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Les eaux paisibles du lac Titicaca

18 juin. Nous quittons Chivay par une route en lacets offrant de jolies points de vue sur la vallée de Colca jusqu’au mirador de los volcanes (4900 m) d’où nous embrasons un paysage aride parsemé de petits cairns religieux couronné de plusieurs cônes volcaniques.
Le trajet se poursuit à travers la Réserve National Salinas y Aguada Blanca. Situé à une altitude moyenne de 4400 m, elle permet de découvrir trois des quatre camélidés d’Amérique du sud : la vigogne sauvage, le lama et l’alpaga domestique. Seul la guanaco ne peut être observé.
Les paysages arides de l’Altiplano se succèdent. Mon regard reste collé à la fenêtre du bus pour profiter de ces étendues sauvages d’une grande beauté. Le long de la route, oies des Andes, flamants roses, foulques, faucons et aigles s’observeront sans difficulté.
Plus nous approchons du lac Titicaca, plus les lacs et les villages sont nombreux et riches en cultures. L’eau c’est la vie comme dit le dicton. Ici encore, ce n’est que plus vrai.

Lac Titicaca

Le lac Titicaca est en vue. Contrairement à de nombreux voyageurs, c’est par de petites pistes que nous arrivons sur les berges du lac.

Plus grand lac d’Amérique du Sud, plus haut lac navigable du monde, le lac Titicaca est situé à 3800 mètres d’altitude en Bolivie et au Pérou. Le lac tient son nom du rocher Titi Khar’ka, « Roc du puma » en aymara, qui se situe sur l’Isla del Sol.

C’est au village de Llachon sur la péninsule de Capachica que nous posons notre barda pour deux nuits chez l’habitant. Nathalio et Sofia nous accueillent chaleureusement dans leur maison.

île Taquile

L’île Taquile

19 juin. Route pour Taquile, une petite île de 7 km² situé à une heure de bateau de Llachon.

Après avoir débarqué sur, c’est plus de 500 marches qu’il faut gravir lentement pour rejoindre la place centrale de l’île. La lumière de l’altiplano offre un panel de couleurs ultra-vives : le bleu profond du lac, le rouge de la terre, le vert des arbres et le blanc des sommets enneigés de la Cordillera Real bolivienne. C’est stupéfiant.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Ici, les habitants parlent quechua contrairement aux autres communautés insulaires de langue aymara. La tradition artisanale répond à des coutumes sociales bien particulières : les hommes portent des bonnets de laine qu’ils tricotent eux-mêmes. Les couleurs ont leur importance : rouge pour les hommes mariés, rouge et blanc pour les célibataires et multi-couleurs pour les touristes. Les femmes tissent de larges ceintures colorées pour leur mari ou leurs nombreuses jupes qu’elles superposent.

Après le déjeuner, nous quittons l’île pour les îles flottantes des Uros.

Uros sur son bateau de roseaux

Les îles flottantes

Ce sont des îles confectionnées par les Uros avec du « totora », un roseau léger qui pousse en abondance dans les eaux peu profondes du lac Titicaca.
Maisons, embarcations et artisanat sont aussi fabriqués en roseau.

Alors que la majorité des îles flottantes se trouve à 5 km à l’est de Puno, c’est sur une petite île entre Taquile et la péninsule de Capachica que nous faisons une halte. Une famille élargie vit sur l’île dans de petites maisons. Si le bateau à moteur a remplacé l’embarcation traditionnelle pour les déplacements quotidiens, les conditions de vie restent très sommaires.
Vente d’artisanat et balade en bateau en roseaux nous sont proposés. Piège à touristes ? Je n’ai toujours pas tranché. A leur place, ne ferions-nous pas de même ?


Voyage au Pérou réalisé avec Club Aventure, spécialiste des randonnées et voyages d’aventures à travers le monde

Grégory ROHART

Fondateur des blogs www.i-trekkings.net et www.i-voyages.net et www.my-wildlife.com, je blogue Voyage, Roadtrip, Outdoor et Safari. J'encadre aussi des voyages photo sur les thématiques qui me passionnent : voyage, safari et trek.

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