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Martinique : découverte et plaisirs de la glisse exotique

« C’est paaati ! ». Avec un charmant accent créole –les voyelles trainent beaucoup et les « r » disparaissent–, Ludovic, le moniteur de planche à voile, donne le coup d’envoi. La petite séance de théorie à l’ombre des cocotiers est terminée. Il est temps de passer à la pratique… et de se rafraîchir. Même si la température de la mer approche celle de l’air, aux alentours de 30°… Personne ne se fait prier pour mettre les planches à l’eau.

- Petite séance de théorie sous les cocotiers avant de mettre les planches à voile à l’eau

De grisantes sensations de vitesse

De l’autre côté du promontoire, ce sont les amateurs de kite surf –ils se déplacent sur l’eau tractés par une grande aile de cerf-volant, sur une planche analogue à celle de wakeboard- qui ont pris leurs quartiers. Ils ne se mélangent pas avec les « planchistes », du moins durant l’apprentissage. D’abord pour des raisons de sécurité mais aussi parce qu’il leur faut plus de place. Et ils sont de plus en plus nombreux, les kiters.

L’engouement en faveur de ce nouveau sport ne cesse de croitre. « Il y a l’effet de mode, explique Olivier Duval, directeur du centre UCPA du Vauclin et lui-même ancien moniteur de planche de voile. Aussi le fait que le kite ne nécessite aucune force physique et permet de connaître assez rapidement de grisantes sensations de vitesse. Alors que la planche à voile n’en donne autant qu’après une longue pratique. »

Le kitesurf connaît un engouement étonnant : ce sport procure vite de grisantes sensations - © Christophe Jouas

Les activités nautiques de l’UCPA se déroulent devant la pointe Faula, un bel endroit situé à l’écart du gros bourg. Elle y partage un grand bâtiment de plain-pied avec le club nautique de la commune. Les stagiaires s’y rendent à vélo depuis le centre d’hébergement, situé de l’autre côté du Vauclin, dans un sympathique petit quartier de marins. Ils longent le front de mer où, sur un côté, se balancent les lourdes yoles peintes de couleurs vives. Au passage, ils aperçoivent de temps à autre des pêcheurs au travail, ramenant à la force des bras leur senne, un long filet.

Thons, daurades et fruits de mer

Puis ils passent devant le port de pêche. Le Vauclin est le plus important de la Martinique. Plus exactement, celui qui compte le plus de pêcheurs professionnels. Ils sont encore 150 environ à ramener thons, daurades et fruits de mer, dont les langoustes et les fameux lambis. Quelques uns embarquent d’ailleurs des touristes pour une partie de pêche au gros ou tout simplement pour assister à leur rude besogne.

- Quelque 150 marins pêcheurs exercent encore au Vauclin et dans ses environs. C’est le port de pêche le plus important de la Martinique

Evidemment, le vélo mis à disposition –gracieusement, et le parc vient d’être entièrement renouvelé– des jeunes stagiaires ne sert pas seulement aux allers-retours vers la base nautique. C’est le moyen privilégié de découvrir le Vauclin et ses environs, notamment les plages voisines qui sont jolies et presque toujours désertes. Les activités sportives sont organisées par demi-journées et une journée entière est laissée libre, ce qui laisse pas mal de latitude pour visiter la Martinique par petites tranches.

Grandes plages et distilleries de rhum

Taxi collectif, transport en commun ou location de voiture ? Le choix est le plus souvent dicté par la destination, répond Marie-Jo. Intendante du centre, elle est amoureuse de l’île et la connaît sur le bout des doigts. Chaque semaine, elle organise une séance d’information destinée à en présenter les multiples facettes à ses petits protégés. Le directeur aussi insiste pour que les stagiaires aillent à la découverte de la Martinique et de ses habitants.

Des anses plus belles les unes que les autres, toutes différentes

Natif de l’île, responsable des activités de l’UCPA pour toutes les Antilles, il travaille en permanence à l’intégration du centre dans le tissu local. Le partenariat prend de multiples formes. Ainsi les enfants des cinq écoles primaires du Vauclin apprennent à nager dans la piscine de l’UCPA.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Les virées conduisent vers les principaux centres d’intérêt de la Martinique : les grandes plages du sud, celles des Salines et du Diamant, les anses dignes de cartes postales, les côtes sauvages du versant atlantique, Fort-de-France avec son marché et sa magnifique bibliothèque Schoelcher. Sans oublier les distilleries de rhum…

Il y a aussi ces multiples possibilités de découverte par le petit bout de la lorgnette.
Comme par exemple les sorties en mer organisées par les trois sympathiques lascars de Fleurdo, à bord de pirogues transparentes. Assorties de solides explications –avec notamment les implications écologiques–, ces promenades font admirer les herbiers, la mangrove et de superbes fonds blancs –des hauts fonds sableux où l’on se délasse en fin de journée, un ti-punch à la main. Une leçon de choses grandeur nature.

Informations pratiques

L’UCPA (Union nationale des centres sportifs de plein air) est une association dont la vocation est de rendre accessible au plus grand nombre de jeunes –jusqu’à 40 ans– les sports de plein air.

Du ski au kitesurf, en passant par la plongée, le golf, la randonnée ou le parachutisme, elle propose la pratique d’innombrables activités. L’UCPA accueille les jeunes dans 125 centres à travers toute la France (dont 3 aux Antilles) mais aussi dans le monde entier avec 26 centres et quelque 60 destinations aventure à l’étranger.

Le centre du Vauclin à la Martinique, particulièrement attrayant, offre en pension complète du windsurf, du kitesurf, du catamaran, du surf, des stages multiactivités ou tout simplement des séjours libres. A partir de 1 245 euros pour un stage d’une semaine de windsurf.

Autre contacts utiles :

  • Comité martiniquais du tourisme, 2 Rue des Moulins 75001 Paris
  • Fleurdo à Pointe Chaudière 97280 Le Vauclin : éco-excursions en pirogues transparentes, tel. 06 96 5025 35.

Vignette de couverture : © UCPA – CERVOS Stéphane

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Journaliste venant de la presse régionale, maintenant je ne fais plus que ce que j'aime. C'est simple, non ?

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