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Première rencontre avec les nomades

Après avoir remonté la large vallée de Khyamar pendant deux jours, nous prenons pied sur les hauts plateaux du Rupshu. Nous n’avons pas encore rencontré de nomades.
Après le Tso Kar, nous entrons dans la vallée de Rajun Karu parsemée de tentes Changpa, la rebho.

Une pluie fine mais persistante s’abat sur nous alors que nous approchons des premières tentes qui, signe des temps modernes, ont troqué le poil de yack pour le coton made in China.

Quelque soit le climat, les nomades bravent le temps qu’il fait. Une cinquantaine de chèvres sont attachées face à face par leur cou pendant que deux femmes tirent le meilleur de leur lait. Tout en travaillant, elles nous accueillent d’un « jullé » en guise de bienvenue. Quelques secondes plus tard, nous sommes assis dans la tente, au sec, un thé au beurre salé dans les mains.

Les tentes Changpa sont toutes organisées de la même façon : à gauche, la cuisine, à droite, ce qui tient à la fois de salon et de chambre et au fond l’hôtel bouddhiste où sont faites les offrandes.
Tout en discutant avec le chef de famille, nous prenons conscience de la vie extrêmement rigoureuse et difficile sur ces hauts plateaux d’altitude, à la limite des zones habitables. Malgré, les rudes conditions, les adultes Changpa revendiquent leur statut de nomadisme et ne font pas état d’envies à l’occidental. Ce sens de l’hospitalité, nous le retrouverons tout au long de nos rencontres avec les nomades.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

A froid, nous montons au Kyamayuri la (5322 m) et entrons dans le royaume de la haute altitude. Le corps s’adapte difficilement au manque d’oxygène.

La descente sur les pâturages de Gyama Barma (5210 m) tombe à pic comme la pluie qui ruissèle sur nos goretex. Une famille Changpa nous invite à nous abriter. Cela deviendra une constante face au temps qui brave les habitudes climatiques. On nous offre le thé tibétain. En échange, nous offrons des amandes et une partie de nos pique-niques.

Un autre col à passer, le Kotse (5380 m) avant de se laisser aller sur les chemins humides jusqu’à Gyama Chu (5180 m) pour y planter le campement. Ici aussi les nomades ont investi les pâturages d’altitude. Il faut dire que les pluies quotidiennes sont une aubaine pour leur troupeau. Si planter le camp au milieu des tentes nomades facilite les contacts, les nuits n’en sont que plus difficiles face aux aboiements incessants des chiens qui errent pour protéger les troupeaux des prédateurs éventuels, le loup en tête.


Voyage en Inde réalisé avec Shanti Travel, spécialiste des randonnées et voyages d’aventures en Inde ainsi qu’avec le soutien de l’office de tourisme de l’Inde à Paris

Grégory ROHART

Fondateur des blogs www.i-trekkings.net et www.i-voyages.net et www.my-wildlife.com, je blogue Voyage, Roadtrip, Outdoor et Safari. J'encadre aussi des voyages photo sur les thématiques qui me passionnent : voyage, safari et trek.

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