Vous êtes ici >>

Giant’s castle, les peintures des Bushmen et l’observatoire des vautours

Pour rejoindre l’est de l’Afrique du Sud et Giant’s Castle, on a pris un vol de la compagnie low-cost sud-africaine Mango, filiale de South African Airways. RAS sur le vol. Une fois à Johannesburg, on récupère notre voiture, une Polo, et on file rapidement vers le Drakensberg car la route est longue. On tombe rapidement dans un embouteillages consécutif à des travaux. Fort heureusement, ce n’est pas l’heure de pointe. On ne perd pas trop de temps.

Il y a 15 ans, on avait découvert les parcs nationaux du Golden Gate et du Royal Natal dans le nord du Drakensberg. Cette fois-ci, on descend un peu plus au sud pour le Giant’s Castle.

Paysage typique de Giant's Castle
Paysage typique de Giant’s Castle

Main cave

On franchit la porte de la Giant’s Castle Game Reserve à la nuit tombée. La fin de l’itinéraire n’a pas été de tout repos avec tous ces nids de poule sur la route. Mais on y est arrivé. On s’installe dans notre spacieux rondavel et on file au restaurant car nous n’avons rien acheté pour nous préparer à manger. Le repas du restaurant est plus que correct. On se couche, vanné.

Le lendemain, après le petit-déjeuner, on se rend à la réception pour réserver la visite de la grotte Bushmen (30 R par personne) et le « Vulture Hide », deux des activités les plus prisées de la réserve. Pas de souci pour la grotte Bushmen. RDV est pris à 11h00. Par contre, il nous faudra faire une croix sur les vautours. Il semble y avoir plus d’un an d’attente !!

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

L'éland est à l'origine de la création de Giant's Castle
L’éland est à l’origine de la création de Giant’s Castle

Pour nous rendre à la « Main Cave », il faut compter 45 mn de marche en remontant la « river rock ». Impossible de se perdre. En chemin, on observera un ibis du Cap et trois élands, la plus grande antilope d’Afrique. A ne pas confondre avec l’élan d’Amérique, sans « d ». On ne le savait pas encore à ce moment là mais ce seront les trois uniques spécimens qu’on observera de tout notre voyage en Afrique du Sud. Pour la découverte de la grotte, un guide nous raconte qui sont les bushmen, leur mode de vie nomade de chasseurs-cueilleurs. En réalité, nous n’apprenons pas grand chose mais la visite est sympa et les peintures rupestres bien conservées. On peut y voir de nombreux élands ainsi que des représentations de bushmen, certaines datent de plus de 2000 ans. Sur le retour, la pluie se met à tomber avec violence. Nous restons finalement dans le rondavel à lire et à photographier les oiseaux près du rondavel d’un couple de sud-africain. Et là, la chance nous sourit. Meryl et son mari nous proposent de participer le lendemain matin à l’activité du « Vulture Hide ». Ils s’y rendent avec leur 4×4 et ont deux places de libre. On n’hésite pas une seconde, on saute sur l’occasion.

Peintures Bushmen à Main Cave
Peintures Bushmen à Main Cave

Observation des vautours

Le lendemain matin, nous suivons en 4×4 un ranger qui nous conduit aux postes d’observation. Il nous laisse des carcasses de viande pour attirer les vautours. Nous espérons pouvoir observer le gypaète barbu et le vautour du Cap, endémique à l’Afrique du Sud. On déverse les carcasses sur le bord de la falaise, puis on s’installe dans l’observatoire, préparons jumelles et appareils photos. L’attente est longue. Trois heures plus tard, pas de vautour en vue. Par contre, les corbeaux à nuque blanche et les rufipennes Morio s’en donnent à cœur joie. Ce n’est qu’au bout de quatre heures qu’un jeune gypaète barbu survole la zone et repart. Il reviendra quelques minutes plus tard avec deux autres spécimens puis repart. Je sors du bunker pour me dégourdir les jambes. Dans le contrebas de la falaise, j’ai la chance d’observer deux chacals à chabraque qui espéraient bien grignoter quelques morceaux de carcasse tombés sous la falaise. On allait finalement plier bagage quand on a commencé à observer de grands cercles à plusieurs centaines de mètre de nous qui petit à petit se rapprochaient. Toujours des gypaètes barbus juvéniles et puis soudain, venu de nulle-part, un vautour du Cap ou vautour Chassefiente se pose, déchiquète quelques morceaux de viande, se pose sur le rebord de la falaise et s’en va. Tout ça en deux ou trois minutes.

C’est comme ça que c’est terminé la découverte de Giant’s Castle. Meryl et son mari s’empressent de réserver pour l’année prochaine. Et nous, nous reprenons la voiture pour rejoindre dans la journée Santa Lucia.

Vautour du Cap
Vautour du Cap
Gypaete barbu
Gypaete barbu
Grégory ROHART

Fondateur des blogs www.i-trekkings.net et www.i-voyages.net et www.my-wildlife.com, je blogue Voyage, Roadtrip, Outdoor et Safari. J'encadre aussi des voyages photo sur les thématiques qui me passionnent : voyage, safari et trek.

Laisser un commentaire

Share via
Copy link
Powered by Social Snap