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Martinique : Sea, rhum & sun

En ce mois de novembre, j’ai eu la chance de faire une parenthèse ensoleillée de quelques jours en Martinique avec d’autres blogueurs : Virginie d’A Taste of My life, Anne-Laure de Souris Coquette, Sarah du blog de Sarah et Alice de Geek & Food.

Pas d’outdoor comme j’ai pu vous y habituer mais une belle découverte de l’île entre nature, culture, plage, activités nautiques et rhum. Dépaysement garanti !

Fort Saint-Louis, l'ancien Fort Royal
Fort Saint-Louis, l’ancien Fort Royal

Une journée à Fort-de-France

Fort-de-France, c’est la capitale de la Martinique, c’est aussi la seule grande ville de l’île. Elle est souvent évitée à cause de ses embouteillages. Si comme nous, vous logez aux Trois ilets ou dans la partie sud de la Martinique, prenez le ferry. En moins de 20 minutes, on est à Fort-de-France.

On peut consacrer la journée à la découverte de Fort-de-France. Ne pas manquer le Fort Saint-Louis réouvert depuis juillet 2014. Ce fort militaire de type Vauban est à l’origine de l’essort de la ville au XVIIe siècle. Il a été le théâtre d’enjeux géopolitiques importants, notamment contre les anglais et les hollandais. Je suis surpris de constater que le fort est toujours en activité. 100 marins y sont consignés à l’année avec une double mission : l’aide humanitaire et la lutte contre les narcotrafiquants de la zone Caraïbe. A défaut d’avoir vu de pompon rouge lors de notre passage, on a pu croiser les nombreux iguanes qui ont élu domicile au sein du fort. Ils ont même réussi à faire fermer les toilettes qu’ils occupaient pour faire peur aux dames. Trop fort ces iguanes ! Fort Saint-Louis est aussi l’un des meilleurs spots pour embrasser Fort-de-France et sa baie. Pour le visiter, renseignez-vous auprès de l’office de tourisme de Fort-de-France.

A l'intérieur, la bibliothèque Schœlcher liste le nom de grands écrivains proches ou ayant inspiré l'architecte Pierre-Henri Picq.
A l’intérieur, la bibliothèque Schœlcher liste le nom de grands écrivains proches ou ayant inspiré l’architecte Pierre-Henri Picq.

Fort-de-France a bien d’autres intérêts, à commencer par sa cathédrale de style byzantin avec des vitraux étonnant évoquant la vie de Saint-Louis. Il y a aussi l’incontournable bibliothèque Schœlcher. Ce magnifique édifice, monté à Paris puis transporté à Fort-de-France, rend ses lettres de noblesse à la littérature tout en rendant hommage à Victor Schœlcher, bien connu pour ses agissements et ses prises de position contre l’esclavage. Un vrai coup de cœur !

A 5 minutes à pied, le grand marché est une invitation à déambuler à travers les étals colorés des doudous pour (re)découvrir des fruits et légumes introuvables ou presque en métropole et des épices traditionnels. Pomme cannelle, corossol, cristophine, papaye, giraumon, gousse de vanille, rocou… autant de raisons d’aller au grand marché… sans compter Flora, la plus charmante de mammas.

Flora, le sourire de la Martinique
Flora, le sourire de la Martinique

Flyboard au Carbet

Autre lieu, autre ambiance. Après avoir pris un excellent déjeuner au restaurant Petibonum directement sur la plage du Carbet et avoir fait la connaissance de son chef charismatique Guy Ferdinand, petite séance de flyboard en compagnie de Pascal Cardoit de Martinique Jet Team Sport.

Le flyboard, c’est un peu jouer à Iron Man au dessus de l’eau. Relié à un jetski par une turbine, le flyboarder est chaussé sur une planche. Il s’envole lorsque la turbine envoie de l’eau à forte pression sous la planche. Il parait qu’on peut atteindre 6 mètres. Pour ma première fois, je pense être bien monté à 3 mètres. Un de mes moments préférés, ça été l’exercice de sécurité où Pascal m’a fait plonger à trois reprises comme Patrick Duffy dans la série « l’Homme de l’Atlantide ». Franchement, c’est ultra fun !

Le Flyboard : plus facile qu'il n'y paraît. © Tanguy Salinière
Le Flyboard : plus facile qu’il n’y paraît. © Tanguy Salinière

Neisson, le meilleur rhum blanc

Toujours au Carbet, la distillerie Neisson est réputée pour produire le meilleur rhum blanc de la Martinique. Ce n’est pas moi qui le dit mais tous mes amis (Amvdd en tête) qui vont régulièrement en Martinique depuis des années.

C’est Grégory Vernant, directeur de la distillerie Neisson et petit-fils de son fondateur Adrien Neisson qui nous fait la visite. Il nous apprend les rudiments de la production de rhum. De la coupe à la main ou à la machine des 40 hectares de canne à rhum qu’il préfère à l’appellation de canne à sucre à la mise en bouteille en passant par le broyage, la fermentation, la distillation et le vieillissement.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Il ne reste plus que 7 distilleries de rhum en Martinique. Elles sont aujourd’hui classées en Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) garantissant un produit de qualité et un savoir-faire. Ici le rhum n’est pas coupé avec des additifs, pas de colorant, pas de vanille ou de clou de girofle comme on peut le voir avec d’autres rhums.

Comme toute visite, ça finit par une dégustation… Et croyez moi, mon cœur balance… rhum blanc ou rhum vieux ?

Ce 18 d'âge que nous avons dégusté a un goût de reviens-y !
Ce 18 d’âge que nous avons dégusté a un goût de reviens-y !

Sortir en mer en yole

Au nord de l’île à la croisée de l’océan Atlantique et de la mer des Antilles, Grand-Rivière est un cul-de-sac que j’atteins seul sans mes amis blogueurs après avoir traversé la forêt tropicale du centre de la Martinique. Ce bout du bout est charmant comme tout avec ses ruelles étroites et son petit port coloré par les yoles des pêcheurs. On vient à Grand-Rivière pour sa tranquillité, sa randonnée jusqu’à l’anse Couleuvre et ses sorties en mer. Pas le temps de faire la randonnée, je me retrouve donc dans la yole d’Omer pour une balade d’une heure le long de la côte Grand-Rivière et l’Anse Céron. Côte battue par les vents, plages de sable noir, ilet habité par le noddi brun et le fou brun, anses du bout du monde. Très honnêtement, cette virée m’a énormément plu.

Le petit port de Grand-Rivière à l'extrême nord de la Martinique
Le petit port de Grand-Rivière à l’extrême nord de la Martinique

La pointe de la Caravelle : entre nature et culture

Sur la côte Atlantique, la Pointe de la Caravelle est un site protégé en partie classé réserve naturelle et géré par le parc naturel régional de la Martinique. Ici, le cœur balance entre nature et culture. C’est le paradis de la randonnée. Deux sentiers permettent de découvrir la réserve naturelle à pied (1h30 et 3h30 de marche) et ses trésors. Avec un peu de chance, on peut observer le moqueur à gorge blanche et le carouge, tous les deux endémiques à la Martinique. La forêt sèche est aussi très belle mais c’est bien la mangrove qui tient la palme des curiosités pour son éclat torturé et son grand intérêt scientifique. La mangrove est un écosystème maritime, c’est la rencontre de l’océan et d’un biotope non salé. Elle permet à la terre de ne pas perdre de terrain sur la mer. Elle agit comme un bouclier protecteur.

Balade à travers la mangrove de la pointe de la Caravelle.
Balade à travers la mangrove de la pointe de la Caravelle.

A deux pas de la réserve naturelle, le château Dubuc, lui aussi géré par le parc naturel régional, est constitué de ruines du domaine de canne à sucre, et dans une moindre mesure café et tabac de la famille Dubuc de Rivery. Derrière cette belle façade, le domaine Dubuc est aussi soupçonné de contrebande et de trafic d’esclaves. La visite guidée permet d’en savoir un peu plus sur les bâtiments et l’activité de l’époque. Un lieu qui reste chargé de secrets. Des fouilles devraient avoir lieu en 2015 pour tenter d’en savoir plus sur l’habitat et le mode de vie des esclaves du Château Dubuc.

Le château Dubuc, vestige d'un passé négrier
Le château Dubuc, vestige d’un passé négrier

Informations pratiques

Comment s’y rendre ?

Air France opère des vols directs et quotidiens vers Fort-de-France. Pour trouver les meilleurs tarifs Air France, utilisez notre comparateurs de vols.

Quand partir ?

Climat tropical, humide et vert au nord de l’île, sec et doré au sud. La saison sèche s’étale de décembre à avril.

Où dormir ?

Hôtel Bakoua **** à la pointe du bout aux Trois ilets. Pour trouver un hôtel, utilisez notre comparateur d’hôtels.

Où manger ?

  • Le Petibonum : restaurant sur la plage du Carbet
  • Ti Sable : face à la plage de Grande Anse d’Arlet
  • Kano beach bar : sur la plage de la pointe du bout face au Casino
  • Chez tante Arlette : l’institution à Grand-Rivière
  • La Papaye verte : table d’hôtes à la Trinité

Quel guide emporter ?

J’avais avec moi le guide du Routard dont j’ai été très satisfait. Sinon, il y a aussi un mini-guide Lonely Planet mais il me paraissait assez succinct (c’est celui qu’avait d’autres blogueurs).

Plus d’informations : www.martinique.org

Grégory ROHART

Fondateur des blogs www.i-trekkings.net et www.i-voyages.net et www.my-wildlife.com, je blogue Voyage, Roadtrip, Outdoor et Safari. J'encadre aussi des voyages photo sur les thématiques qui me passionnent : voyage, safari et trek.

7 commentaires au sujet de “Martinique : Sea, rhum & sun”

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