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Retour à Téhéran

Samedi 27/05/2006. Téhéran (où le narrateur constate avec joie le réveil de sa libido).

 

Nous avons décidé de consacrer cette journée aux musées et de commencer par le musée National.

Nous avons mis une bonne heure avant de le trouver et le plus étrange, c’est que personne ne semble le connaître!

En fait, pour les locaux, seuls existent le musée Bastan ainsi que le musée d’Art Islamique.

Le musée National indiqué dans les guides n’existe pas dans les esprits !

C’est un vétérinaire, rencontré dans la rue, qui va nous mettre sur la bonne voie. Il n’est pas que vétérinaire, il est aussi poète "lyrique", comme il va nous le préciser !

Pratiquement personne dans ces deux musées à part nous, un groupe de Japonais, un groupe de Français et même, quelques Américains.

Nous tentons ensuite de nous rendre dans un restaurant réputé : en fait nous nous apercevons assez vite que le plan de la ville de Téhéran donné par Lonely Planet est faux ! En fait, les lieux répertoriés sont décalés, si bien qu’il est très difficile de se repérer ! Une fois compris la règle "de décalage" les choses vont aller mieux, mais tout de même !

Donc, après nous être assis dans le restaurant d’un grand hôtel dont nous repartirons sitôt la carte en main (rien en dessous de 90.000 rials par tête !), nous nous contenterons de déjeuner dans une guest house pour moins que rien (52.000 rials pour nous trois).

Nous partons ensuite pour le palais du Golestân, visite des lieux et repos dans le jardin qui entoure le palais. Un jardinier va cueillir pour Marie et moi (Jean est parti prendre des photos) des mûres, qu’il va délicatement poser sur une feuille d’arbre.

Il est 15 heures 30, et le jardin va fermer. C’est alors que nous retrouvons notre homme d’hier (le bottier) ! Nous savions qu’il devait être dans les parages puisqu’il nous avait dit la veille être un familier du Golestân. Marie va lui laisser son manuel Français Farsi qu’elle avait acheté en début de séjour. Il nous demande quelques éclaircissements sur le livre qu’il est en train de lire (Geneviève de Gaulle-Anthonioz).

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Nous filons ensuite vers le bazar où les seuls commerçants vraiment actifs, sont, comme partout, les marchands de tapis…

Nous prenons ensuite un taxi pour retourner à l’hôtel. Comme ce dernier refuse de nous dire le prix qu’il nous prendra, nous décidons de lui donner 10.000 rials point barre ! (Apparemment, il aurait bien voulu 15.000 rials !).

Avant de monter dans nos chambres, nous faisons un tour au Naderi café, qui d’après le LP, serait un lieu de regroupement des intellectuels…Bien moche, tables en formica des années 50, décors nul, enfin rien de conforme avec la description dithyrambique du guide !

 

Nous décidons de dîner dans le luxe et la luxure : au club arménien ! Pas facile à trouver car pas très visible de la rue : un dais jaune et une sonnette…

Il faut savoir que ce club est strictement interdit aux musulmans : il s’y passe des choses qu’on ne saurait montrer au vulgum pecus !

Les femmes (encore elles !) ont le droit de manger sans le hijab, il y a même un vestiaire pour s’en débarrasser le temps d’un dîner!

Eh bien, vous me croirez ou pas, mais ça m’a fait un bien fou de voir enfin des épaules dénudées, la naissances des seins sous des chemisiers légers, des cheveux, des jambes de femmes ! Ouf ! Un mois sans, je commençais à désespérer de la nature humaine !

La musique d’ambiance, c’est de la musique occidentale décadente (pas d’aujourd’hui, il s’agit de "que sera sera"et d’accordéon…).

La cuisine sera arménienne (normal !).

A la table voisine, des Chinois, visiblement sous le coup de la boisson (une bouteille de "Balantines" sur la table) dînent avec un Occidental.

Dans une autre salle, une vaste famille arménienne et dans notre salle, à l’écart, visiblement, une petite famille iranienne pure souche.

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