Vous êtes ici >>

Trekking dans le parc national Nahuel Huapi

Après une journée en croisière sur le lago Nahuel Huapi, notamment pour découvrir les arbres arrayán (ou Luma apiculata) du parc national Los Arrayanes, nous filons huit jours en montagne dans le parc national Nahuel Huapi, non loin de Bariloche. Un trekking en autonomie avec portage du matériel de bivouac. Pour la nourriture, on mangera les trois premiers jours en refuge sauf pour le pique-nique du midi qu’on transporte avec nous. Puis, Simon, le guide, ravitaillera tout le monde pour une seconde partie de trekking plus sauvage, et donc avec un sac à dos plus lourd.

Trois jours de trek près des refuges

La première journée, nous rejoignons le refuge Frey depuis Villa Catedral. 4h de montée récompensée par une superbe arrivée sur la laguna Toncek (1700 m). Sur la rive sud, le refuge est perché sur un éperon rocheux qui fait face au Cerro Catedral (2388 m) dont les pics ressemblent à des clochers de cathédrale. Pour une première journée de marche, on a eu bien chaud.

Simon nous explique que Nahuel Huapi est le premier parc national de la Patagonie argentine bien qu’il ne soit pas sur les itinéraires des agences de trekking françaises. Nous ne croisons que très peu d’étrangers qui préfèrent randonner dans les massifs du Fitz Roy ou de Torres del Paine plus au sud de la Patagonie.

Le second jour, c’est un gros morceau qui nous attend jusqu’au refuge San Martin. Il démarre par une montée à un col (2030 m) d’où l’on jouit d’une belle vue du Cerro López au Mont Tronador, le plus haut sommet du parc national (3491 m) et volcan enfermé sous d’épais glaciers. Après une descente casse-pattes dans les éboulis, on remonte jusqu’au col Brecha Negra à 1932 mètres. Le refuge San Martin est en contrebas le long de la laguna Jakob. Magnifique journée, rude pour l’organisme.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Le matin, les courbatures commencent à se faire sentir. Heureusement, la journée est plutôt cool. Pas de montée mais une longue descente sur un bon sentier avant de finir par une piste et rejoindre Colonia Suiza, une charmante station balnéaire comme les aiment les Argentins patagoniens. On en profite pour rester au pub Berlina et boire quelques bières artisanales avant de s’enfiler des hamburgers au camping.

5 jours de trekking en totale autonomie

A partir du quatrième jour, on se retrouve en totale autonomie de nourriture pour les cinq prochaines journées de marche. Les sacs à dos sont sensiblement plus lourds. Les trois prochains jours, les journées ne sont pas trop longues pour supporter le poids des sacs. Chaque soir, on se pose sur le bord d’un lac ou d’une rivière. Quel plaisir de découvrir ses paysages lacustres. Les efforts réalisés sont grandement récompensés par des paysages de toute beauté. Ça commence à râler dans le groupe. Certains pensent avoir surestimés leurs capacités physiques. J’ai tendance à penser que celui qui s’exprime a suffisamment de force pour ne pas être à l’agonie. Attention à celui qui ne dit rien… Il aurait fallu davantage alléger les sacs à dos avant de partir…

L’avant-dernier jour de marche est l’un des plus durs de cette semaine de trekking. On se lève plus tôt ce matin, on prend notre petit déjeuner en sachant qu’on va en chier. On quitte la zone de marécage de Mallin mate Dulce pour un paysage de plus en plus minéral au fur et à mesure qu’on prend de l’altitude. Au col du cerro Cristales à 1910 m d’altitude, petite pause face au mont Tronador qui domine toute la fin de partie de notre trek. On l’appelle ainsi en raison des séracs qui s’écrasent régulièrement avec fracas. Une grosse bavante jusqu’à la cascade de la laguna Cretón avant de remonter par de belles dalles de granit en passant par de beaux lacs d’altitude dont la laguna Azul et Jujuy. Après le col, le chemin rejoint la laguna Ilón. Les organismes ont souffert aujourd’hui. La fatigue se lit sur le visage de chacun. On est content de poser le bivouac près de l’abri non gardé Papa Manuel.

Le temps a changé depuis hier après-midi et le ciel est couvert pour cette dernière partie du trek jusqu’à Pampa Linda. C’est par une bière et une frite ketchup que nous finissons le trekking. Un bel itinéraire, plutôt engagé, qui devrait faire pas mal d’émules dans les prochaines années. En tout cas, je le conseille les yeux fermés. Un récit plus complet sera publié prochainement sur I-Trekkings.

Grégory ROHART

Fondateur des blogs www.i-trekkings.net et www.i-voyages.net et www.my-wildlife.com, je blogue Voyage, Roadtrip, Outdoor et Safari. J'encadre aussi des voyages photo sur les thématiques qui me passionnent : voyage, safari et trek.

Laisser un commentaire

Share via
Copy link