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Route pour Toamasina

Mercredi 13 août 2008

Le lendemain matin, réveille vers 6h. Je sors la moto, fixe mon paquetage sur la moto, et m’en vais. Je n’aurais pas l’occasion de dire au revoir à la tante, encore dans les bras de Morphée à cette heure là…

L’air est frais, le temps nuageux, et le flux de camion commence à s’intensifier en centre ville, mais je suis déjà en dehors Le paysage verdoyant s’intensifie au fur et à mesure de ma descente vers la côte. Je décide de faire une petite pause dans le coin d’un virage tout en restant attentif qu’un camion en croisant un autre, ne vienne pas m’accrocher un bras. De l’autre coté de la route, j’aperçois une maison adossée à une toute petite colline surplombant un vallée et la route. Ayant entendu ma moto s’arrêter devant chez eux, je vois les enfants regarder curieusement à travers les quelques arbres plantés devant la maison. Je leur fais signe, il rigole et vont se cacher. Ensuite, un homme, vieux, grand apparaît. Me regarde les bras croisés, et d’un geste lent, me salut de la main. Je fais de même. Voila les présentations sont faite ! Je contemple encore un peu le paysage au rythme des quelques véhicules qui passent, et je repars. Je passe la bifurcation pour Andasibe (parc naturel que j’ai visité quelques mois auparavant), quelques ponts plus ou moins bien entretenu, je double plusieurs troupeau de zébus en faisant bien attention de ne pas en percuter un prit d’un coup de panique. Ayant maintenant passé les hautes terres le relief se fait moins escarpé. Les virages se font rare et les longues lignes droites m’incitent à pousser la moto… mais la prudence est de rigueur. 

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Même si elle atteint (difficilement) les 100km/h, et je ne suis pas à l’abri de rencontrer un nid de poule qui me ferait faire un magnifique vol plané. Donc je prends un rythme de croisière, et les kilomètres de mon compteur défilent…
Je passe la bifurcation qui permet de descendre la côte par le sud, moi je prends à gauche et je longe maintenant la côte en prenant plein nord. La route goudronnée est excellente, et fraîche ! De nombreux travaux bourgeonnent sur la route, coupant dès fois la circulation alternativement. Une fois le goudron sec, la route est un vrai plaisir à emprunter. Malheureusement elle incite aussi les taxis brousse à aller plus vite… Après plusieurs kilomètres une pause s’impose ! Les petites échoppes du village de Mahatera me semblent accueillante. J’y bois un café (léger et servi dans une grande tasse) L’échoppe, entièrement constitué de planches noircies par le feu de bois est située au bord de la route. Les bancs branlants installés devant l’échoppe frôlent la route empruntée par les camions. L’odeur des moufgasy tout chaud sortant du moule me donne envi d’en acheter 3-4 pour accompagner mon café. Ces moufgasy sont cuits sur une plaque en fer rempli d’alvéole accueillant les ‘boules’ de pâte fraîche. Placé ensuite sur le feu de bois, quelques minutes plus tard je déguste de succulent moufgasy ! Simple et efficace, ça constituera mon repas du midi. Je remercie chaleureusement celui qui tient l’échoppe et c’est reparti. La première borne kilométrique en sortie de la ville indique 104km pour atteindre Toamasina, il est 12h10.

Toujours pas d’odeur de sel marin, ni d’embruns de mer, car d’après la carte je suis à 10-15km de la côte,donc normal. Vohitsara, Tsaratampona, autant de petits villages ou il doit faire bon vivre (‘’tsara’ signifie ‘bien’, ‘bon’ en malgache), et me voici aux portes de Toamasina. L’entrée se fait par de longue double voie ou se côtoient bus, taxi, zébus, charrette, scooter, vélo, piétons… ils faut savoir être habile du guidon et surtout rester concentrer. Avant de rejointe consultât. Un arrêt à la station essence s’impose, je n’aurais pas le temps demain matin. La consul honoraire m’offrira gracieusement le gîte et le couvert pour cette nuit.

  • Km effectués: 358 km
  • Arrivée dans : 150 km

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