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Les Bardenas Reales, un désert dans l’oasis

Pas un bruit, pas une vie. Si… ça et là, quelques touffes d’herbes qui s’aventurent à pousser. Le battement d’ailes des vautours ; un cri lancé au hasard. L’haleine chaude et sèche du vent et, partout, une étendue lunaire. Rien de commun, en tout cas, avec les nombreux paysages d’Aragon et de Navarre traversés pour arriver à ce semblant de fin du monde. Où sont passés les champs verdoyants, les centaines de moutons qui y paissent, les bergers endormis au soleil ? Comment vire-t-on, sans transition, du vert éclatant au beige sable ?

Un désert en Espagne

Le long du chemin caillouteux entre l’Ebre et l’Aragon, blocs, collines et montagnes de grès émergent. Orchestrés par un Zeus talentueux, pluies et vents violents, soleil de plomb et journées de gel se succèdent et s’acharnent sur les terrains argileux et sableux de cette partie de l’Espagne, créant une micro-dépression. Un enchaînement naturel qui creuse ravines et canyons, érige des monticules, plateaux de hauteurs variables. La matière se laisse ronger par vaguelettes et met à nu sa peau fripée, ses massifs de ridules. Autant de formes que l’on s’égare à voir comme des visages, des objets, des animaux, statue et totems.
Un véritable camp d’entraînement à l’imagination.

Fief d’aucune municipalité et terrain délaissé par le moindre atome urbain, cette barrière érodée s’étend sur trois zones. En dessous de « El Plano », partie septentrionale, celle que l’on appelle « la Blanca » s’impose comme la plus désertique et ne tolère la pousse que de rares pins et arbustes.

Champ de solitude

Au sud, « la Negra » dont la terre foncée est teintée de rouge, présente une végétation plus développée, alternant pins, genévriers et bosquets. Surexploités des siècles durant, les sols se sont appauvris, accentuant le phénomène d’aridité jusqu’à son état actuel. Au total, 42 500 hectares d’un espace semi-désertique, pourtant entouré d’un écrin de verdure, dont on peut faire le tour en voiture. Au centre de l’un des itinéraires : un champ de solitude, immense terrain bosselé réservé aux exercices militaires. Effectivement, à quelques kilomètres de là, se dresse, depuis 1951, une grande caserne où il ne vaut mieux pas avoir eu l’idée de se fourvoyer. Au fur et à mesure du cheminement, au cœur de ce chaos surréaliste, perdu dans une autre dimension, on se demande où et quand l’on va ressortir. Et puis la boucle est faite.

Lors des hivers rigoureux, les Bardenas, sur le chemin de la transhumance, hébergent les moutons. Le retour des températures douces permet, par endroits, la culture de céréales, notamment grâce à l’installation d’un canal. Si ces massifs échancrés ne sont jamais les mêmes, ils se refont, chaque année, une étonnante beauté.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Informations pratiques

Y aller

Iberia, Ryan Air ou Air France : liaison AR Paris/Saragosse ou Lyon/Saragosse. Puis, en voiture, depuis Saragosse ou Pampelune jusqu’à Tudela. Les Bardenas Reales sont à 20 kilomètres de Tudela. A l’intérieur du site, le chemin accidenté invite à rouler très doucement. Il est interdit d’y camper ou d’y garer son camping-car pour la nuit.

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Avec qui partir ?

La Balaguère, spécisliste des randonnées dans les Pyrénées organise plusieurs circuits dans cette région d’Espagne.

Plus d’informations

Office de Tourisme du royaume de Navarre

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