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Test des sandales Keen Arroyo II

Lors de mon séjour de 16 jours en Jordanie, j’ai porté les sandales Arroyo II quotidiennement.  en passant par une journée de canyoning et des balades dans le désert de sable, je ne pense pas avoir les ménagées. Elle ont été probablement confrontées à l’ensemble des types de terrain que l’on peut rencontrer lors d’un voyage en autonomie.

Keen Arroyo II

Sécurité et confort pour l’Arroyo II

Lorsque l’on chausse les Arroyo II de Keen, on ressent immédiatement une sensation de confort. La maille hydrophobe de la doublure intérieure de l’avant de la sandale associée à ce tissu typé néoprène au niveau du talon apportent un vrai confort avec un contact velouté. A l’usage, on continue de ressentir ce bien-être au niveau du pied grâce à cette sandale quasiment fermée qui se trouve à mi-chemin entre la chaussure et la sandale. Je n’ai pas eu à déplorer de frottements ou d’ampoules et ce même après deux journées consécutives intensives à arpenter les ruines de Petra pendant plus de 14 heures d’affilée sur un terrain poussiéreux et caillouteux.

Outre ce confort procuré par la Arroyo II, le plus indéniable par rapport à une sandale « classique » est ce sentiment de sécurité que l’on éprouve. Les pieds sont très bien protégés de toute agression externe. En effet un pare-pierre imposant, mais non disgracieux et parfaitement intégré dans le design de la sandale, œuvre en permanence. Il donne non seulement ce sentiment de robustesse mais protège très efficacement l’avant du pied et notamment les doigts et les ongles de tout choc contre un élément extérieur. Il m’est arrivé plusieurs fois de me cogner le pied contre une pierre ou un trottoir mal nivelé, et là où, avec une sandale classique, j’aurais sûrement lâché une petite larme de douleur, je n’ai esquissé qu’un large sourire en regardant ce renfort plastique protecteur.

Un point de détail mais tout de même important à mes yeux: la marque ne communique pas sur ces fils blancs qui ornent les zones d’encrage du laçage. Je me suis rendu compte après plusieurs jours que ces fils étaient réfléchissants et permettaient d’avoir une visibilité de nuit.

Keen Arroyo II

Le pied est bien maintenu

En fonction de besoins, il existe deux façons de porter les sandales Arroyo II. Lorsque le terrain n’est pas trop accidenté, il n’y pas besoin de trop serrer le lacet. Dans ce cas, on obtient une bonne ventilation avec tout de même un maintien du pied très correct sachant que la tige basse qui couvre le « coup de pied » évite que le pied ne se « balade » dans la chaussure. Si le terrain devient plus exigeant, alors un laçage rapide et efficace grâce à son clip d’attache est nécessaire avec un résultat immédiat. Le pied se sent bien maintenu à l’intérieur de la sandale sans mouvement parasite ni latéral ni d’avant en arrière. Cela permet de s’attaquer en toute confiance à tous le terrains rencontrés habituellement. Bien évidemment s’agissant d’une sandale à tige basse, il n’y pas de protection pour la cheville ce qui empêchera de les utiliser en grande randonnée ou en haute montagne.

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Accroche au top même en canyoning

La marque annonce une semelle extérieure en caoutchouc non-marquante avec des encoches multi-directionnelles de 4mm. Est-ce que c’est un gage de qualité ? Je ne saurai le dire. Ce qui est certain, c’est que que j’ai d’abord testé les chaussures en ville où elles ont donné entièrement satisfaction. Puis, je me suis attaqué à des terrains plus délicats avec de la roche, des herbes hors des sentiers battus. Au départ, j’étais un peu fébrile pensant avoir des sandales au pied… mais l’hésitation a rapidement laissé place à une mise en confiance totale vis-à-vis des Arroyo II grâce à leur « grip » spectaculaire. Alors, lors de la journée canyoning, j’ai décidé de les tester pour voir leur efficacité en milieu humide. Un coup d’œil sur les pieds d’un des guides qui portait également un des modèles Keen m’a rapidement conforté dans cette sensation que rien ne peut faire décrocher cette sandale ! On est loin devant en terme d’efficacité de certaines chaussures avec semelle en « Contragrip ».

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En terme de longévité, une observation rapide de la semelle après 16 jours d’usage intensif permet de constater que je vais pouvoir les porter encore longtemps !

Keen Arroyo II

Respirabilité : le point faible des sandales

Je passerai sur l’imperméabilité puisque ce n’est pas la vocation de ces sandales.

Je dois tout d’abord spécifier que j’ai porté les sandales pieds nus mais qu’elles peuvent tout à fait se porter avec des chaussettes.

La respirabilité est pour moi le point faible de la sandale Arroyo II.

La marque évoque des pans ajourés sur les côtés de la tige en cuir étanche offrant une respirabilité optimale. Certes, le modèle testé n’est pas totalement fermé et le pied respire nettement plus que dans une chaussure normale mais la ventilation reste à mon goût limitée. Étant quelqu’un dont les pieds transpirent de façon supérieure à la normale avec une sensation constante de chaleur, j’ai été gêné lors de journée très chaudes (jusqu’à 46°c). J’ai eu plusieurs fois la sensation d’avoir les pieds qui « baignent ». Finalement, au bout d’une semaine environ, j’ai constaté l’apparition d’une mauvaise odeur persistante au niveau du pied et de la semelle intérieure m’obligeant à la nettoyer à l’eau régulièrement. Ce phénomène se manifeste aussi pour moi avec des sandales ouvertes mais généralement plutôt après 2 ou 3 semaines d’utilisation.

Keen Arroyo II

Verdict


  • Une vraie sandale robuste et protectrice qui tient l'accumulation des journées sur tout type de terrain non technique sans sourciller

  • un grip intraitable transmettant de bonnes sensations au pied sur terrain sec ou humide

  • un grand confort et un maintien du pied efficace



  • Une respirabilité moyenne pouvant gêner en cas de conditions de chaleur élevée

A travers son modèle Arroyo II, la marque Keen propose une sandale d’un très haut niveau technique. Confortable et fiable sur presque tout type de terrain, elle est idéale pour le voyageur exigeant et polyvalent qui ne souhaite prendre dans son sac qu’une seule paire de chaussures. Elles peuvent également venir en complément pour le randonneur doté d’un paire de chaussures de grande randonnée en marche d’approche ou le soir après l’effort.

 Caractéristiques du produit

  • Revêtement : Cuir
  • Doublure: Maille hydrophobe
  • Semelle intercalaire : EVA bi-densité compressé
  • Semelle d’usure : Caoutchouc non marquant
  • Poids (en gr.): 374g à la pesée pour le modèle T42 contre les 388g annoncés par le fabricant
  • Taille: la marque annonce sur son site je cite: « Certains clients trouvent que ce modèle chausse ½ pointure plus grand que la normale et l’ont commandé dans ½ pointure plus petite ». Pour ma part je chausse du 27 cm soit une taille 42 ce qui correspondait exactement au modèle fourni pour le test et cela convenait parfaitement.
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Hérité de mes origines basques, le gout du voyage est devenu une seconde peau. Une semaine, plusieurs mois et enfin le "saint graal" une année autour du monde... je ne perds jamais une occasion pour partir sur la route à la découverte de contrées lointaines accompagné de mes fidèles compagnons mon sac à dos et mon appareil photo.

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