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Québec : Sur la route des cabanes à sucre

Pour aller de Montréal, la moderne, à Québec, la bourgeoise, en prenant le temps de perdre son temps il faut emprunter  le chemin des érablières. C’est un luxe qui nécessite des détours et crochets, mais cela vaut la peine. Des cabanes à sucre il y en a partout. Impossible de les louper. Elles fournissent  le sirop d’érable du Québec qui est le premier producteur mondial.

C’est au printemps quand les chaudes journées remplacent les fraîches nuits que l’érable donne le plus de jus. Distillé, le précieux liquide se transforme en sirop très sucré. Séché, il devient sucre. Il est produit dans ces cabanes, souvent ouvertes toute l’année.

© Arap/fotolia

Beaucoup d’entre elles accueillent les visiteurs à leur table dans une ambiance bon enfant, voire musicale et dansante. Les plats servis sont directement inspirés de la cuisine paysanne des pays froids. Ils ne sont pas sans rappeler nos traditions lorraines, auvergnates ou limousines, avec, en plus, le sirop d’érable.

A peine arrivé à l’érablière on vous accueille avec un verre de caribou à la main, un mélange de vin rouge et d’alcool fort (vodka , whisky …) servi très copieusement. Une médecine préventive utilisée, depuis des lustres, contre la grippe et les coups de froid. C’est un désinfectant… mais encore du dentifrice, dit-on ici (à voir !).

© Café Moka/flickr

C’est une sympathique entrée en matière pour un repas monstrueux par sa taille. Les québécois parlent de déjeuner écœurant  (traduisez par excellent) bien que peu dispendieux (bon marché, environ 15€).
On a les yeux qui roulent dans la graisse de bine (on est ébloui) à la seule lecture du menu. Jugeons plutôt:soupe aux pois du montagnard, bacon fumé à l’érable, saucisses de campagne, tourtière à la beauceronne, ragoût de boulettes, jambon au sucre, fèves au lard, omelette soufflée, oreille de christ (lard grillé), patates pilées (purée de pommes de terre) crêpes, le tout au sucre ou au sirop  d’érable, si on le souhaite.
Et on repasse les plats. Bien entendu.

Il existe toutes les tailles de cabanes à sucre: cela va de la plus intime aux plus vastes qui servent des centaines de couverts. Le repas achevé, la restauration cède la place aux chants du folklore et aux pas de danse.
Après cela on va tout naturellement, aux sucres, pour assister à l’entaille des érables, goûter le jus de l’arbre, visiter la distillerie, boire les premiers sirops, une fois refroidis.

© Jean-Pierre Lavoie/flickr

L’érablière change de visage au gré des saisons. Le printemps est la meilleure période, c’est le temps des sucres .L’été la cabane apporte la fraîcheur, l’automne les couleurs .En hiver on associe les plaisirs de la visite à ceux du ski et des raquettes.

La parenthèse des cabanes refermée, on se retrouve dans le Québec des bourgs et des villes. Une autre lecture de La Belle Province.

Sélection de cabanes à sucre

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Voici des cabanes à sucre que nous avons sélectionnées quelque part  entre Montréal et Québec. Elles valent le détour.

© Ginette Dulac/ La Cabane à Pierre
En Beauce
La Cabane à Pierre
566 rang 2
Frampton
www.cabaneapierre.com

En Mauricie
Cabane à sucre  Chez Dany
195 rue de la Sablière
Trois Rivières
www.cabanechezdany.com

Québec et envions
Erablière  Le Chemin du Roy
237 Chemin du lac
Saint-Augustin-de-Desmaures
www.erabliere-cheminduroy.qc.ca

Sur l’Ile d’Orléans
Sucrerie Blouin
2967 chemin Royal
Saint-Jean de l’ïle d’Orléans
www.sucrerieBlouin.com

© lenomadecom/fotolia

Informations pratiques

Renseignements :
Tourisme Québec No vert 0800 90 77 77 77
www.bonjourquebec.com/fr

Guides  de voyage  : Le Routard Québec et provinces maritimes, Guide Vert, Lonely Planet.

Photo de présentation : fotolia © fderib

Jean-Paul Combe

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