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Farniente et plongées aux îles Gili

Après le trek au volcan Rinjani, Jay nous a déposé au port d’embarquement de Bangsal, à 40 km au nord de Senggigi, pour prendre le bateau pour les îles Gili. Un bureau vend des places pour le public boat, le shuttle et des bateaux privés. Les prix vont de 9000 Rps pour le bateau public à 10 fois plus pour un bateau chartérisé. On essaie de nous vendre un bateau privé. On refuse catégoriquement. On achète deux tickets pour le shuttle qui doit passer dans une heure. Une fois sur la plage d’embarquement, le gars qui nous accompagne se fait littéralement engueuler par le coordinateur des départs de bateau. Visiblement, il avait ordre de vendre des tickets pour des bateaux chartérisés. Ils essaient de nous faire grimper le prix car un bateau se prépare à partir. Nous refusons. Nous pouvons attendre une heure sans problème. Finalement, on nous dit ok pour monter dans le bateau direction Gili Air. A Bangsal, on fera tout pour vous arnaquer, sachez le !

Plage de Gili Air

Tranquillité à Gili Air

Gili Air est l’île des Gilis la plus proche de Lombok. Après une petite demi-heure de trajet, nous débarquons au sud de l’île. Première mission : trouver un hébergement. C’est la haute saison ici et c’est aussi la fin de journée, ça risque d’être coton.

A la sortie de l’embarcadère, nous prenons à droite et remontons la rue qui fait le tour de l’île. Les premières guesthouses sont toutes full. Au Gita Gili Bungalows, il reste un bungalow à 400 000 Rps la nuit. Nous le prenons. Pas d’eau chaude. L’eau n’est en fait pas très froide et légèrement salé. L’établissement fait face à la mer avec le bar resto directement sur la plage.

Pour cette première soirée, on se contentera de lire un bouquin sur la plage en sirotant une Bintang. La cheville est encore douloureuse, les îles Gili arrivent à point nommé.

Le lendemain, on décide de faire le tour de l’île à pied. C’est normalement assez rapide mais avec ma cheville, on avance à pas de tortue. Nous avons le temps, ça permet d’en profiter un peu plus. Les plages de sable blanc sont magnifiques ; au delà du Sandy Cottage au nord, on ne croise quasiment plus personne à part trois pêcheurs indonésiens.

L’après-midi, on embarque dans le bateau de la compagnie Islands Hopping pour rejoindre l’île voisine de Gili Meno.

Pêcheur indonésien

Robinsonnade à Gili Meno

Gili Meno, au centre de Gili Air et de Gili Trawangan, est "l’île la moins touristique et la mieux préservée" d’après le Routard. On y débarque après quelques minutes de bateau agité. Tout comme à Gili Air, nous n’avons pas réservé notre nuité. Et comme la veille, nous arrivons tardivement sur l’île. Par chance, on trouvera notre bungalow au premier coup d’essai au Mallias Child Bungalows. Les bungalows sur pilotis donnent directement sur la plage. C’est le gros avantage de l’adresse.

Le pied va mieux, je décide de me baigner face au bungalow. Comme un idiot, je me mets à courir en boitillant et percute de plein fouet des morceaux de corail. Je me pète un orteil au pied droit et me déchire la peau du pied gauche. La poisse, putain que j’ai la poisse !!

Pour le resto, on ne bougera pas du Mallias faute d’avoir des pieds valides.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Le lendemain, nous partons néanmoins explorer l’île à pied. Il y a plus de chose à faire qu’à Gili Air. Nous allons d’abord voir le centre des tortues (www.gilimenoturtles). Les tortues y sont recueillies dès leur plus jeune âge et sont relâchés en mer dès qu’elles sont assez grandes. 250 tortues sont relâchés chaque année.

Après cette visite, nous partons découvrir le Bird Park. Le parc ornithologique, situé au centre de l’île, est censé abrité plus de 300 oiseaux selon le Lonely Planet. Il n’y a malheureusement plus grand chose à voir même si les salariés sortent les oiseaux des cages à notre passage. A éviter…

Sunset Gecko
Cacatoès

Nous découvrons le lac salé qui vaut encore la réputation à Gili Meno d’être infestée de moustique l’été. Croyez moi, c’est entièrement faux. Nous arrivons face au spot de snorkeling de Gili Meno Wall. Beaucoup de poissons dont des murènes et des poissons-clowns.

Le Diana’s café est un bel endroit pour boire un verre mais c’est au Sunset Gecko (www.thesunsetgecko.com) que nous déjeunons. C’est une chouette adresse écofriendly au milieu d’un cadre paradisiaque et tranquille. Parfait pour robinsonner. J’aurais bien passé quelques nuits ici.

Sans trop s’attarder, nous finissons notre petit tour par le nord de l’île avant de nous embarquer pour l’île suivante Gili Trawangan.

Poisson lion

Plongées à Gili Trawangan

Gili Trawangan est l’île la plus touristique. C’est celle où le nombre d’hôtels est le plus important. C’est aussi ici qu’on trouve les hébergements les plus luxueux. Mais, on peut encore trouver des adresses très bons marchées dans l’intérieur des terres à seulement deux minutes de la côte.

Bon Gili Trawangan est aussi connu pour son ambiance très festive. Rien de réellement déjanté lors de notre passage mais il paraît que c’est surtout lors des pleines lunes que la fête bat son plein.

C’est aussi à Gili Trawangan qu’on trouve le plus de centres de plongée. Pour ma part, j’ai opté pour l’équipe francophone de Scuba Froggy. Monté par Guillaume et David, le club est à taille humaine et l’ambiance très décontractée.
On a fait le choix de dormir sur Gili Trawangan mais en fait, on aurait aussi pu rester sur Gili Meno ou dormir à Senggigi. Dans tous les cas, Scuba Froggy passe prendre les plongeurs.
L’idée était de profiter de notre passage sur Gili Trawangan pour passer l’open-water SSI. Scuba Froggy délivre aussi les diplômes Padi et FFESSM/ANMP. En tout cas pour moi. Johanne ayant déjà eu des problèmes barométriques, elle ne souhaitait pas se lancer dans la formation.

Plongée sous marine à Gili Trawangan

Un test écrit et six plongées sont nécessaires pour obtenir le fameux diplôme. Sous l’eau, les plongées alternent exercices et découvertes des fonds marins. Enlever son masque sous 9 mètres de profondeur, perdre son détenteur ou couper l’alimentation des bouteilles sont quelques-uns des tests à passer. Tout autour de nous, les coraux sont des invitations à s’émerveiller : une murène bien cachée à l’abri du corail par ci, des bancs de poissons colorés par là, des tortues en pagaille, étoiles de mer en voici en voilà. Quelle visibilité ! Trois jours à en prendre plein la vue. Une chose est sûre, je vais replonger. Mais, la prochaine fois, j’aurai un masque à ma vue, histoire d’en profiter encore plus.

Qui aime la plongée doit un jour passer par les îles Gili.

Grégory ROHART

Fondateur des blogs www.i-trekkings.net et www.i-voyages.net et www.my-wildlife.com, je blogue Voyage, Roadtrip, Outdoor et Safari. J'encadre aussi des voyages photo sur les thématiques qui me passionnent : voyage, safari et trek.

1 commentaire au sujet de « Farniente et plongées aux îles Gili »

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