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Pondichéry : comptoir de la mémoire

Il est des noms qui, à eux seuls, sont déjà des voyages : Pondichéry, Mahé, Yanaon, Karital, Chandernagor sont de ceux là. Ils résonnent encore dans la mémoire des écoliers des troisième et quatrième République. Comme toutes les préfectures ils ont été appris par coeur. Et oui, c’était la France. Enfin une autre France. ..Celle des comptoirs des Indes, loin, très loin, à des semaines en bateau. En ce temps là, on se contentait de les regarder sur le planisphère de Vidal – Lablache accrochée au mur de la salle de classe.

Crédit photo : MélanieM

C’est en 1954 que ces comptoirs ont regagné la jeune république indienne. Ici la décolonisation s’est faite sans haine ni violence. Et  la France semble avoir laissé de bons souvenirs à Pondichéry, en Inde du sud-est, à 160 km de Madras.

Ville noire, Ville blanche

Crédit photo : Jacky Douchet
Chose rare, sur ce continent, cette cité est tracée au cordeau avec son périphérique et un canal la séparant en deux parties : la blanche et la noire.

La « ville noire » tamoule est typiquement indienne, grouillante, bruyante et odorante. De  partout se dégagent des odeurs d’huile bouillante, de beignets, de curry, de cardamome dans le concert des klaxons des  rickshaws et des bruits de rues.

Posée entre le canal et le Golfe la  ville blanche fait figure de belle endormie, douce et sereine. C’est là que résidaient  les français dans de coquettes maisons coloniales blanches, ocres ou rouges. Elles sont aujourd’hui habitées par la bourgeoisie locale .Sur les plaques bleues  on peut lire le nom des rues en français : Alexandre Dumas, Paul Doumer, Suffren, Romain Rolland. Lorsque cela s’impose  la traduction est faite en tamoul comme pour les rues de la Marine, de la Caserne, de l’Evêché…

Le long du boulevard Goubert on trouve l’ancien hôtel de ville le monument aux morts de la guerre de 14-18, l’église du Sacré-Coeur, la statue  du gouverneur Dupleix et celle de Jeanne d’Arc, à coté du mahatma Gandhi. S’il en y a encore des terrains de boules et on trouve, en revanche,  peu de joueurs de pétanque.

Lieu de mémoire le cimetière colonial, où, sur fond de palmiers, les vielles tombes colorées racontent l’histoire des français venus ici. On trouve pêle-mêle des familles Gallois,Duchamp, Moselle, Barthelemy , Delrieux, Cornet,Tardivel,Grenier,mais encore des Martin ou des Boyer…

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Crédit photo : Damien PhotosTrend.fr

Franco –indiens

Côté culture Pondichéry est fière de son école française d’Extrême-Orient, de sa bibliothèque Romain Rolland et de son alliance française. C’est une des rares dans le monde à enseigner le français à des citoyens français. A Pondichéry ils sont plus de 10 000, à avoir opté pour la nationalité française .Parmi eux il reste encore quelques fonctionnaires retraités et des militaires de petits grades. Avec leurs pensions ils vivent ici une existence de Nabab.

En ville et dans les beaux jardins du  Government  Place on rencontre, encore, des franco- indiens qui parlent notre langue, bien volontiers. Vous trouverez ici des Manet, Dumas Saint Martin, Lecoq,  Delarue, Gervais… Et, l’alliance française peut vous aider efficacement dans vos recherches.

Mais il faut faire vite, l’influence française tend à s’amenuiser.

Crédit photo : Damien PhotosTrend.fr

Pratique

Office de tourisme :
13 bd Haussemann 75 009 Paris
Tel 01 45 23 33 45
www.india-tourism.com

Alliance Française de Pondichéry :
www.afindia.org/pondichery

1 commentaire au sujet de « Pondichéry : comptoir de la mémoire »

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