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L’Andalousie, côté nature

L’Andalousie, c’est aussi une nature inattendue. Depuis le parc national de Doñana, un paradis en bord de mer pour l’observation des oiseaux, jusqu’aux sous-bois montagneux où s’ébattent les cochons noirs qui serviront à la production du fameux jambon « bellota », la région de Huelva offre des paysages tranquilles. Et quelques surprises tout à fait étonnantes. A l’image de Rocio, un lieu de pèlerinage aux allures de cité de western.

Dehesa d’Abajo

Des milliers et des milliers de flamands roses. Leurs silhouettes graciles sont tellement denses par endroits qu’elles forment comme une vague qui ondule à la surface de l’immense rizière. Puis, sans raison apparente, quelques uns des oiseaux prennent leur envol. Comme au ralenti, le mouvement se propage à toute la colonie. C’est alors un nuage blanc-rose qui s’élève, tourbillonne quelques instants avant de revenir se poser guère plus loin.

Un spectacle magnifique, rayonnant. Avec son allure de matin du monde, il a de quoi réconcilier les plus neurasthéniques avec la vie ! Et ce qui est presque aussi surprenant, peut-être, est qu’il n’a rien d’unique ici. Si l’envie m’en prend, il y a nombre d’endroits où me poster dans la région pour contempler le même tableau. Le parc national de Doñana, à cheval entre les provinces de Huelva et de Séville à l’ouest de l’Andalousie, est un véritable paradis pour l’observation des oiseaux.

Doñana Pinares Agua

360 espèces d’oiseaux dont l’aigle impérial

Foulque macroule, canards de toutes sortes, ibis falcinelle, cigogne noire, héron crabier ou pourpré, flamand rose bien sûr mais aussi l’aigle impérial ibérique, très rare… Plus de 360 espèces d’oiseaux sont présentes dans le parc national, situé à l’embouchure du fleuve Guadalquivir. Créé voici près d’un demi-siècle, Doñana a été classé Réserve mondiale de la biosphère et, en 1994, Patrimoine mondial de l’Unesco.

En fait, mes connaissances ornithologiques se résument à pas grand-chose jusqu’à présent. Mais j’avoue que je me pique au jeu : impossible de ne pas s’enthousiasmer devant ces nuées d’oiseaux que je rencontre tout au long de la journée. Se familiariser avec n’est pas très difficile : les différentes centres d’interprétation implantés dans le parc font du bon boulot. J’y trouve force brochures et fascicules plutôt détaillés.

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Ainsi outillé, j’ai pu me poster derrière une longue-vue en divers endroits. Parmi les plus attractifs et faciles d’accès, la Dehesa de Abajo. C’est là qu’est organisée chaque printemps une grande rencontre ornithologique. Il faut dire que les lieux sont plutôt jolis : des étangs bordés de forêts claires, faites de chênes-lièges et d’oliviers sauvages. Bien sûr, ils regorgent d’oiseaux avec notamment l’une des plus importantes colonies de cigognes de la région, des canards par milliers, des milans ou encore bon nombre d’aigles de Bonelli.

Les autres intérêts de Doñana

Cependant, l’intérêt de Doñana ne se limite pas seulement à sa gent ailée. Les écosystèmes sont tout à fait remarquables. L’immense plage vierge, longue de 35 km, est impressionnante. Comme bon nombre de touristes, je l’ai sillonnée en 4×4 avant de m’aventurer dans le complexe de dunes, le plus grand d’Europe. Là un sanglier a traversé sous mon nez, sans se presser. Un peu plus tard, c’est une biche, puis toute une harde de daims et de cerfs que j’ai pu admirer, mais de loin cette fois.

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Retour dans les rizières, où je vois évoluer de hauts tracteurs. Entièrement recouverts de boue, ils ont de chaque côté d’énormes cylindres qui leur donnent des airs d’engins échappés du film Mad Max. Çà et là apparaissent de grandes demeures de propriétaires terriens, souvent flanquées d’une chapelle. Pas mal de films ont été tournés dans cette région où règne une atmosphère très particulière.

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En bordure du parc, j’arrive à Rocio, un gros village autour d’une belle église qui m’étonne beaucoup. Les rues, tracées au cordeau, sont sablonneuses. D’ailleurs, les rares personnes que je croise sont des cavaliers sur leur monture ! Je me crois transposé dans un western : des chevaux sont attachés à des balustres de bois devant les restaurants.

Rocio est en fait un village de pèlerinage. Il ne se réveille qu’à l’approche de la Pentecôte. C’est alors une véritable marée humaine –des centaines de milliers de personnes, dont beaucoup venues à pied – qui déferle. En attendant, qu’importe qu’il soit quasiment désert. J’aime bien ses façades riantes, son côté bon enfant.

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Chaque cochon dispose de plus de deux hectares de sous-bois

Puis direction le nord, vers le parc naturel de la Sierra de Aracena, près de la frontière portugaise. Le décor change : des montagnes couvertes de forêts. C’est dans cette région qu’est produit le fameux « bellota », le nec plus ultra du jambon ibérique.

Bien sûr, je visite une ferme : la « finca Montefrio » à Cortegana où officient Lola et Armando Escanõ dans le plus pur respect des règles bio. Et je tombe des nues en apprenant que leurs 37 cochons disposent de pas moins de 82 ha de sous-bois. Un peu plus de deux hectares par tête ! C’est quasiment la règle dans la région. Les cochons s’y régalent notamment avec les glands de chêne dont ils raffolent. Sans guère penser à ce qui les attend, j’aime bien les voir s’ébattre.

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Informations pratiques

Bonnes adresses

  • Hacienda Olontigi : un hôtel calme à Aznalcazar, un petit village aux portes du parc naturel du Donana.
  • Restaurant Casa Verdera te. 955 750 923 à Aznalcazar.
  • Restaurant Estero pour déguster les produits de la mer à Isla Mayor, dans le parc du Donana.
  • Hôtel Toruno (2*)  au centre de cet étonnant village d’El Rocio.
  • Restaurant Meson el Tamborilero à Almonte, dans l’enceinte du musée du vin. On choisit son plat dans la cuisine.
  • Finca Valbono (3*)  un hôtel de charme sur les hauteurs d’Aracena.
  • Cafe Manzano, tel. 959 128 123. A Aracena un café typique pour déguster le meilleur des plats régionaux.
  • Restaurant Arrieros une adresse gastronomique dans une belle demeure ancienne du joli village de Linares de la Sierra.
  • Elevage de cochons ibériques dans la finca Montefrio à Cortegana, dans le parc naturel de la Sierra de Aracena.  Vente de produits hauts de gamme à la ferme à des prix qui n’ont rien à voir avec ceux pratiqués en France.

Y aller

Andalousie côté nature

Journaliste venant de la presse régionale, maintenant je ne fais plus que ce que j'aime. C'est simple, non ?

2 commentaires au sujet de “L’Andalousie, côté nature”

  1. Ce Noël, nous voulons visiter l’Andalousie. Nous ont dit qu’à Noël les villes sont précieuses.
    Aujourd’hui j’ai trouvé cette article, il m’a aidé à apprendre plus de cette magnifique région de l’Espagne.

    Bien sûr, nous allons goûter le fameux bellota pata negra.

    Un grand merci Bernard pour partager.

    Cdt,

    Sylvie

    Répondre

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