« C’est une terre à désirer et, une fois vue, à ne jamais quitter », pronostiquait Christophe Colomb en 1492, en découvrant sa première terre américaine. Cinq siècles plus tard, une poignée de Français lui ont donné raison, débarquant sur la presqu’île de Samana pour ne plus en partir. Leur point d’ancrage, au nord, n’était alors qu’un hameau sans eau courante ni électricité. Conjuguant ambiance cosmopolite et douceur de vivre caribéenne, Las Terrenas demeure aujourd’hui un lieu de villégiature où il fait bon vivre. En comparaison, Las Galeras, à l’extrémité orientale, fait figure du bout du monde, éparpillant ses plages immaculées dans un décor sauvage. Au point qu’il faut se jeter à l’eau pour profiter de Fronton et Rincon, en compagnie des pêcheurs locaux qui assurent la desserte sur demande. Les passes du lagon franchies, on accoste dans des criques désertées, si ce ne sont une ou deux paillottes où grillent des langoustes, voire un coupeur de noix de coco, servant un cocktail nature en trois coups de machette…
Que dire du spectacle des baleines à bosse, entre janvier et mars ? Migrant de l’Atlantique Nord dans une course qui peut atteindre 5 000 kilomètres, ces cétacés, classés espèce menacée, choisissent les eaux tièdes de la péninsule pour s’accoupler et mettre bas. Quand les mâles de 40 tonnes bondissent hors de l’eau, le ballet se devine depuis la côte. Mais rien ne vaut d’être aux premières loges pour frayer avec les baleineaux et leurs mères. On peut mettre le cap sur ce sanctuaire marin depuis Samana, sur la baie du même nom. Halte atmosphérique, avec son charme délavé qu’endiable le carnaval en février, la capitale provinciale est aussi un embarcadère pour le parc national de Los Haitises. Façonné par l’érosion depuis des millions d’années, il déploie un labyrinthe d’îlots où s’abritent pélicans et frégates. Surtout, cette terre de canaux, à l’abri d’une mangrove, était le refuge des Indiens Taïnos. Exterminée par les Conquistadors, cette civilisation n’a pas été avare en héritage. Elle nous a laissé peintures et gravures, au sein de grottes sacrées. Un savoureux vocabulaire, de hamac à tabac. Et un prisme arc-en-ciel pour apprécier leur pays, qu’ils appelaient « la Mère de toutes les terres ».
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Office du tourisme de République Dominicaine : 22 rue du Quatre Septembre, 75002 Paris ; tél. 01 43 12 91 91 ; www.godominicanrepublic.com (en espagnol et anglais).
Y aller
L’aéroport El Catey étant plutôt dédié aux charters de TO, il peut se rejoindre en bus ou en avion depuis Saint-Domingue, qui vaut la visite pour son patrimoine colonial. Sur place, lent mais correct réseau de transports en commun.
Bonnes adresses
- A 3 km de Las Terrenas, sur playa Bonita, l’hôtel Bahia Las Ballenas déploie 8 bungalows quadruples, soit 32 chambres, dans un beau jardin en bord de mer ; restaurant délicieux : www.bahia-las-ballenas.net
- A Las Galeras, l’hôtel Todo Blanco cache 8 chambres derrière ses cocotiers, qui frangent la baie de Rincon : www.hoteltodoblanco.com
- Egalement bordé par une plage à proximité de Las Galeras, le Club Lookéa Samana : www.look-voyages.fr
Samaná est une véritable et authentique nouvelle destination à découvrir. Une destination aux paysages riches et variés et une nature généreuse, façonnée et préservée où les hommes et les femmes sont profondément attachés à leur terre, à leur culture et leur savoir-faire
Nouvelle destination, ce n’est pas un peu exagéré ?
Bonjour,
Depuis quelques années la Péninsule de Samana reçoit plus de touristes, c’est du notamment au fait qu’avec l’autoroute Juan Pablo II et le Boulevard de l’Atlantique, Saint Domingue, L’aéroport Las Americas et le sud de la République Dominicaine ne sont plus qu’à 2h de route pour 4h avant.
Mais ca reste encore une destination assez tranquille et surtout splendide.
LM
L’article de Laure date d’il y a 6 ans. C’est sûr que les accès, ça change la tranquillité d’un lieu touristique