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Nicolas Ducret, le cavalier des steppes

Cavalier des steppes
à travers les montagnes d’Asie centrale

  • Editeur : Transboréal
  • Collection : Sillages
  • Auteur : Nicolas Ducret
  • Format : 14×22,5 cm – 400 pages
  • ISBN : 978-2913955844
  • Prix : 19,90 €
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Né à Nantes en 1980, Nicolas Ducret est un cavalier expérimenté. C’est aussi un aventurier amateur de voyages au long cours. Après une traversée motorisée de l’Europe de l’est avec ses parents en 1996 et un tour du monde de 18 000 km à vélo en 2002 et 2003, il s’est lancé à cheval à travers les montagnes d’Asie Centrale. Parti seul des contreforts de l’Altaï avec un étalon et un hongre de bât, il chemine sur plus de 3 000 kilomètres, franchissant les monts Célestes et les chaînes du Pamir et de l’Hindu Kush, jusqu’à Kaboul en Afghanistan. I-Voyages revient sur cette grande aventure équestre mais aussi humaine qui a fait l’objet d’un ouvrage – Cavalier des steppes : à travers les montagnes d’Asie centrale – aux éditions Transboréal.

Comment en vient-on à vouloir se lancer dans une aventure comme cette traversée de l’Asie centrale à cheval ?

Je suis cavalier depuis l’âge de 6 ans. J’avais pratiqué d’abord la voltige cosaque avant de me tourner vers l’équitation de sauts d’obstacle. J’avais déjà fait des voyages au long cours, dont un tour du monde à vélo, mais jamais à cheval, donc assez simplement j’ai voulu m’élancer pour un long voyage à cheval. J’avais déjà séjourné en Asie centrale en 2005 pour aider Jacqueline Ripart à organiser des courses de chevaux. L’Asie centrale m’a tout de suite plu et le terrain correspondait très bien aux nécessités du voyage à cheval : des grandes espaces vierges et de l’herbe à volonté.

Partir sur les routes, c’est répondre à l’envie de se frotter à une autre réalité du monde, d’avoir le sentiment de vivre pleinement une expérience différente, hors des sentiers battus, où on aurait peut-être pas tout à gagner (je n’entends pas là qu’à défier le monde, on pourrait éventuellement y passer ou mal finir, mais sans quelques risques, il n’y a pas de vrai aventure et de réel engagement). Voyager dans le sens de partir de long mois sur les routes correspond à un chavirement de l’être, un plongeon vers l’inconnu et un engagement total qui rend le moment plus fort, car dans ce type de voyage, on ne peut pas ou on ne fait pas demi-tour en cours de route, on va vers l’avant car c’est la seule voie du salut, et coute que coute on progresse.

Il y a également la soif de découverte qui est au centre de mes voyages et qui m’invite toujours à me lancer sur les pistes, car on recueille sur la route des connaissances uniques que l’on ne trouve nulle part ailleurs : connaissance sur les hommes (rencontres de tous types, avec toutes personnalités, anecdotes et rencontres improbables), sur la nature, la géographie, la politique, et pleins d’autres expériences diverses et variées, certaines glorieuses d’autres moins.

Avant votre départ, vous étiez-vous entraîner à encaisser les razzias de vodka pour survivre à ce voyage ?

Non, je n’avais pas préparé mon foie à cela. Mais il a, semble-t-il, bien résisté. Effectivement, j’ai toujours trouvé ces moments très chaleureux et très forts, c’est pourquoi que je les raconte avec précision dans le livre. La vodka, c’est un rituel : le but n’est pas l’ivresse à tout prix, mais l’on y arrive nécessairement, car la vodka est forte. Le but est la convivialité : s’installer autour d’une table pour discuter et boire également car l’un ne se fait pas sans l’autre. L’alcool permet de mettre du cœur à la tâche, de lancer les soirées, reposer l’esprit…

Et il faut admettre que les plus belles histoires font jour et les confidences apparaissent bien mieux sous cette emprise. Donc j’ai survécu, mais j’ai été content de remplacer petit à petit l’alcool par le thé en descendant vers le sud, mais alors les confidences ont disparu, et les soirées étaient plus calme.

Parlez-nous de votre indice de développement humain ?

Mon indice de développement humain : disons que je sais lire et écrire et parler le russe, ce qui permet de pouvoir facilement communiquer avec les peuples de l’Asie centrale. Ensuite, il suffit de s’adapter aux situations et de rester toujours optimiste, meilleure façon d’avancer et de trouver la force d’aller toujours plus loin, de se confronter encore et toujours aux autres. Je ne recherche rien d’autre que de me frotter à la vie de ces gens, foncer tête la première dans le voyage, découvrir, et ne pas avoir peur de ce qui va arriver et rester toujours ouvert aux situations et aux autres.

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A quel point ce long-voyage fut-il merveilleux et périlleux ?

Il fut merveilleux car j’ai pu à cheval me rendre dans des lieux extrêmement éloignés, des vallées accessibles qu’à cheval, et j’ai alors rencontrés des peuples qui mènent une existence très simple, loin du monde. C’est justement tout l’intérêt de voyager à cheval : aller là où avec aucun autre moyen de transport on peut se rendre. Par exemple en Afghanistan, j’ai fait étape dans des villages où le mode de vie n’a pas changé depuis des siècles ou très peu, car complètement coupé du monde.
Le périlleux, il le fut aussi, car seul avec ses montures, on n’est à l’abri de rien : une mauvaise chute en haute montage dans des lieux où personne ne vit, le risque des attaques, en particulier le vol des chevaux. La police m’a souvent arrêté, mais j’ai toujours pu continuer, car l’objet du contrôle était bien souvent la curiosité des polices et armées des pays.

Les rencontres justement, elles n’ont pas toujours été facile. Quelle est celle qui vous a le plus marqué ?

Il y a beaucoup de rencontres, toutes très différentes. Souvent je ne rencontrais les gens que l’instant d’une soirée : j’arrivais le soir après une journée de piste, et je repartais à l’aube. Ces rencontres sont toujours le moyen d’en apprendre un peu plus sur le pays, sur les peuples, car c’est toujours après un bon repas que les hommes se confient. Il m’est arrivé également de rester plus longtemps chez des gens : parfois jusqu’à une semaine. Je suis resté au début de mon périple pendant quelques semaines chez un russe du Kazakhstan : Alexeï. C’était un homme extrêmement sympathique qui m’a raconté de tas d’histoires sur l’URSS et sur sa chute; nous sommes également allés chasser le loup ensemble, avons passé d’inoubliables soirées dans sa tanière de l’Altaï avec ses amis, moujiks du nord. Quand j’y repense, c’est toujours d’excellents souvenirs. En voyage le plus important pour faire de belles rencontres: c’est être disponible à l’autre, ne jamais vouloir tout contrôler, suivre, et plonger tête baissée dans chaque proposition.

Décrivez-nous votre entrée dans Kaboul ? Que ressent-on quand on y prénètre à cheval ?

L’arrivée à Kaboul, c’est l’achèvement du voyage, c’est l’objectif tant espéré, tant attendu que l’on atteint enfin. J’avais au fil des kilomètres et des jours élevé Kaboul au rang de villes douces. Dans les moments difficiles, je pensais toujours à Kaboul, mon arrivée, le repos que la caravane et moi-même allions pouvoir trouver. Kaboul c’était le rêve de l’achèvement de la longue marche. Alors, arrivé à Kaboul était à la fois merveilleux et terrible, car l’entrée dans la ville serait synonyme de l’arrêt, de la fin du voyage, et de la nécessité de quitter mes chevaux. Devoir les quitter me hantait. Mais quel bonheur de rentrer dans Kaboul, de franchir la colline qui domine la ville et de se dire : Ca y est j’y suis! Le dernier jour, j’ai repensé à toutes les journées, les difficultés, les moments de bonheur. C’était un chamboulement des sentiments. C’était une très grande satisfaction. La ville rêvée ouvrait enfin ses portes. Des blindés des armées étrangères me doublaient. je m’engouffrait dans la circulation. Je me suis ensuite installé chez un ami qui avait alors quelques chevaux à Kaboul. Et j’ai dormi pendant une semaine. J’étais à bout et la caravane aussi.

Que conseilleriez-vous à un voyageur qui est sur le point de se lancer dans ce type d’aventure ?

L’ennemi du voyageur en partance, c’est l’indécision, alors pour première règle, il faut arrêter de penser de dire qu’on va partir, mais partir vraiment. Il semble que dans notre monde moderne la période n’est jamais la bonne, mais à force d’attendre la bonne, on finit par ne jamais partir. Ensuite il faut une bonne dose d’optimisme, un peu de folie et être honnête avec soi-même. Pour finir, reste à trouver une cause perdue, sauter en selle et partir à la charge… Alors en selle!

Le site internet de son aventure : http://www.cavalensteppe.com

Fondateur des blogs www.i-trekkings.net et www.i-voyages.net et www.my-wildlife.com, je blogue Voyage, Roadtrip, Outdoor et Safari. J'encadre aussi des voyages photo sur les thématiques qui me passionnent : voyage, safari et trek.

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