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Les murals de Belfast et Derry

Le conflit nord-irlandais : un ancrage dans l’histoire

Après avoir bravé les attaques répétées des Vikings du VIIe au XIIIe siècle et les divisions des clans, les irlandais passent sous la couronne anglaise en 1509. Du XVIe au XVIIIe siècle, les irlandais ne cesseront de se révolter mais chaque soulèvement amène des représailles terribles du Royaume-Uni : massacres, confiscation des terres, promulgation de lois anticatholiques…

Après la grande famine du milieu du XIXe siècle, le mouvement vers l’indépendance de l’Irlande redémarre, notamment sur le plan politique. Au fil des décennies, la couronne anglaise laisse échapper quelques signes d’amélioration.
Le 6 décembre 1921, le traité de Londres abouti à l’indépendance de l’Irlande, amputée d’une grande partie de la province de l’Ulster, restée sous couronne britannique. En février 1948, la République d’Irlande est proclamée.

Murals à Belfast

Suite aux discriminations quasi systématiques des catholiques d’Irlande du nord, le conflit nord-irlandais démarre à la fin des années 1960. Il se cristallise autour de deux projets politiques contradictoires : une volonté de réunification de l’île, exprimée par la plupart des catholiques, et qualifiée de «nationalisme catholique», une volonté de préservation et même de renforcement du lien avec la Grande-Bretagne, défendue par la majorité des protestants, «l’unionisme». Si la querelle théologique est absente du conflit, les Eglises y jouent un rôle central comme le précise l’excellent article d’Elise Féron du Ceras.

L’accord de paix du vendredi Saint du 10 avril 1998 met fin à un conflit qui fit plus de 3600 morts et près de 40 000 blessés.

L’antagonisme entre unionistes et républicains s’est apaisé ouvrant la voie à la réconciliation dans une province meurtrie par trente années d‘affrontements fratricides. On peut aujourd’hui visiter les quartiers de Belfast et de (London)Derry engagés dans  le conflit nord-irlandais.

Belfast

Capitale de l’Irlande du nord depuis 1920, la ville de Belfast, du gaélique Béal Feirste (« abords du banc de sable »), se love  au milieu de vertes collines à l’embouchure de la rivière Lagan. Si la ville est connue pour son riche passé industriel, elle l’est tout autant pour son implication dans le conflit nord-irlandais.
Les quartiers de Belfast regorgent de murals, ces peintures murales qui glorifient les loyalistes britanniques et les républicains irlandais.

Bobby Sands
La première fresque loyaliste a été peinte à Belfast vers 1908 pour commémorer la bataille de Boyne du 12 juillet 1690 et ainsi réaffirmer la loyauté à la Couronne d’Angleterre et la suprématie sur la population de confession catholique. On trouvera le plus grand nombre de fresques dans les quartiers de Sandy Row et Shankill Road.

Les premières fresques de propagandes républicaines apparaissent à la fin des années 70 pour lutter contre les injustices sociales, économiques et politiques subies par les catholiques. C’est dans les quartiers nord et ouest de Belfast qu’on trouve les plus belles fresques à la gloire de l’Armée Républicaine Irlandaise (IRA) comme autour de Falls Road et Ardoyne en plein quartier protestant.

Une des fresques les plus emblématiques est celle de Robert Gerard Sands, communément appelé Bobby Sands (né le 9 mars 1954 et mort le 5 mai 1981). C’était un républicain irlandais, membre de l’IRA, mort après 66 jours de grève de la faim dans la prison de Maze  en Irlande du Nord.
Si la visite n’est pas pesante, le passage par les grilles séparant les quartiers donne des frissons dans le dos.

(London)Derry

Deuxième ville la plus importante d’Irlande du Nord après Belfast, le nom de la ville fait l’objet d’une querelle entre les républicains majoritairement catholiques et les unionistes principalement protestants. Au XVIIe siècle, la ville se voit ajouter London devant son nom d’origine Derry lorsque les territoires de République d’Irlande furent confiés aux corporations de Londres. Les républicains catholiques l’appellent toujours Derry.

Mais la ville, quelque soit le nom qu’on veut bien lui donner, est tristement célèbre pour son « dimanche sanglant », le « bloody Sunday » chanté par U2 dans la chanson « Sunday bloody Sunday ». Le dimanche 30 janvier 1972, quatorze manifestants sont tués par l’armée britannique lors d’une marche organisée par l’Association des Droits Civiques d’Irlande du Nord pour obtenir l’égalité pour tous les citoyens nord-irlandais et la fin des pratiques discriminatoires des pouvoirs locaux envers les catholiques au niveau politique, social et économique.

Une peinture murale des artistes du Bodgside rend hommage aux quatorze victimes du Bloody Sunday. Les Bogside Artists, Kevin Hasson, Tom et William Kelly ont commencé à peindre sur les murs des habitations du quartier du Bogside de Derry en 1994. Les fresques retracent avec force l’épisode du conflit nord-irlandais. « The Petrol Bomber » (le lanceur de cocktail Molotov) relate les trois jours de bataille du Bogside d’août 1969 qui marque le début du conflit nord-irlandais. C’est une des fresques les plus poignantes.

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A lire

Visite des « murals »

Belfast

On peut visiter la ville et découvrir son histoire avec l’organisation loyaliste ou l’organisation républicaine au choix :

Il est aussi possible de faire le tour de la ville avec les Black taxi.

Derry

Free Derry Tour, Derry Visitor and Convention Bureau ainsi que Derry Taxi Tours proposent des différents tours qui reviennent sur l’histoire politique de la ville et passent bien entendu par une explication des peintures murales de Derry.

Liens internet

Fondateur des blogs www.i-trekkings.net et www.i-voyages.net et www.my-wildlife.com, je blogue Voyage, Roadtrip, Outdoor et Safari. J'encadre aussi des voyages photo sur les thématiques qui me passionnent : voyage, safari et trek.

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