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Vallée d’Aoste, les plaisirs d’hiver à l’italienne

 

La Vallée d’Aoste se montre très séduisante sous la neige. Dans cette petite province francophone du nord de l’Italie, j’ai aimé goûter aux plaisirs d’hiver. Du sport, avec du ski et de la raquette, des découvertes pimentées d’un zeste de romantisme viennent se conjuguer avec son charme naturel et ses attraits, notamment une excellente cuisine. Les plaisirs d’hiver à l’italienne forment un cocktail aussi dépaysant que plaisant.

Une belle journée se termine. Dans le téléphérique qui me ramène à Aoste -18 minutes chrono depuis les pistes de ski jusque dans le centre de la petite ville-, un sourire de satisfaction me vient aux lèvres. Oui, quelle belle journée sur le domaine de Pila ! Un franc soleil méridional, une succession de descentes dans des décors variés : que rêver de mieux ?

© Enrico Romanzi / / Photothèque Tourisme Vallée d’Aoste

Certes, avec ses 70 km de pistes, Pila n’est pas le plus vaste domaine que j’ai connu, loin s’en faut. En réalité, c’est la plus petite des grandes stations de la Vallée d’Aoste. Difficile pour elle de rivaliser avec Courmayeur ou encore Breuil-Cervinia au pied du Cervin, qui est reliée à Zermatt en Suisse. Mais Pila est tellement commode d’accès. Et quel panorama ! Justement, le Cervin, en skiant j’en ai aperçu la silhouette caractéristique loin là-bas, au bout de la vallée. Et, à l’autre extrémité, le mont Blanc. Entre les deux, une ribambelle de sommets aussi admirables les uns que les autres. De plus, la neige est excellente : le domaine de Pila grimpe tout de même jusqu’à 2 750m.

Dans la Vallée d’Aoste, une atmosphère très particulière

Il n’y a pas que le ski qui m’a plu à Pila. Sur les pistes aussi, comme partout dans la Vallée d’Aoste j’ai eu droit à une savoureuse parenthèse gastronomique. Pour le prix d’un sandwich dans un restaurant d’altitude français, ou à peine plus, m’a été servi un repas digne de ce nom. Oh, pas de la cuisine extrêmement élaborée, de la polenta aux champignons. Un de ces plats traditionnels valdôtains qui fleurent bon le terroir et que j’ai appréciés d’emblée. Ils s’accompagnent avec de la fontine, un délicieux fromage, un jambon remarquable ou un inoubliable lard blanc. D’ailleurs, en descendant du téléphérique, je vais pousser jusqu’au grand supermarché voisin pour faire provision de toutes ces bonnes choses…

© Enrico Romanzi / Photothèque Tourisme Vallée d’Aoste

Dans la Vallée d’Aoste règne une atmosphère particulière. La lumière est douce et, bien que ce soient les Alpes, les maisons ont déjà un charme très latin. C’est encore plus vrai à Antagnod, un village typique du val d’Ayas, la plus grande et sans doute la plus belle des 13 vallées qui constituent la Vallée d’Aoste. Les demeures -beaucoup de beaux chalets en bois- sont anciennes, leurs façades souvent ornées d’un cadran solaire.

Ici, les traditions sont toujours vivaces. Ainsi chaque habitant se fait un devoir de posséder au moins une paire de sabots, l’une des spécialités de la vallée et ce depuis le Moyen Age. Dans la coopérative au centre du bourg sont façonnés aujourd’hui encore ces chaussures taillées dans du pin des Alpes, le cembro. « Le bois isole du froid et absorbe l’humidité » explique Roger, l’un des cinq artisans qui se relaient ici. « Le sabot du val d’Ayas se porte très ajusté, contrairement à d’autres modèles, car en montagne il faut avoir le pied sûr ».

© Marco Spataro

Malgré tout, c’est en raquettes que nous ferons une belle balade sur les hauteurs du village. Après un coup d’œil à l’église Saint-Martin qui date du XVe, et à son magnifique maître-autel, notre petit groupe s’équipe juste après les dernières maisons. Direction le col de Portola. Sans aller jusque là, nous voilà dans une nature somptueuse où l’on ne croise plus âme qui vive. Tantôt à découvert, et la vue porte alors très loin vers les hautes cimes blanches, tantôt en forêt, j’apprécie ces moments où l’on oublie tout, l’attention focalisée sur la beauté environnante.

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Dans le village voisin de Champoluc, un autre endroit particulièrement charmant, se trouvent les thermes de Monterosa, du nom du mont Rose, ce sommet mythique qui domine la vallée. Dans ces installations très récentes, je barbote dans les différents bassins avant de transpirer au sauna. Pour finir par m’étendre, heureux et alangui, en contemplant le mont Rose dans les dernières lueurs du jour : joli !

A cette extrémité de la vallée d’Aoste se trouve aussi l’un des châteaux -il y en a plus de cent au total- parmi les plus impressionnants : Bard. C’est en fait une ancienne forteresse qui, dans son aspect actuel, a été construite dans les années 1830. Elle couvre une surface énorme avec ses 15 ha, s’étage sur plusieurs niveaux. Pour accéder à l’entrée principale, il me faut emprunter une batterie d’ascenseurs successifs.

Est-ce de la voir couverte de neige ? Malgré sa rigueur et sa géométrie tout militaires, je lui trouve un charme fou, même du romantisme. J’ai la chance de pouvoir y dormir, à l’hôtel aménagé dans un ancien quartier d’officiers. Les lieux respirent la sérénité. Peut-être parce que, depuis la reconstruction menée par la famille de Savoie, ils n’ont jamais connu l’épreuve du feu.

© Paolo Rey

La foire Sainte-Ourse à Aoste, comme les marchés du Moyen Age

Et, un étage ou deux plus bas -on perd vite le fil-, j’ai aussi beaucoup aimé la visite du musée consacré aux Alpes. A travers les âges et sous tous ses aspects . Il y a là des reconstitutions, par exemple d’une « stube » ou d’une étable, des dizaines et des dizaines d’écrans vidéo : c’est aussi fascinant qu’instructif.

La ville d’Aoste telle que je la découvre en ce jour de la foire Sainte-Ourse, fin janvier, est en quelque sorte la rencontre de la Vallée d’Aoste d’hier et d’aujourd’hui. Un événement qui attire les foules -on y vient aussi bien de Marseille que de Milan- et qui remonte à fort loin puisque la foire existe depuis l’an mil, et sans doute auparavant déjà. Des centaines d’artisans travaillant le bois, le métal ou le cuir, installent leurs étals dans les rues d’Aoste. Surnommée la petite Rome, pour le grand nombre de vestiges romains, Aoste connaît ce jour-là une sympathique et bouillonnante effervescence qui, de fait, rappelle les marchés du Moyen Age.

Informations pratiques

Bon plan : si l’on vient par la route, la traversée du tunnel du Grand-Saint-Bernard est offert à condition de réserver deux nuits dans la Vallée d’Aoste.

Bonnes adresses

  • Hôtel Cavour et des Officiers, dans le château de Bard. Dormir dans une forteresse aussi impressionnante, l’expérience est unique : ambiance garantie dans un confort de bon aloi avec un excellent rapport qualité-prix. De plus, le forfait comprend l’entrée dans les musées du fort, qui valent le détour.
  • Ferme-auberge La Meridiana à Mandrou, dans le val d’Ayas. Une savoureuse et sympathique adresse dans un hameau typique. Tout est frais, les fromages (ainsi que les glaces) sont faits maison, les prix très doux.
  • Hôtel MilleLuci (4*) à Aoste. Sur une colline dominant la ville, dont le centre reste accessible à pied, un endroit confortable. Il dispose d’un beau spa.
  • Restaurant d’altitude La Baraka sur les pistes du domaine de ski de Pila, au-dessus d’Aoste, une bonne adresse à 2 311 m, à l’arrivée de la télécabine de Chamolé.
  • Restaurant Croix de Ville dans la vieille ville d’Aoste. Une adresse semi-gastronomique aux tarifs très raisonnables. Et malgré la déco design, le chef a aussi un faible pour les recettes traditionnelles.
  • Trattoria di Campagna en banlieue d’Aoste une adresse simple mais incontournable pour la cuisine régionale. Ne pas espérer vider les plats…

Journaliste venant de la presse régionale, maintenant je ne fais plus que ce que j'aime. C'est simple, non ?

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