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Sumatra : Balade à dos d’éléphant à Tangkahan

Tangkahan se mérite. Près de 5h00 de voiture depuis Medan alors que la distance ne dépasse pas 100 km. Je me suis installé hier soir à la Mega Inn guesthouse. Là aussi, il faut un peu marcher et traverser un pont pour rejoindre l’adresse. Un peu coupé du monde, j’aime ça. Avant de vous parlez de ma balade à dos d’éléphant à Tangkahan, retour sur les origines de l’activité.

Bahu Bridge pour atteindre la guesthouse Mega Inn de Tangkahan
Bahu Bridge pour atteindre la guesthouse Mega Inn de Tangkahan

Tangkahan est un petit village en bordure du parc national Gunung Leuser. Son histoire avec les éléphants est particulière. Pour lutter contre la déforestation intempestive visant à planter des palmiers à huile, des habitants de Tangkahan et des écologistes ont mis en place des patrouilles en forêt avec des éléphants obligeant le gouvernement indonésien, après quelques années de lutte, à déclarer cette zone protégée. La lutte continue toujours sous la pression économique de l’huile de palme.

Aujourd’hui, les éléphants sont utilisés pour emmener les voyageurs en balade. Venir à Tangkahan, c’est donc aussi militer contre l’expansion des palmiers à huile.

L'enclos des éléphants en attendant les balades
L’enclos des éléphants en attendant les balades

La toilette des éléphants

Le camp des éléphants est situé à 20 minutes à pied de la guesthouse. 7 éléphants composent le sanctuaire. On est loin en taille des autres camps que j’ai pu rencontrer au Népal dans le parc national de Chitwan ou en Thaïlande. L’éléphant de Sumatra, le plus petit éléphant d’Asie, a été classé en danger critique par l’UICN. Il ne vit presque plus à l’état sauvage. Plus de 69% de son habitat potentiel a été perdu au cours des 25 dernières années au profit des palmiers à huile principalement. Navrant !

Avant de démarrer la balade, direction la rivière pour laver les éléphants et les nourrir. Un petit moment d’échange attachant avec les animaux. Quelle langue ! Immense et rose bonbon. Contrairement aux dromadaires, leur bouche ne dégage pas d’odeurs nauséabondes. Je suis aussi surpris de la dureté des poils. Les animaux se laissent guider par les kornaks. Nous les brossons avec dévotion. Eux nous le rendent en nous aspergeant d’eau. Un grand moment pour tout le monde.

La toilette des éléphants : mon moment préféré !
La toilette des éléphants : mon moment préféré !

Apprenti kornak

A raison de 7 éléphants, seules 14 personnes peuvent partir en balade en même temps. Une taille humaine que j’apprécie. La balade est agréable au cœur de la forêt. Elle longe le plus souvent les rivières Batang et Bulu que les éléphants traversent à plusieurs reprises avec une sérénité qui fait plaisir à voir. Le kornak est assis sur le cou de l’éléphant. Pas de bullhook (bâton avec des pointes) pour diriger les pachydermes. Ces derniers répondent aux sollicitations faites par les jambes près des oreilles.

Au milieu de la balade, les kornaks proposent une pause pendant laquelle, eux fument une cigarette pendant que les voyageurs prennent leur place sur le cou de l’éléphant. Kornak, c’est un métier. Diriger l’éléphant est plus facile à voir qu’à faire. Ils reprennent donc leur place et la balade redémarre.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Sans le kornak, l'éléphant fait un peu ce qu'il lui plait
Sans le kornak, l’éléphant fait un peu ce qu’il lui plait

Tubbing sur la rivière Batang

En saison humide, c’est souvent l’après-midi que le gros des pluies tombe. Voilà pourquoi, il vaut mieux prévoir le tubbing l’après-midi plutôt que le matin. Kesako ? C’est descendre une rivière sur une chambre à air de camion. Pour ne pas passer à travers, les indonésiens ont tendu des cordes sur lesquelles je repose mes fesses.

Il pleut effectivement quand nous débutons l’activité. Je suis en maillot de bain, torse nu. Il fait suffisamment chaud pour ne pas avoir froid. Je suis bien, détendu. La rivière est calme, peu profonde et sans gros rapide. L’activité est sans danger, bucolique. Pour se diriger, il faut utiliser les mains, c’est assez sommaire mais suffisant. Le topo du top, c’est d’avoir une paire de tongs sous la main. Nettement plus efficace !

En cours de descente, on remonte l’embouchure d’une petite rivière plus chaude. Une centaine de mètres plus loin, une jolie cascade nous tend ses bras pour une petite douche. Une douche qui va se poursuivre jusqu’à la fin de l’activité et le retour à la guesthouse.

Après Tangkahan, direction Bukit Lawang et ses derniers orangs-outangs.

Informations pratiques

Comment y aller ?

Malaysia Airlines dessert quotidiennement Kuala Lumpur au départ de CDG1 en A380 et dessert plusieurs fois par jour l’aéroport Kuala Namu de Medan sur Sumatra. Service à bord five stars. Pour trouver votre billet d’avion Malaysia Airlines, utilisez notre moteur de vols.

Avec qui partir ?

J’ai réalisé mon voyage à Sumatra avec Shanti Travel, spécialiste des voyages en Asie.

Où dormir ?

Tangkahan comporte de multitudes guesthouses. La Mega Inn est une bonne adresse, simple mais propre. Excellent accueil et cuisine indonésienne généreuse et délicieuse. Découvrez les 5 hôtels que j’ai testé à Sumatra.

Livres

Grégory ROHART

Fondateur des blogs www.i-trekkings.net et www.i-voyages.net et www.my-wildlife.com, je blogue Voyage, Roadtrip, Outdoor et Safari. J'encadre aussi des voyages photo sur les thématiques qui me passionnent : voyage, safari et trek.

5 commentaires au sujet de “Sumatra : Balade à dos d’éléphant à Tangkahan”

  1. Pour voyager à dos d’éléphants il faut qu’il est été “maté” quand il était très petit (cage, coups …). Bravo de promouvoir ce genre de “pratique” pour le “plaisir” des touristes.

    Répondre
    • Voilà qui pose une vraie question… Je n’ai pas constaté de maltraitances lors de la balade à dos d’éléphant contrairement à ce que j’avais déjà pu observer en Thaïlande quelques années plus tôt.

      Répondre

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