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Parade de Liberia et fête de l’annexion du Guanacaste au Costa Rica

Samedi 24 juillet

Petit déjeuner au restaurant de l’hôtel. Isabelle est partie à 4h45 comme prévu, je lui avais commandé le réveil et le taxi pour qu’elle ne rate pas son vol matinal. Œufs fris, bacon, toasts et café. Nous partons changer de l’argent. Il file ! J’ai fait les comptes rapidement pour voir combien il nous fallait. Moi il me reste encore des colones, Julie est à sec. Retour à l’hôtel en attendant le tope. Il fait beau et chaud. Liberia est la ville la plus chaude du pays et la moins humide.
Plus de 400 chevaux sont attendus pour la parade sur l’avenue principale. Le trafic a été coupé. Les familles ont apporté leurs chaises et des glacières. Des vendeurs ambulants proposent à boire et à manger, des chapeaux, des lunettes de soleil, des tabourets… Nous nous installons sur un muret, en plein soleil. Ca tape fort et je n’ai pas ma crème solaire. Je vais m’en acheter au supermarché juste en face sinon je vais cramer. Un petit pot, pas cher, indice 45, spécial visage, lèvres, oreilles, résistant à l’eau. Le genre de truc pour les surfeurs. Ca me protègera bien et pas de coup de soleil malgré les presque 3 heures en plein cagnard. La musique braille partout. Des pick-ups passent avec des orchestres, les magasins ont installé des baffles, un groupe chante (faux) sur un camion. Et les chevaux vont et viennent. Nous pensions voir une parade organisée mais en fait chacun fait ce qu’il veut à son rythme, faisant pavaner son cheval et dans une jolie tenue. Les selles locales se mêlent aux western et McLellan très appréciées ici. De magnifiques chevaux côtoient de petits chevaux maigres portant des cavaliers bien trop lourds pour eux.
Fatiguées d’attendre (et n’ayant pas compris le principe du tope), nous remontons la rue admirer les cavalier arrêtés à boire de la bière et discuter avec leurs amis. En fait le tope c’est ça. Parader en ville, dire bonjour aux copains, boire un coup, manger une brochette, frimer avec son cheval… Un après-midi en ville sauf qu’on est à cheval.

Nous retournons déjeuner à notre “cantine” à 14h30, qui a l’avantage d’être pas loin et nous évite de chercher autre chose, c’est bon, alors… Nous récupérons les sacs à l’hôtel et prenons la route vers Tamarindo. C’est amusant, j’ai l’impression d’être chez moi, de reconnaître les lieux. C’est vrai qu’on a fait la route plusieurs fois, mais c’est un drôle de sentiment. Nous faisons un crochet par la Playa Conchal, dont le sable est fait de milliards de coquillages cassés et écrasés. L’eau est claire, presque turquoise, la seule de cette couleur sur la côte Pacifique du Pays. L’eau est chaude et séduit Julie qui n’avait pas voulu se baigner jusque là pensant qu’elle était froide. Nous décidons d’y revenir demain de bonne heure avant de partir pour Santa Cruz.

Installation à Tamarindo où nous retrouvons la même chambre que la semaine dernière. Pendant que Julie est sous la douche, je regarde le roadbook et décide de prévenir l’auberge d’après-demain que nous arriverons plus tard que prévu. Bien m’en a pris, l’hôtel est fermé et nous avons été transférées dans une autre auberge. Je l’avais repérée (recommandée par le Lonely Planet) mais avais choisi l’autre car moins chère. Dîner au bord de la plage. Je fais découvrir la Piña Colada à Julie, particulièrement bonne, préparée avec du vrai ananas mixé. Une bonne salade dans un ananas, léger et j’apprécie les crudités. Et nous avons droit à notre orage quotidien. Les éclairs illuminent l’hôtel et les vagues scintillent, la mer s’éclaire, c’est surprenant. Il tombe des cordes et nous profitons d’une vague accalmie pour nous précipiter à l’hôtel.

Dimanche 25 juillet

Aujourd’hui c’est la fête de l’annexion du Guanacaste au Costa Rica, en 1825 la région fit sécession avec le pays et décida de se joindre au pays voisin beaucoup plus calme. Les habitants sont très fiers de ce jour et portent le chapeau blanc traditionnel, le foulard rouge autour du cou. Levé à 7h30, douche, sac (même si je n’avais rien défait et l’avais laissé fermé car la chambre est passablement colonisée par des fourmis). Petit déjeuner en kit. Le truc où l’on avait pris un smoothie la semaine dernière propose des petits-déjeuners, sauf qu’il est trop tôt, donc ils n’ont pas reçu leurs viennoiseries. Pas de souci pour Julie qui a apporté son avoine, mais je pars à la boulangerie chercher un croissant. Pas de chance, c’est fermé, mais un vendeur voisin m’indique une autre boulangerie à l’arrière du bâtiment. Ce qui s’avèrera un bien meilleur plan, leurs gâteaux bien plus bons. La machine à expresso n’est pas encore chaude non plus, donc le lait est froid. Les surfeurs ne sont pas matinaux ? Mais le café américain est bon. Je pense surtout qu’il est plus costaud que d’habitude car il est tout juste en train de passer et pour aller plus vite la vendeuse a mis nos gobelets à la place du pot, nous avons donc les premières gouttes plus corsées.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Je passe prendre des serviettes de plage à la réception (et oui, malgré le prix raisonnable de la chambre !) et partons à Conchal. Il faut passer par la plage précédente pour y accéder, dont une sorte de ruisseau qui ne m’inspire pas. Je passe à pied vérifier la profondeur. Il est tôt, il n’y a pas grand monde encore. Les vendeurs installent leurs marchandises, les loueurs de palme-masque-tuba proposent leur matériel. Deux jeunes nous proposent une aire de stationnement. Faut bien que chacun se fasse un peu d’argent. Julie part se baigner, je garde les affaires. Le chihuahua miniature de la vendeuse de paréos vient se faire caresser et apprécie mes gratouilles. Sa proprio est surprise, apparemment d’habitude il n’aime personne.
Le sable est fait de milliards de coquillages cassés ce qui dont un “sable” épais qui colle aux pieds de façon différente. L’eau est claire et transparent, presque turquoise. Nous sommes dans une baie avec de petites vagues et il n’y a pas de sable à faire tourner dans l’eau, ça explique la couleur. Les guides vantent cette plage d’une blancheur cristalline. J’ai pas vu le côté cristallin, les coquillages sont essentiellement beige et marron, on est loin de la plage blanche à laquelle je m’attendais. Des pélicans se dorent sur les rochers, les jet skis tirent des bords. Des îles, simples énormes rochers, cassent la monotonie de la ligne d’horizon. L’eau est terriblement bonne, au risque de me répéter je ne cesse d’être surprise.

Nous ramassons des coquillages pour Julie qui voudrait les utiliser pour sa salle de bain dans la nouvelle maison qu’elle vient d’acheter. Un tico vient me faire la conversation, me demandant si je suis là depuis longtemps, si j’aime le pays, si j’aimerais m’y installer et si je cherche un fiancé (comme ça au moins, on sait tout de suite où mène la conversation !). Voulant couper court à cette drague manifeste je m’invente un fiancé. Ca ne le dérange pas trop, il me dit que les français ont bien de la chance d’avoir des fiancées françaises. Lui aimerait bien en avoir une (des fois que je n’ai pas compris l’allusion subtile quelques instants plus tôt), il pourrait lui mettre de la crème solaire sur sa belle peau blanche et rester à l’ombre des palmiers avec elle (faut arrêter les romans Harlequin monsieur). Puis il me propose une balade en bateau ou de la plongée (ah ben voilà…). La fiancée ne semblant pas intéressée, autant en faire une cliente. Il repart me rappelant de l’appeler quand j’aurais besoin de remettre de la crème solaire. Un autre monsieur qui sort de l’eau en passant à côté de moi me dit de penser à mettre de la crème. Bon d’accord, je sais je suis blanche, c’est pas de ma faute !!
Nous rangeons nos affaires pour partir. La traversée du ruisseau est épique avec l’eau qui éclaboussera jusqu’au parebrise (j’ai bien cru qu’on y restait – la conduite hors des routes est normalement interdite par contrat). Par contre l’eau salée a merveilleusement bien nettoyé la vitre.

Nous quittons Tamarindo vers midi. La course à Santa Cruz commence à 13h00, mais comme à Liberia ça a commencé en retard Julie se dit qu’on a tout notre temps. Il n’y a que 30 km dont la moitié en piste. Nous nous arrêtons prendre quelques photos, croisons un troupeau conduit à la moto, puis loin ce sera au vélo (ben, où sont les chevaux ?). L’indication des noms des rues étant toujours en option, nous avons un peu de mal à trouver l’hôtel, trouvant facilement la place centrale et personne ne semblant savoir qu’elle est la Plaza Lopez à côté de laquelle se trouve notre hôtel.
Ce sera l’hôtel de plus cher que nous ayons réservé. Je m’attendais à un truc super standing. Il y a de jolis jardins, une piscine, mais la chambre sent le moisi et il n’y a pas d’eau chaude ! Rien d’exceptionnel, mais c’est un vrai hôtel local, pas un truc à touristes. Les touristes ne viennent pas à Santa Cruz.

Nous restons déjeuner au restaurant de l’hôtel. Le serveur est particulièrement lent. En même temps, il est au rythme local, jusque là on a plutôt eu à faire à des environnements touristiques. Il faut savoir prendre le temps de vivre. Julie s’allonge 5 minutes pour une mini-sieste. J’en profite pour mettre un pantalon et mes boots, le champs où doit avoir lieu la course est probablement plein de boue. J’appelle Kay depuis le blackberry de Julie et je ne comprends qu’à moitié les explications (elle ne parle pas très bien espagnol mais a bien intégré la spécificité des indications routières foireuses). Nous partons et avons du mal à avoir des informations, personne ne semble au courant de la fête. Finalement nous tombons sur un vieux monsieur qui est au courant et nous indique le chemin (c’est dans le bled d’à côté). Nous poursuivons par une piste défoncée et arrivons enfin. Il y a des voitures, des gens, des chevaux partout. Difficile d’avancer, ça bouchonne allègrement mais nous arrivons à garer la voiture. Nous retrouvons Kay et sa famille et voyons courir un cavalier : c’était la dernière course ! On a tout raté. Ils semblent avoir commencé à l’heure, il est 15h30, la compétition est terminée. L’orage menace et tout le monde se précipite pour partir avant le déluge. A peine le temps de prendre quelques clichés et nous partons également, trempées jusqu’aux os par les trombes d’eau. Nous retournons à la voiture au pas de charge. Les gens sont réfugiés dans un bar, quelques cavaliers friment avec leurs chevaux. Les camions quittent les lieux après avoir chargé animaux et matériel. J’ai eu le temps d’apercevoir quelques belles selles typique. Dommage qu’on ait raté ça, il n’y avait pas un touriste, une vraie fiesta locale.
Nous reprenons la route nous disant qu’on finira bien par trouver le chemin de Santa Cruz. Quand je demande à un couple, ils me disent de continuer tout droit et très vite nous trouvons l’école dont m’avait parlé Kay et la route qu’elle m’avait indiqué. Ah ben oui, c’était simple, faut juste avoir un GPS intégré dans ce pays. Nous nous arrêtons sur la place centrale où trône la statue d’un cavalier sur un taureau, la célèbre monte de taureau, épreuve phare du rodéo. La tour de la vieille église côtoie une nouvelle église. Elles sont surprenantes, très récentes, aux lignes modernes. Comme les écoles il n’y a pas de carreaux aux fenêtres de façon à laisser l’air circuler. De grands ventilateurs brassent et nous assistons à la dernière partie de la messe. Voilà pour le salut de notre âme.

L’orage reprend, ça nous apprendra à nous plaindre de la chaleur. Nous allons prendre un café dans une sorte de boulangerie-pâtisserie locale. Le café est immonde, un comble ! Par contre il n’y a pas un touriste et nous regardons les locaux boire un café, manger un gâteau, les grenouilles de bénitier de l’église pointer leur tombola.
La pluie s’étend calmée nous rentrons à l’hôtel, la pluie reprend, l’orage gronde. Faudra vraiment que je revienne à la saison sèche, des champignons vont finir par me pousser dans les oreilles ! Kay m’a raconté que la foudre était tombée au parking du Chilito hier quand ils étaient aller dîner en famille, et quand ils sont rentrés à la finca ils sont restés 4 heures dans le noir.
Nous restons dîner à l’hôtel, il n’y a personne et nous restons à voir la fin d’un film avec Orlando Bloom, une histoire autour de la prise de Jérusalem par les Sarrasins. Faudra que je cherche voir ce que c’est.

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