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Qazvin-Téhéran

Vendredi 26/05/2006. Qazvin Téhéran par train.

A peine sommes-nous arrivés à la gare qu’un policier (?) appelé très certainement par un des employés des chemins de fer, demande à voir nos passeports. C’est très curieux de voir que lorsque l’on prend le bus par des compagnies qui sont toutes privées, il n’y a aucun contrôle de ce type…

A 10 heures 10, un train entre en gare et nous nous précipitons à la recherche de notre wagon : peine perdue, ce n’est pas le bon train (le nôtre est à 10 heures 20).

C’est à 10 heures 50 que le nôtre va faire son entrée en gare.

Train relativement confortable (pas de compartiment, une allée centrale avec des sièges de part et d’autre, les femmes sont séparées des hommes, comme dans les bus, je me demande comment est conçu le système de réservation !) si ce n’était la projection de films US…

Le voyage se passe bien et nous sommes nourris par tous nos voisins (concombre, cerises, chips, graines grillées…).

Arrivés à Téhéran, nous prenons un taxi prepaid (30.000 rials) et nous retournons à l’hôtel où nous avions été médiocrement logés (c’est qu’il est bien situé, le bougre !)…Mais là, miracle : nous avons droit à deux chambres sur jardin, donc la certitude de dormir à peu près tranquilles…

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Nous allons prendre le métro (les indications principales sont en farsi et en anglais, le métro a probablement été construit par la Chine). Un seul ticket quelle que soit la distance, il n’y a que deux lignes –une bleue et une rouge- plus une toute petite. Le métro est propre, fonctionnel, le wagon des femmes est en tête (mais il n’est pas obligatoire). Il ouvre ses portes à 6 heures et les ferme à 22 heures, ce qui en dit long sur les folles nuits de Téhéran !

Nous allons nous promener dans un très beau parc (en règle générale, les parcs sont très bien entretenus) et, curiosité pour nous, il y a dans ce parc, outre des tables de ping-pong, quantité de matériel de gymnastique fixé au sol à disposition de qui veut s’en servir. On voit même des jeunes filles en tchador s’entraîner (c’est drôlement commode !).

Jean va faire une mémorable partie de ping-pong, mais, bon, la partie adverse était vraiment très forte ! Nous croisons beaucoup de monde dans ce parc et en particulier un vieil homme de 70 ans, accompagné de son fils, et qui regrette l’époque du Shah. Le fils s’en excuse presque…

Nous faisons connaissance d’un homme de 52 ans (mais il en paraît beaucoup plus), désireux de parler le français qu’il apprend seul à partir de livres. Il est bottier (il a commencé à travailler à 11 ans), il n’est pas à son compte mais prend du travail lorsqu’il en a besoin. Pour lui, la situation du pays et la sienne, sont meilleures aujourd’hui qu’avant la révolution. Il est marié et propriétaire de son appartement. Il a une fille qui fait son désespoir car à 18 ans, après avoir fait des études de graphisme, elle a cessé toute étude.

Retour à notre hôtel par le métro, il y a du monde et c’est pire qu’à Paris : les gens qui veulent monter empêchent littéralement les autres de descendre !

A la sortie de notre station, un Iranien va nous piloter pour nous mettre à la bonne sortie, ceci étant, nous nous trompons de direction une fois dehors et il va nous rattraper pour nous mettre dans le bon chemin ! Il va même nous accompagner jusqu’à notre hôtel (c’est son chemin, paraît-il). Il travaille dans une agence de tourisme mais n’insistera pas plus que cela.

Au restaurant du soir, la carte est astucieusement disposée en tête à tête : étant face à face, chacun peut prendre connaissance du menu. 

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