Vous êtes ici >>

Aventure islandaise

Deux ans après ma première découverte de l’Islande, me voilà de nouveau sur cette île si « wilderness » pour un voyage Allibert de deux semaines en bus 4×4 à la découverte des grands sites de l’île, facilement accessibles ou reculés : vallée de Pórsmörk, Skaftafell, Landmannalaugar, Askja, glacier de Vatnajökull, lac Mývatn, sites du Golden Circle…

Il est des endroits sur notre planète si extraordinaires que je pourrais y revenir des centaines de fois. L’Islande fait indéniablement partie de ceux-là. Dame Nature y a façonné des paysages singuliers, écorchés vifs, bruts, sans concession pour l’esthétisme facile.

Terre, eau, feu et vent. Me revoilà !

vallée de Pórsmörk

Retour sur la côte sud

Il pleut lorsque nous arrivons à l’aéroport de Reykjavik. Après une nuit agitée en guest-house, le gros bus 4×4 s’engage vers l’est sur la national 1 qui fait le tour de l’île sur près de 1400 km. Direction la côte sud de l’Islande.

Acte 1 : La vallée de Pórsmörk

A hauteur de l’inévitable cascade de Seljalandsfoss, une des rares en Islande derrière laquelle il est possible de passer, nous entrons avec notre bus 4×4 dans la vallée de Pórsmörk, la forêt de Thor, où s’écoulent de nombreuses rivières provenant des glaciers Eyjafjallajökull, Mýrdalsjökull, Tindfjallajökull et sans doute quelques-autres…I

l ne faut pas moins d’une vingtaine de traversée de guet pour rejoindre le campement du refuge Basar. Pour la première fois du circuit, nous installons les tentes. Alors que le groupe dispose de tente 4 saisons The North Face VE 25, j’ai en test la tente 3 saisons MSR Hoop.

En route pour la première randonnée de l’itinéraire : le sommet d’Utigönguhöfdi (867 m). Une montée courte mais éprouvante récompensée par un panorama sur les glaciers. Dommage qu’il est en grande partie obstrué par les nuages. Il en faut plus pour miner le moral. Dans la descente, pétrel fulmar et renard arctique se laissent furtivement observer.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Sterne arctique

Acte 2 : péninsule de Dýrhólaey

A la sortie de la vallée de Pórsmörk, route toujours plus à l’est sur la route circulaire de l’île. Arrêt à la cascade de Skógafoss. Je la connais déjà mais c’est toujours bien sympa de la revoir. J’aimerais y revenir une troisième fois pour finir le trek de Laugavegurinn qui part du Landmannalaugar. Another day, another year.
Avant de passer Vik, petite marche le long de la péninsule de Dýrhólaey, réserve ornithologique pour de nombreux oiseaux nicheurs : pétrels fulmars, mouettes tridactyles, sternes arctiques, macareux moines. Le petit oiseau trapu au bec rouge ne se laissera observer qu’en vol, les nids étant vides lorsqu’ils pêchent en mer. L’Etretat islandais est aussi apprécié pour son arche basaltique, son phare et ses plages de sable noir.

Campement près du visitor center de Skaftafell entouré de bouleaux arctiques. La réputation pluvieuse du sud ne se dément pas. Il pleut une fois les tentes montées. Ce que je ne savais pas à ce moment là, c’est que l’hydrométrie de juillet 2013 est tout à fait exceptionnelle…

Lagon de Fjallsárlón

Acte 3 : les icebergs de Fjallsárlón

Fjallsárlón est un lagon glaciaire sur lequel flotte des icebergs qui se sont désolidarisés du glacier Vatnajökull. C’est un petit Jokusárlón en moins impressionnant mais en nettement plus intime.

Reste que certains icebergs ont la couleur si bleue qu’on croirait qu’ils ont été teints pour une pub de curaçao. Pourquoi ce bleu ? « Parce qu’ils sont faits de glace pure, avec peu de bulles d’air » indique le magazine Ça m’intéresse.

Les grands labbes qui nichent dans les alentours du lagon surveillent les nids. Attention à ne pas se faire assommer !

glacier svinafellsjökull

Acte 4 : J’ai marché sur la glace

Depuis le camping de Skaftafell, direction le glacier svinafellsjökull pour une balade en crampons. 900 mètres de profondeur, rien que ça, même si le glacier perd chaque jour 15 cm de longueur. Je vous laisse faire le calcul pour évaluer la perte annuelle. Impressionnant !

Une initiation qui donne envie, une prochaine fois, de partir à l’assaut de la plus haute montagne d’Islande, toujours en crampons mais cette fois encordés, le Hvannadalshnúkur, le pic de la vallée des angéliques (2110 m).

Grégory ROHART

Fondateur des blogs www.i-trekkings.net et www.i-voyages.net et www.my-wildlife.com, je blogue Voyage, Roadtrip, Outdoor et Safari. J'encadre aussi des voyages photo sur les thématiques qui me passionnent : voyage, safari et trek.

Laisser un commentaire

Share via
Copy link