuvre de « landart », magiquement posée sur mille nuances de bleu.

Etang de Thau

©CDT34 Christel Gauthier

Hôtellerie de plein air évidemment

Tout autour, les invitations aux découvertes sont nombreuses (randonnées, dégustation d’huîtres, activités aquatiques…) mais avant tout, posons-nous ! Dans cette région qui connaît près de 2 800 heures de soleil chaque année, le mieux est bien sûr de choisir l’hôtellerie de plein air. Au sud de l’étang de Thau, Marseillan propose plusieurs choix de camping 5 étoiles dans le Languedoc Roussillon, où l’on peut planter sa tente à quelques mètres de la mer ou choisir un cottage « en dur », si l’on préfère plus de confort. Tous les trois offrent de vastes piscines chauffées (couvertes et disposant d’un espace balnéo au Charlemagne et au Beach Garden), de toboggans, de pataugeoires pour les plus petits et d’espaces de jeux et d’animations. Un bon point : nous avons libre accès durant notre séjour aux activités et infrastructures des trois établissements. Une fois bien installés, place à l’aventure !

Marseillan

©CDT34 Sabrina Lucchese

Maisons colorées et ponts-levis

A Marseillan, les traces de son riche passé sont partout : petites ruelles, porches d’anciennes maisons bourgeoises, vestiges romains… Il fait bon y flâner avant de découvrir, à l’autre extrémité de l’étang, la « grande » ville de ce territoire enchanteur : Sète. La ville mérite bien son surnom d’« Île singulière »… Ici l’eau est partout. Canaux, étangs, lagunes : Sète est maritime avant d’être terrienne. D’ailleurs, sans les quelques bras de terre qui la relie au continent, peut-être aurait-elle déjà dérivée ! Ce qui est sûr, c’est que sans Louis XIV, la ville n’aurait pas existé. C’est le Roi Soleil qui a offert, en juillet 1666, un débouché maritime au canal du Midi et créé le port, qui enrichira la ville grâce au commerce du vin. Le long des canaux, les bâtisses se découvrent en levant les yeux : maisons colorées qui racontent l’immigration italienne, beaux immeubles haussmanniens du XIXe siècle, entrepôts qui abritaient les anciens ateliers de salaison du poisson bleu (sardines, anchois,…) et où l’on entretient désormais les filets de pêche. Quant aux ponts qui enjambent toute cette eau, certains sont mobiles et se lèvent comme des ponts-levis, permettant à heures fixes le passage des bateaux. Un peu plus loin, nous découvrons que même la plage de Sète, le Lido, est entourée d’eau de tous côtés ! Mince bande sableuse, elle donne au sud sur la Méditerranée, au nord sur l’étang de Thau.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Sète

©CDT34 E Brendle

Cormorans et fous de Bassan

Alentour, la poésie des parcs à huîtres qui s’étendent à perte de vue, comme des petits jardins bien soignés, ne doit pas nous faire oublier que l’étang est un lieu d’élevage d’huîtres et de coquillages depuis l’Antiquité et que cette vaste lagune joue toujours un rôle important dans l’économie de la région : deux mille personnes travaillent sur les exploitations conchylicoles, pour la plupart familiales. Il ne faut hésiter à visiter les parcs à huîtres pour de savoureuses dégustations, accompagnées d’un bon vin de la région. Ou se ressourcer aux Thermes de Balaruc-les-Bains, qui offrent cures mais aussi soins balnéo : reconnue pour la qualité de son eau thermale depuis le XVIe siècle (idéale pour les rhumatismes!), la petite station thermale est en fait la première de France avec 53 000 curistes par an !

Etang de Thau

©CDT34 M Bavoillot

Les amoureux des oiseaux, eux, seront au paradis : grâce à sa position stratégique entre les continents africain et européen et son climat privilégié, le cordon littoral de l’Hérault accueille 80 % des espèces d’oiseaux nicheurs de France (214 !) et près de 200 espèces hivernantes (sur les 246 répertoriées en France). La LPO Hérault propose chaque année différentes sorties, dont une en pleine mer à la fin de l’hiver.  Mais en toute saison, on peut aisément observer, à seulement quelques milles nautiques des côtes, goélands brun ou cendré, mouettes mélanocéphales, grands cormorans, fous de Bassan ou même des pingouins Torda.

Pour des informations touristiques sur le Languedoc-Roussillon : http://www.languedoc.visite.org/FR/. On y trouve des renseignements sur l’hébergement ou la restauration mais aussi sur le patrimoine, l’artisanat d’art ou les loisirs dans les 5 départements de la région (Pyrénées Orientales, Aude, Hérault, Gard et Lozère)

étang de Thau
François Rousselle

Pour moi, le voyage, ce fut d'abord les livres. Ceux d'aventure, ceux qui m'emmenaient loin, avec Tintin, Kessel, Saint-Ex... Puis j'ai découvert le monde, doucement et cela m'a plus tout autant. Aujourd'hui, je mélange les deux, je lis en voyageant. Et, devenu journaliste, j'ai le bonheur de raconter.

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