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Cratère du Ngorongoro

Situation : Nord de la Tanzanie, ouest d’Arusha

Superficie : 8288 km² (Aire de conservation) – 265 km² (Cratère)

Création de la zone : 1959

Période favorable : juin à octobre

Observations : Buses, éléphants, hippopotames, zèbres, gnous, gazelles de Grant, gazelles de Thomson, grues royales, lions, ibis sacrés, tandale ibis, hérons mélanocéphales, pélican, hyènes, serval,milan royal, vervets, buffles, babouins, bucorve, phacochères, vanneaux armés, flamants roses, hérons cendrés, échasses blanches, avocette élégante, autruches.

Lac Magadi
Phacochère

L’immense et parfait cratère du Ngorongoro, huitième merveille du monde inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, abrite toute l’année une forte concentration d’animaux sauvages. 25 000 bêtes sauvages vaquent dans cette arche de Noé.

Le volcan Ngorongoro s’est formé il y a 15 à 20 millions d’années lors de la création de la vallée du Rift. Le cratère du Ngorongoro, aujourd’hui éteint, s’est formé il y a 2 millions d’année à la suite de l’effondrement du cône du volcan. Le Ngorongoro est depuis la plus grande caldeira intacte et non submergée au monde : 610 mètres de profondeur et 20 km de diamètre.

Le cratère fait partie de l’Aire de conservation de Ngorongoro, grande de plus de 8000 km², dont le principal objectif est de faire cohabiter le peuple Massaï, la faune africaine et les touristes. Les Masaïs ont en effet le droit d’abreuver leurs troupeaux mais il leur est interdit de les faire pâturer. Le projet semble réussi.

10h00. Nous entrons dans le cratère par la porte nord. La vue est obstruée par les nuages. Nous sommes autorisés à rester 6h00 dans la caldeira pour limiter les désagréments liés au tourisme.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Lions
Zèbres

Sur les premières pentes de steppes jaunies, nous apercevons des zèbres, puis des autruches et une buse. De là, nous prenons une piste pour longer la Munge River dans l’espoir d’apercevoir un léopard. Ce sont finalement des lions mâles, dormant profondément dans les herbes, que nous verrons.

A l’hippo pool, point d’hippopotames mais de nombreux oiseaux : pélicans, ibis sacrés, hérons cendrés, hérons mélanocéphales et tandale ibis.

Plus au sud, le lac salé de Magadi, situé à une altitude de 17200 mètres, est le repère des flamants roses et des hippopotames. A notre passage, des zèbres et des gnous viennent y boire. Les gnous, il en existe plusieurs milliers dans le cratère ; ils n’ont pas besoin comme au Serengeti de migrer car ils trouvent une herbe suffisamment grasse toute l’année.

Nous traversons les plaines d’Ilturot Lorkereyan au centre de la caldeira où paissent de nombreux herbivores et quelques phacochères. Des hyènes passent à proximité mais ne sont pas assez nombreuse pour espérer attraper une proie.

Hyène tachetée
Les safaristes

Arrêt pique-nique à Ngotokikok springs. Face à nous un petit lac appréciée des hippopotames ; quelques éléphants sont dans le marais à l’est et des milans noirs tournent dans le ciel dans l’espoir de voler un sandwich à un touriste malchanceux.

Continuation du safari dans les plaines du cratère où nous avons l’immense chance d’apercevoir un serval. C’est un petit félin tacheté aux oreilles grandes et ovales. celui-ci semble en chasse. Il tend son corps, ouvre grand les oreilles pour entendre les rongeurs. Il ne trouvera pas son festin…

Direction la forêt de Leraï. En chemin, un éléphant passe près du véhicule. Une de ses défenses est cassée ; sa marche est lente. D’ici quelques semaines, au mieux quelques mois, il ira rejoindre un lieu calme, à l’écart des siens, pour mourir. La forêt abrite la petite population de rhinocéros noirs de Ngorongoro estimée à 22 spécimens.. Victimes du braconnage, leur population a fortement diminué depuis les années60 où on en comptait plus de 100. Difficile de les observer par cette journée venteuse ; ils ont tendance à se blottir derrière la végétation pour se protéger du vent.

Serval
Safari NGorongoro

Dernier arrêt au site de pique-nique de Leraï. De nombreux vervets fréquentent les lieux. L’un d’eux s’approche d’un touriste, lui pique la pomme qu’il tenait dans la main et part la manger dans un arbre.

Il est 16h00. Nous remontons le cratère par la voie du sud. La semaine de safari dans les parcs du nord de la Tanzanie est terminée. Demain, retour en France, pays des droits de l’Homme, pays qui n’arrive pas à cohabiter avec l’ensemble de sa faune sauvage…



Safari réalisé avec l’agence Atalante, spécialiste des trekkings et voyages d’aventure dans le monde.

Grégory ROHART

Fondateur des blogs www.i-trekkings.net et www.i-voyages.net et www.my-wildlife.com, je blogue Voyage, Roadtrip, Outdoor et Safari. J'encadre aussi des voyages photo sur les thématiques qui me passionnent : voyage, safari et trek.

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