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Des projets de développement avec l’appui des ONG

Comme tous les projets au Pays Dogon, l’apport d’une une aide extérieure permet de lancer et de pérenniser les actions. Fraternité Dogon participe au financement du collège en construction. L’association œuvre également dans les domaines de l’eau (construction de puits) et de micro-crédits pour favoriser les initiatives privées.

Via Sahel est une autre ONG qui intervient au Pays Dogon. Elle a notamment créé l’hôpital de Sangha en 1998. D’une capacité de 15 lits, il possède : bloc opératoire, radiologie, cabinet dentaire … Ces autres domaines d’intervention sont identiques à Fraternité Dogon.

La ville d’Allonnes dans la Sarthe, jumelée avec Sangha, participe également au développement de la commune. La construction du barrage de Griaule a été pilotée par la ville d’Allonnes avec l’association Allonnes – Sangha Devenir.

Monsieur le Maire n’est pas en reste puisqu’il a créé l’Association de Développement Intégré de lutte contre la pauvreté à Sangha. Il met ainsi gracieusement à la disposition des villageoises de Sangha une machine pour moudre le mil.

Hôpital de Sangha

L’Harmattan Solidaire, le réceptif local de la Balaguère, utilise 4% du prix d’un voyage (hors aérien) pour des projets de solidarité, ce qui représente une somme d’environ 10 000 € par an. A titre d’exemple, L’Harmattan Solidaire a financé la réalisation des six campements communautaires du pays Dogon, a mis en place un système de micro-crédits pour les femmes dans les villages de Bongo et de Dianmini Nah, prend en charge le salaire d’un instituteur à l’école de Yengouma Sogol ou des frais médicaux.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

L’action du Maire ne peut se faire qu’avec des aides extérieurs. Ce n’est pas les projets qui manquent : construction d’une école hôtelière, désensablement des champs du village de Bongo, création de banques de céréales pour éviter l’inflation des matières premières, instauration d’une taxe touristique pour financer des projets de développement, recyclage des déchets, etc. La liste est encore longue… Combien arriveront à terme ?

Les actions sont nombreuses, pas toujours suffisamment réfléchies. A Youga Nâh, les villageois ont un beau jour vu un robinet poussé au milieu du village, évitant ainsi les longues marches en bas de la falaise pour aller chercher l’eau. Faute d’éducation, les réserves en eau ont vite manqué et le robinet a été fermé à la demande des villageois.

Dans ce contexte, il apparaît encore plus indispensable que les projets de développement évitent l’écueil du « y’a qu’à, faut qu’on ». Si les Dogon n’envisagent pas pour le moment de développement sans aide extérieure, les ONG et autres organisations de solidarité ont le devoir d’impliquer les populations dans la réflexion, la mise en place, le suivi et l’évaluation des projets.

Construction d'un collège à Sangha

De par sa dimension politique et le passé qui unit la France à l’Afrique de l’Ouest, les discussions entre voyageurs ont été nombreuses, parfois vives. Si le voyage n’a pas réussi à mettre tout le monde d’accord, il a suscité des interrogations et a permis de mieux comprendre le rôle difficile de la sphère politique au sein des traditions Dogon. Une conciliation pourtant indispensable, une caractéristique importante qui fait toute la complexité de la culture Dogon.


Voyage réalisé avec La Balaguère, spécialiste des voyages à pied et randonnées dans les Pyrénées et dans le monde

Grégory ROHART

Fondateur des blogs www.i-trekkings.net et www.i-voyages.net et www.my-wildlife.com, je blogue Voyage, Roadtrip, Outdoor et Safari. J'encadre aussi des voyages photo sur les thématiques qui me passionnent : voyage, safari et trek.

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