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Tabriz

Vendredi 19/05/2006. Vers Tabriz.

 

Nous voici à la recherche d’un taxi pour le terminal de bus : l’un veut 20.000 rials, un autre se contente de 10.0000 rials (le "vrai prix" devant être de 6.000 rials).

Au terminal, beaucoup de rabatteurs pour toutes les compagnies : nous en choisissons une au hasard : il est 9 heures 20 et le bus doit partir à 9 heures 30.

Pour tout dire, il va se révéler d’une lenteur exaspérante : 4 heures 30 de trajet pour 220 kilomètres !

Nous finissons tout de même par arriver au port et nous prenons un taxi pre-paid.

L’hôtel que nous avons choisi est un hôtel de catégorie luxe puisqu’à 50 dollars pour ma chambre !Nous nous promenons dans les rues de la ville, dans le bazar quasiment fermé (nous sommes vendredi !), les musées sont fermés, les églises arméniennes aussi. Seuls sont ouverts quelques magasins de vêtements pour homme et quelques particuliers vendent des livres sur la chaussée ! Nous sommes interpellés par un homme à moto qui nous dit être enseignant et qui va nous dire pis que pendre du régime des Mollahs…

Nous allons à une station de taxi afin de réserver une voiture avec chauffeur pour demain car nous souhaitons visiter les environs de Tabriz, en particulier Kandovan, Jolfa et l’église Arménienne de Saint Stéphane. Nous nous mettons d’accord pour un prix de 50 dollars.

 

L’heure du dîner approchant, nous décidons d’aller au restaurant du parc Elgoli.

Nous arrivons par taxi au parc et là, nous sommes très surpris de l’atmosphère bon enfant qui y règne : il y a un monde fou, à croire que tout Tabriz c’est donné rendez-vous là…Les gens piquent-niquent sur les pelouses, il y a même des tentes qui doivent être des abris pour la nuit, des manéges pour les enfants, une grande roue, des jets d’eaux… Au centre du parc, qui est de dimension modeste, un lac artificiel avec un îlot où se trouve le restaurant (reproduction d’un palais Qadjar) et où nous souhaitons dîner. Pour le trouver, il faut fendre la foule ! Et nous sommes pris en main par 5 jeunes Iraniens qui vont nous accompagner jusqu’à l’îlot. Las ! Le restaurant est fermé, mais qu’à cela ne tienne : il y a une multitude de gargotes, une d’entre elles fera bien l’affaire !

A la table voisine de la nôtre, un jeune médecin qui nous donne son numéro de téléphone au cas où…

Pour le retour à notre hôtel, nous allons trouver un taxi grâce à d’autres Iraniens, car il y a une queue assez désordonnée devant la station de taxi

Samedi 20/05/2006. Aux alentours de Tabriz.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Notre chauffeur (Hassan) est là, à 8 heures pétantes ! Son anglais est plus primitif, mais bon, on fera avec !

Nous commençons notre journée par la visite de Kandovan, village troglodyte comme on en voit en Cappadoce.

Et en route pour Jolfa où nous allons déjeuner (la ville ne présente aucun intérêt). Alors que notre chauffeur veut doubler un véhicule en franchissant une ligne jaune, il aperçoit un peu un policier, se rabat, mais ce dernier l’arrête. Il est bon pour un PV, non pas pour franchissement de ligne continue mais pour défaut d’éclairage (un seul feu arrière sur deux fonctionne).

Après une longue discussion, nous parvenons à faire comprendre à notre chauffeur que nous voulons aller à l’église arménienne de Saint Stéphane: visiblement, il ne connaît pas !

Tout au long du trajet, nous longeons le fleuve Araxe qui fait frontière avec l’Azerbaïdjan.

De l’autre côté, donc en Azerbaïdjan, une voie de chemin de fer électrifiée suit l’Araxe, mais il y a aussi de nombreux postes d’observation militaire.

Le paysage est magnifique (couleur de la pierre, la rivière…) et l’église Saint Stéphane n’est pas moins belle.

La visite va être un peu compliquée par le fait que Marie s’est attardée auprès d’un groupe de visiteurs et qu’il est 13 heures passées…réouverture à 14 heures !

Mais un "local" se rend compte de notre désappointement, frappe à la porte de la "forteresse", explique notre cas et obtient une ouverture exceptionnelle !

Après notre visite, nous retournons vers Jolfa avec en tête l’idée de suivre l’Araxe. Difficile à faire comprendre au chauffeur qui voudrait bien pouvoir rentrer à Tabriz…Nous y arrivons quand même et prenons la route qui longe la rivière avec un arrêt à peine marqué à un poste frontière iranien.

Au bout d’un certain nombre de kilomètres et comme le paysage devient assez répétitif, nous demandons à notre chauffeur, tout content, de retourner sur Tabriz.

Arrivés sans encombre sur le coup de 17 heures 30, nous prenons un autre taxi pour nous rendre au bazar et là, fait inouï, le jeune chauffeur turc va refuser d’être payé car nous sommes ses hôtes ! Essayez donc d’en faire autant à Paris (ou ailleurs !).

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