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Découverte du ski de randonnées aux Sybelles

Du ski au ski de randonnée, il n’y a qu’un pas…

On a tous démarré le ski alpin en station, dans les Alpes ou les Pyrénées, fait nos premières armes sur les pistes de ski. D’années en années, on a passé les échelons. D’abord le flocon, puis les étoiles, la flèche et le chamois pour les meilleurs. Petit, ça nous rendait fier.
En devenant un peu meilleur sur les skis, on a souvent envie de découvrir de nouvelles pratiques de glisse. Monoski, surf, hors-pistes voire speed-riding ou snowkite.

J’ai découvert le ski hors-pistes par le biais de l’ESF. Le moniteur vantait les plaisirs du ski dans la poudreuse. Dieu qu’il avait raison ! La sensation de glisse est vraiment plus douce que sur piste quand les conditions de neige sont excellentes.

Quelques mois plus tard, un guide de haute-montagne me vante les mérites du ski de randonnée : l’association de la randonnée en pleine nature et du freeride. Contrairement au ski hors-piste, le skieur ne prend pas de remontées mécaniques pour se hisser au sommet des montagnes. C’est à la force des biceps qu’il y va. Pour l’aider (puisque des skis ça glisse), on applique des peaux de phoque, aujourd’hui synthétique, sous les skis. Le talon de la fixation est détaché à la montée comme pour des ski de fond.  Pour la descente, ça ride grave…

Aiguille de l'Argentière

Nuit au refuge de l’Etendard

Le rendez-vous est donné à Saint-Sorlin d’Arves, station du domaine skiable des Sybelles  pour s’initier au ski de randonnée.  C’est Philippe Vincent et Jean-Charles Deleglise, tous deux guides de haute-montagne, qui encadrent notre groupe de débutant.
On embarque dans le dernier télésiège des Perrons pour gagner  le refuge du CAF de l’Etendard à la nuit tombante. La neige cingle le visage. Il fait froid. Mieux vaut se réfugier dans le bâtiment .

Près de grands lacs, le refuge du CAF, récemment rénové, est une halte confortable pour partir en ski de randonnée. Bruno, le gardien et fin cuisinier, nous y accueille. On le dit un peu ours dans la vallée. C’est peut être vrai à la fin de l’été. Pour l’heure, il a été très sympa avec nous !

En ski de randonnée, il faut mettre les peaux de phoque avant de monter

Découverte du ski de randonnée dans la vallée de l’eau d’Olle

Philippe et Jean-Charles distribuent le matériel de sécurité : un appareil de recherche de victimes d’avalanche, plus communément appelé ARVA, une pelle et une sonde. Ce sont les instruments de base en cas d’avalanche ; le salut de tout rider !

Le départ est donné. En premier lieu, tester les ARVA. Ils fonctionnent tous. C’est parti. Pas tout à fait. Il faut d’abord mettre les peaux de phoque sous les skis. La première fois, ça n’est pas très évident. Mais à l’usage, “finger in the nose”…

Cette fois, ça y est. C’est le grand départ pour une journée de ski libre. Le ciel est encore bouché mais les prévisions annoncent une nette amélioration dans la journée. Le groupe s’élance sur les pentes du col de Montfroid avant de s’engager dans la combe du même nom. Petite halte au pied du chalet du berger. Pâté du pays, fromage de Beaufort, Vin de Savoie… Un cocktail dynamique qui nous requinque pour la descente jusqu’au chalet du plan du Suet. Et quelle descente ! Pas une trace de ski, une belle poudreuse rien qu’à nous dans le vallon très sauvage de la vallée de l’eau d’Olle. Nous ne sommes pourtant pas très loin du domaine des Sybelles, entre les massifs de Belledonne et la Maurienne.

Encore un faux plat pour rejoindre les chalets d’Olle et le télésiège. Retour sur la Toussuire pour assister au 3ème Trophée de la Reconversion.  Les lauréats de cette année sont  : Isabelle Severino, ex-gymnaste, Jean-Laurent Heusse, ex-athlète (400 m haies), et Laurent Blanc, ex joueur de football et actuel sélectionneur de l’équipe de France.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Remontée de la vallée de l'Eau d'Olle

Pour aller plus loin…

Depuis le refuge de l’étendard, il y a bien d’autres courses à réaliser avec un peu plus d’expérience. En voici deux  :

  • L’aiguille de Laisse : dénivelé positif 450m, dénivelé négatif 1000m pour une durée total de 5h00 (dont 2h00 de montée). Beau sommet raide à la fin, altitude 2850 m. Niveau: bon skieur à l’aise sur piste noire.
  • L’Etendard, altitude 3464 m : dénivelé positif  1100m, dénivelé négatif 1800m pour une durée total de 8h (dont  4-5h de montée). Ascension du glacier de saint-Sorlin puis arête du sommet encordés… L’ambiance haute montagne, demande un bon niveau en sport d’endurance et en ski toute neiges…

L’hiver, la connaissance de la montagne est réellement différente de la saison estivale. Mieux vaut faire appel à un guide !

Descente de la combe de Montfroid sur une légère couche de poudreuse

Informations pratiques

Comment s’y rendre ?

Autoroute A43. Accès par Saint Jean de Maurienne sortie 27 puis suivre les indications « Vallée de l’Arvan ».

Où dormir ?

Refuge FFCAM de l’étendard : Sur réservation en hiver. De 35 à 45 € la nuitée avec ½ pension. Tél. : 04 79 59 74 96

Avec qui partir ?

Philippe Vincent, guide de haute-montagne, est installé à l’année en Maurienne.  Tel : 06 81 44 53 97 – La Curiaz 73530 ST JEAN D ARVES – www.mauriennehorspiste.com (regroupement de guides de haute-montagne en Maurienne dont Philippe Vincent).
Tarifs : 210€ la demi-journée de 1 à 6 personnes – 330€ la journée de 1 à 6 personnes.

Plus d’informations :

Grégory ROHART

Fondateur des blogs www.i-trekkings.net et www.i-voyages.net et www.my-wildlife.com, je blogue Voyage, Roadtrip, Outdoor et Safari. J'encadre aussi des voyages photo sur les thématiques qui me passionnent : voyage, safari et trek.

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