Vous êtes ici >>

Qazvin

Mardi 23/05/2006. En route vers Qazvin (où nos héros sont en pleine mésaventure).

Nous profitons de notre matinée pour visiter mosquées et bazar.

Nous arrivons à la gare routière à 12 heures pour un départ à 12 heures 30.

La gare est neuve, vaste et déserte, presque à l’abandon.

Nous montons dans un bus de luxe…

A dire vrai, je pensais que nous avions fait le tour des aventures possibles et imaginables en Iran : mais j’étais loin du compte !

En effet, alors que nous nous endormions bercés par le bruit léger du moteur, le bus s’arrête sous le coup de14 heures 30 sur l’autoroute, en rase campagne, et nous débarque en nous indiquant que la bretelle d’autoroute ici présente nous mènera à Qazvin !

C’est vrai, nous voyons bien Qazvin, au loin dans l’horizon…Il y a peut être une dizaine de kilomètres mais nous n’avons que nos jambes pour nous y mener, et de surcroît, il fait très chaud !

A ce moment là, la providence !

En effet, un automobiliste passe devant nous à toute allure, nous n’avons pas le temps de lui faire le signe de l’autostoppeur…Mais lui nous a vu !

Il fait donc une marche arrière sur la bretelle d’autoroute (jusque là, rien d’extraordinaire, on a déjà vu ça !), sort de sa voiture (une Peugeot 405) avec un jeune garçon (son fils?) : c’est un militaire en tenue de travail, il ouvre son coffre, y loge de gré ou de force la plupart de nos bagages, le reste voyagera sur nos genoux…et nous voilà partis sans un mot plus haut que l’autre (il ne parle pas l’anglais) vers Qazvin…

Nous avons eu vraiment beaucoup de chance car le trajet pour Qazvin va être long (nous n’aurions pas pu le faire à pied) malgré la vitesse de la 405, conduite à la militaire (moi, qui suis assis à l’arrière entre Jean et Marie, je me heurte au plafond à chaque coup de frein et à chaque virage je verse à droite ou à gauche, selon !). On se croirait passagers du film "taxi"…

Bref, nous arrivons à bon port, c’est-à-dire devant la porte de notre hôtel à 15 heures pile et nous remercions chaleureusement ce militaire qui nous a épargné bien des tracas. Il refuse tout paiement en rials mais (c’est notre ultime botte secrète) Marie va lui donner le dernier flacon de parfum (il le mérite amplement !) que nous avons dans mon sac à dos…

Nous voici donc à Qazvin, pour quelques jours, à l’hôtel Alborz.

Comme nous sommes arrivés tôt, nous prenons un premier contact avec la ville en visitant mosquées et bazar. Nous dînons excellemment chez Yas.

Nous repassons par l’hôtel Iran et nous laissons un mot pour le patron car il doit nous trouver pour demain matin un taxi pour que nous puissions visiter le mythique "château des Assassins"…

Mercredi 24/05/2006. Le château des Assassins.

 

Notre chauffeur (nous l’avons trouvé à l’hôtel Iran) est sympa, c’est un culturiste, montagnard, teint en blond, volubile dans un anglais pas toujours compréhensible…

Pendant toute notre balade, Jean deviendra " mister Jean…"


Comment construire maisons et immeubles :

Couler une chape de béton, planter des poteaux métalliques verticaux qui délimitent très exactement les espaces puis les relier par des poutrelles métalliques, elles aussi. Configurer ainsi le bâtiment, avec ses portes et fenêtres, puis fourrer avec des briques : c’est bon à être livré…C’est léger, mais ça peut être efficace en cas de séismes.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :


 

Inutile de dire que le château des Assassins, dont il ne reste pas grand-chose, sinon un site à couper le souffle, n’a pas été construit comme indiqué ci-dessus !

En fait, nous allons visiter deux sites : Lamiasar, tout d’abord (marche fatigante, vue superbe) et Alamut, le site le plus célèbre mais très remanié et interdit de photographie.

Petit problème : au lieu de mettre leurs chaussures de randonneurs, mes deux amis se sont mis en nu-pieds !

Alors que nous sommes en chemin vers le sommet du château d’Alamut, nous croisons une équipe de télévision (chaîne locale) et c’est Marie avec son beau chapeau qui s’y colle : elle est interviewée et cette séquence doit passer demain à 17 heures…

Nous finirons notre parcours et donc notre journée par le lac Evan.

Sur la route du retour, nous sommes intrigués par un spectacle de rue : trois hommes miment sur une placette l’histoire et donc le martyre d’Hossein.

Jeudi 25/05/2006. Qazvin.

 La matinée est consacrée à Internet et à l’achat de billets de train pour Téhéran : nos trois billets vont nous coûter 15.000 rials.

Nous passons par une agence de voyage (Golpoyen Travel). La jeune femme qui va s’occuper de nos billets, en dehors du fait d’être charmante, est enseignante d’anglais. Elle téléphone à la gare, bloque 3 places et va prendre un taxi pour récupérer nos billets.

A nous trois, nous partons visiter l’église orthodoxe Kantur puis l’église arménienne Rafie, qui est fermée ! Mais en sonnant à la porte et après avoir décliné l’objet de notre visite, on nous ouvre.

C’est une femme en short (!) sans foulard (!) qui nous introduit dans la place.

De retour en centre ville, je décide d’aller au hammam, j’irai seul, car je n’arrive pas à entraîner Jean avec moi.

On se déshabille à l’entrée, on met ses petites affaires dans un placard fermant à clef, le personnel sur place comprend tout de suite que vous n’avez ni serviette ni savon.

Je pénètre ensuite dans l’unique salle du hammam : pas de mosaïque, c’est purement fonctionnel. Nous sommes 6 ou 7 à nous laver, nous doucher, nous raser (sauf votre serviteur). L’atmosphère est évidemment très chaude et très humide.

Une fois les ablutions terminées, je sors, on me donne une serviette pour m’essuyer, je paye 5.000 rials et me voilà dehors, frais et revigoré !

Ma balade de retour vers le centre ville passe par le bazar (inévitable!) et j’y achète des raisins secs (délicieux). La rue grouille de monde.

Je pars visiter le musée local (tout neuf). Il y a là de belles poteries anciennes, dont certaines rappellent les œuvres de Picasso par les couleurs et les formes.

Je retrouve tout à fait par hasard Jean et Marie qui, de leur côté, ont visité la mosquée du bazar.

Notre groupe se sépare à nouveau : je me dirige vers le parc du centre ville où je repère un marchand de thé dans le jardin public. L’installation est rudimentaire : une bonbonne de gaz butane, un samovar, des sachets de thé, des gobelets en plastique, des rebords de parterre pour s’asseoir et le tour est joué !

Je me fais donc servir un thé et je distribue à tous mes voisins mes raisins secs (toujours délicieux !). Au moment de payer, mon marchand de thé refuse tout paiement ! Comme je connais la combine, j’essaye de le payer par trois fois ! Toujours un refus obstiné ! En fait, c’est un des buveurs de thé à qui j’avais offert des raisins secs (délicieux !) qui a payé pour moi !

Laisser un commentaire

Share via
Copy link
Powered by Social Snap