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Israël : sur le chemin des origines

Chaque année, des centaines de milliers de pèlerins visitent Israël pour retrouver les origines de leur foi. Tout voyage en Israël passe par Jérusalem. Il ne peut en être autrement car la vieille-ville est de première importance pour les trois grandes religions monothéistes (judaïsme, christianisme et islam). Israël comme les territoires palestiniens ne font pas l’unanimité dans la communauté internationale, pas plus qu’en France. Le conflit qui les oppose est toujours sous-jacent lors d’un voyage en Israël. Il le sera aussi ici en découvrant trois sites majeurs du pays : La basse Galilée, berceau de Jésus, Jérusalem et sa vieille-ville et l’oasis d’Ein Gedi près de la mer Morte et du site historique de Massada. En route…

Synagogue de Capharnaüm

Dans les pas de Jésus

La Basse Galilée au nord d’Israël est la région où l’essentiel de la vie de Jésus s’est déroulée. Plusieurs sites majeurs permettent de revivre à l’époque de Jésus : l’église de Cana où Jésus changea l’eau en vin, l’église de la multiplication des pains de Tabgha où a eu lieu le miracle, le mont des Béatitudes où Jésus délivra son sermon sur la montagne (Matthieu 5-7) et Capharnaüm où Jésus habitait. Sur le site on y trouve notamment une synagogue du IV siècle et la maison de Saint-Pierre.

Si la majorité des pèlerins se rendent sur les sites religieux en bus, les 65 km du Jesus Trail entre Nazareth et Capharnaüm sur les rives de la mer de Galilée permettent un cheminement plus spirituel.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu, chapitre 14, versets 14 à 21 :
« Quand il sortit de la barque, il vit une grande foule, et fut ému de compassion pour elle, et il guérit les malades. Le soir étant venu, les disciples s’approchèrent de lui, et dirent : Ce lieu est désert, et l’heure est déjà avancée; renvoie la foule, afin qu’elle aille dans les villages, pour s’acheter des vivres. Jésus leur répondit : Ils n’ont pas besoin de s’en aller ; donnez-leur vous-mêmes à manger. Mais ils lui dirent : Nous n’avons ici que cinq pains et deux poissons. Et il dit : Apportez-les-moi. Il fit asseoir la foule sur l’herbe, prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux vers le ciel, il rendit grâces. Puis, il rompit les pains et les donna aux disciples, qui les distribuèrent à la foule. Tous mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta douze paniers pleins des morceaux qui restaient. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille hommes, sans les femmes et les enfants. »

Les fidèles font la queue pour embrasser le tombeau du Christ dans la chapelle de l’ange de Saint-Sépulcre

Jérusalem, le carrefour des religions

Au cœur d’Israël, Jérusalem est au centre de toutes les préoccupations internationales tant religieuses que politiques. Le statut de la ville étant controversé, bon nombre de pays a leur ambassade à Tel-Aviv. C’est le cas de la France. Aujourd’hui, Israël comme la Palestine revendiquent Jérusalem comme capitale mais en attendant ce jour, la Palestine a son siège à Ramallah.

On dit de Jérusalem que c’est la ville des « trois fois sainte » car elle comprend les lieux les plus sacrés des religions juive et chrétienne et le troisième lieu saint de l’islam après la Mecque et Médine.

 

Les juifs sont nombreux à venir prié sur le mur des lamentations de Jérusalem

Saint-Sépulcre, le site chrétien le plus sacré de la vieille-ville a été dressé là où Jésus a été crucifié et enterré. Les pèlerins des quatre coins du monde s’y pressent pour s’y recueillir. Six communautés religieuses se partagent, certains disent se disputent, le site : les Catholiques romains, les Grecs orthodoxes, les Arméniens apostoliques, les Syriaques orthodoxes, les Coptes et les Ethiopiens orthodoxes. C’est unique au monde. La pierre de l’onction, où le corps de Jésus fut préparé avant d’être inhumé, est un véritable objet de dévotion pour les orthodoxes qui s’agenouillent, prient, embrassent la pierre et récoltent la moindre goutte d’eau à l’aide d’un chiffon.
Plus à l’est, le Mur des lamentations serait un vestige du mur d’enceinte de la vieille-ville de Jérusalem dont on dit qu’il a été érigé par Hérode. Vénéré par les juifs pour sa proximité avec le Saint des Saints, situé sur le mont du Temple, il requiert aussi une importance chez les musulmans car il sert de soutènement au dôme du Rocher et la mosquée al-Aqsa. Il est parfois l’enjeu du conflit israélo-palestinien.
Le Dôme du Rocher, facilement repérable grâce à sa coupole dorée, abrite le « Rocher de la Fondation », le lieu où Mahomet serait arrivé depuis La Mecque, lors de l’Isra, et où il serait monté au paradis, lors du Miraj, en chevauchant sa monture Bouraq.

Trois lieux saints chargés d’histoires et emprunts de spiritualité qui méritent le repos et le recueillement, plus que les querelles de pouvoir. Et si Jérusalem participait à la fête des voisins ?

L’expérience du kibboutz

Le kibboutz, tout le monde en a déjà entendu parlé sans forcément savoir de quoi il s’agit précisément. Développé par le mouvement sioniste, le kibboutz est un village collectiviste d’Israël fondé sur le modèle du socialisme associatif. A l’origine, ces membres partagent les biens et les revenus de la communauté, préconisent le travail individuel tout en prônant l’égalité pour tous et la coopération de tous les membres dans tous les domaines de la production, de la consommation et de l’éducation.

 

Le Kibboutz d'Ein-Gedi a réussi à transformer les terres arides en véritable oasis providentiel

Le premier kibboutz est fondé à Degania en 1909. Il en existerait aujourd’hui 275 mais seulement 60 d’entre-eux fonctionneraient encore sur un modèle entièrement collectif, dans lequel tous les membres reçoivent le même salaire quel que soit le travail imparti. C’est le cas du Kibboutz Lavi situé sur le Jesus Trail entre Nazareth et Capharnaüm. De l’aveu de David Sharon, un juif français installé dans le kibboutz depuis 1974, « le kibboutz ne vit plus en autarcie, il est socialiste de l’intérieur et capitaliste à l’extérieur ». C’est que pour survivre, les kibboutz ont dû s’adapter au marché libéral. Un grand nombre d’entre-eux disposent par exemple d’un hôtel et de services à la disposition des voyageurs (établissement thermal, restaurants, agences de voyage…). Le Kibboutz Lavi vit aussi de la menuiserie religieuse et celui d’Ein Gedi exploite une palmeraie de 22 hectares et produit 800 tonnes de viande par an.

L’expérience de passer une nuit dans un Kibboutz devrait faire partie de tout voyage en Israël. Deux adresses testées : Hôtel Kibboutz Lavi et Ein Gedi Resort Hôtel.

 

Source d'Ein-Gedi

Ein Gedi, Massada et la mer morte

Le kibboutz d’Ein Gedi fondé en 1956 est un bon camp de base pour explorer ses environs. Les pionniers rêvaient de redonner vie à ce lieu où David s’est caché pour échapper à l’armée du roi Saül (Samuel 1-24). Si l’oasis nichée aux creux des wadi David et wadi Arugot devait être pleine de vie, tout autour les paysages n’étaient que lunaires. Il a fallu à la communauté beaucoup de patience et de travail pour construire leur paradis, leur kibboutz.

La réserve naturelle d’Ein Gedi offre de belles possibilités de randonnée dans le wadi David et le wadi Arugot : rivières, bassins et cascades jalonnent la balade. Le site est très apprécié, notamment par fortes chaleurs car il offre une petite brise rafraichissante. Les plus courageux monteront jusqu’au plateau du désert pour profiter d’une vue spectaculaire.

 

Décontraction à la mer morte

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

En contrebas, sur les rives de la mer morte, le spa Ein Gedi est un lieu de bien-être apprécié des voyageurs. D’autres préfèrent les plages de la mer Morte pour se barbouiller de boue, bronzer au soleil ou se baigner. Il faudrait plutôt dire flottait car avec une salinité de 30%, il est impossible de couler.

Plus au sud, Massada, son magnifique palais et sa forteresse édifiée par Hérode, s’élève sur un piton rocheux isolé dominant fièrement la mer Morte. C’est ici qu’en l’an 73 après JC, les romains enfoncèrent la muraille de la forteresse avec un bélier monté sur une tour mobile. Une fois dans l’enceinte, ils se rendirent compte que les 960 défenseurs juifs s’étaient suicidés. Depuis 2001, le site est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Israël offre bien d’autres possibilités pour visiter des sites religieux et historiques. Il n’y a plus qu’à repartir…

 

La forteresse de Massada prise par les Romains en 73 après JC

Informations pratiques

Comment y aller ?

Vol direct depuis Paris vers Tel Aviv et Jérusalem en 4h30. Bien arriver à l’aéroport trois heures avant le décollage car les formalités sont longues en France comme en Israël. Pour trouver votre billet d’avion au meilleur tarif, utilisez notre comparateur de vols.

Où dormir ?

Des établissements testés et recommandés :

  • Hôtel Kibboutz Lavi : Les touristes se mélangent aux juifs orthodoxes. Kibboutz religieux et traditionnel
  • Ein Gedi Resort Hôtel : Un écrin de verdure tout autour du désert. Kibboutz réformateur.
  • Mitez Ramon : L’Ibike hôtel, voici une adresse simple mais bourrée de charme. Accueil en français et plein de conseils pour découvrir le Makhtesh Ramon et le Néguev en randonnée (à pied, à cheval et à VTT).
  • Le réseau des auberges de jeunesse en Israël : Economique et plein d’infos pour voyager
  • Jérusalem : Le Dan Panorama Hôtel, un 4 étoiles agréable, proche de la vieille ville

Vous pouvez trouver votre hôtel au meilleur prix en utilisant notre comparateur.

Comment se déplacer ?

Israël dispose d’un bon réseau de bus qui dessert tout le pays.  Du vendredi midi au samedi soir, il est par contre plus difficile de se déplacer en transport collectif. Le stop n’est pas conseillé.

La location de voiture est également bon marché en Israël et cela reste le meilleur moyen de voyager à son rythme hormis à Jérusalem et Tel-Aviv où elle est inutile. Le permis national suffit.

Restaurants

  • Jérusalem : restaurant Mona. Un coup de cœur. Cadre agréable et assiettes copieuses et bien préparées. A recommander sans hésitation !
  • Tel Aviv : The Social Club (Rothschild 45, Tel Aviv – Tél : 03-5601114). Une bonne adresse mais service aléatoire.

Livres

Plus d’infos

Photo d’introduction : Jérusalem © Office de tourisme d’Israël

Grégory ROHART

Fondateur des blogs www.i-trekkings.net et www.i-voyages.net et www.my-wildlife.com, je blogue Voyage, Roadtrip, Outdoor et Safari. J'encadre aussi des voyages photo sur les thématiques qui me passionnent : voyage, safari et trek.

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