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Derniers jours à Nouméa

Vendredi 12 novembre : Oh, les ponts !

La veille nous hésitions : que visiter en premier ce matin ? Le centre culturel Tjibaou pour faire des photos avec le soleil ou le musée de Nouvelle-Calédonie. Les nuages répondent à notre place : ça sera le musée de Nouvelle-Calédonie car c’est tout gris en direction de la baie de Magenta. Quand nous arrivons devant les portes du musée, celles-ci sont fermées. Il n’y a aucun panneau, aucune affiche indiquant que celui-ci est fermé. Nous nous disons qu’ils ne sont peut-être pas très ponctuels, nous attendons un peu. Nous faisons le tour du musée, nous passons devant le parking des employés et de Mr le directeur : il est vide ! Il faut bien nous rendre à l’évidence : le musée est fermé, ils font le pont . Nous savions qu’il ferme les jours fériés, mais comment peut-on faire le pont alors que le musée est ouvert le samedi et dimanche ? Nous ne sommes pas les seuls à nous être fait avoir, un couple de Japonais attend aussi devant le musée.

Nous faisons alors un tour au centre ville, pour faire quelques photos entre les nuages et les gouttes de pluie. Nouméa n’a vraiment pas le charme de St Denis de la Réunion. Dans la majorité, ce ne sont que des bâtiments des années 60-70, en béton ayant mal vieilli. Même devant la cathédrale, il n’y a pas de recul, la vue est bloquée par l’immeuble d’Air Calin. "Business is business", le développement économique a visiblement rasé les anciennes bâtisses coloniales (il est reste quelques unes, certaines à l’abandon et proches de disparaître).

Anne-Marie s’est mise en tête de s’acheter en souvenir une robe mission, la robe typique des femmes kanaks. Nous faisons donc le tour de tous les magasins de Nouméa, la plupart tenus par des "Chinois" (qui ne sont pas véritablement des "Chinois", c’est le nom donné aux personnes d’origine Chinoise sur le territoire calédonien, comme pour les z’oreilles). Elle trouve la robe de son choix, la vendeuse lui annonce le prix : 2500 francs CFP. Une dame entre alors dans la boutique et demande à son tour le prix de la même robe : 2980 francs CFP ! Quand cette dame sort de la boutique, la vendeuse vient rassurer Anne-Marie : pour elle, ça sera bien 2500 francs, c’est plus cher pour l’autre dame car c’est pour un mariage ! Logique, n’est-ce pas ?
Nous partons ensuite au centre cultural Tjibaou : lui aussi fermé ! Cette fois, une affiche indique qu’ils font le pont, juste ce vendredi car ils seront ouverts dès le lendemain. Nous rentrons donc à l’hôtel. Avant de poser nos serviettes sur la plage de l’Anse Vata, nous passons voir le tarif de la navette pour nous rendre sur l’île aux canards, ça serait une bonne idée pour l’après-midi. Quelques minutes après, pas plus, la pluie arrive et nous déloge de la plage. Pour midi, nous mangeons dans une pizzeria sur la baie des Citrons. Il semble que l’interdiction de fumer dans les restaurants ne soit pas appliquée en Nouvelle-Calédonie. De plus, de la manière dont sont disposées les tables, le malotru fumeur nous met sa cigarette presque sous le nez, pour éviter de la mettre sous le nez de ses convives. Nous nous demandons si c’est à lui qu’appartient la Lamborghini garée le long du trottoir devant la pizzeria !

A 14 heures, nous nous rendons au départ des navettes pour l’île aux canards : nous ne pouvons pas y aller car celle-ci est réservée pour un mariage . Nous tentons alors à nouveau la plage, nous nous endormons quand la pluie fait à nouveau sa réapparition. De plus, avec vent, il fait même froid. Nous remontons à l’hôtel pour tenter la piscine, c’est encore pire ! Il n’y a plus qu’à faire la sieste dans la chambre, au chaud. A 16 heures, nous nous efforçons de rejoindre la plage de la baie des citrons, plus à l’abri du vent. Nous nous forçons à rester dans l’eau, pour ce dernier bain de mer avant longtemps !

A 18 heures, nous rendons la chambre. On nous dit que tout est OK mais nous savons bien que nous devons payer un supplément pour cette demi-journée additionnelle (50 % du prix de la chambre jusqu’à 18 heures ; 75 % jusqu’à 20 heures). On nous annonce alors huit mille et quelques francs CFP. Ce n’est pas ce que nous avions convenu. Après un nouveau calcul, on nous annonce 5800 francs CFP au lieu des 6375 initialement prévus ! Ca nous convient mieux et si ce n’est pas le bon tarif, ce n’est pas notre problème. Après un dernier verre au "Malecon Café", une galette garnie à la crêperie, le plein d’essence (à une station du centre de Nouméa qui ne ferme qu’à 21 heures), nous partons en direction de la Tontouta, à 40 kms de Nouméa, soit une petite heure de route. A l’entrée de la Tontouta, il y a bien quatre stations essence d’affilées, toutes fermées. On s’était douté du coup, après trois semaines en Nouvelle-Calédonie, ça devient normal. L’aéroport, quant à lui, est tout juste en train de ré-ouvrir quand nous arrivons.

Malgré la carte magnétique, nous ne pouvons pas rentrer la voiture sur le parking des loueurs, le quota d’Avis étant atteint, alors qu’il y a encore beaucoup de places libres. Nous la garons sur le parking visiteur (payant) et nous allons nous présenter à l’enregistrement du vol car le bureau du loueur est fermé. Après l’enregistrement, le bureau est ouvert et nous rendons la clef de la voiture. La dame râle après la chambre de commerce, mais c’est son problème, pas le nôtre ! Quand nous arrivons dans la salle d’embarquement, nous découvrons qu’il y a la wifi gratuite ! C’est assez étrange dans une aérogare assez vétuste (mais en pleine réfection).

Météo de la journée :
Variable avec possibilité d’averses (surtout dès que nous nous rapprochons du sable d’une plage).
 

 

Samedi 13 novembre : Activité manuelle à Séoul.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Après le décollage, on nous sert seulement un sandwich, ce n’est pas bien grave. Là où ça devient plus grave, c’est qu’une heure avant l’atterrissage, on nous sert le petit déjeuner : une omelette avec de la saucisse, pas très bonne. Ah, poivre mon ami ! Quand nous atterrissons à Incheon en Corée, il fait grand soleil. Nous avons 6 heures d’attente. Nous avions plus ou moins prévu de visiter Séoul, situé à 50 km de l’aéroport. Mais par malchance, il se tient à Séoul un grand cirque médiatique, le G20, où Zébulon 1er est venu étrenner son "Air Sarko One". Ce qui veut dire qu’il y aussi des manifestations d’altermondialistes. Malgré un programme de visite mis en place spécialement pour les voyageurs en transit, nous nous contentons de magasiner dans le gigantesque centre commercial que représente l’aérogare. Il faut dire que nous n’avons pas magasiné beaucoup, car ce ne sont que boutiques Chanel, Prada, Cartier…

En cherchant bien, nous finissons par dénicher quelques boutiques d’électronique (il doit y en avoir 4, bien cachées). Avec la panne de l’ordinateur, nous nous sommes rendus compte qu’avec deux cartes mémoires en plus, nous serions plus sereins (surtout Christophe). Nous profitons donc des coupons de réduction qu’on nous a remis après le contrôle de sécurité. La carte de "Memory Stick" (de marque Sony, fabriquée en Corée) est affichée à 41 $US. Elle profite d’une première réduction de 2$US à laquelle s’ajoute le coupon de 10 $US. 22 euros au final pour une carte valant au moins 30 euros en France (avec la wifi gratuite, nous avons même pu comparer avant d’acheter).
Dans l’aérogare, il y aussi quelques "boutiques" du centre culturel Coréen. Gratuitement, le visiteur étranger peut confectionner un petit objet avec 9 pièces de monnaie trouées et des rubans qu’il faut tresser en passant au travers des pièces. Une hôtesse explique la signification de l’objet (bonheur, santé, richesse) avant de montrer à Anne-Marie comment tresser les rubans.

Nous prenons ensuite le train reliant le terminal d’où nous embarquerons. Nous commençons à avoir faim (faut dire que le petit déjeuner d’Air Calin, ce n’était pas ça). Dans la vitrine du restaurant où sont présentés les plats, nous avons le choix entre plusieurs cuisines. Nous aurions pu choisir typiquement Coréen (beaucoup d’aliments à manger dans un bouillon) mais nous préférons choisir la cuisine "asiatique" (nous considérons la cuisine Vietnamienne comme une des meilleures au monde, mais la découverte de la cuisine Japonaise sur le vol aller, nous a mis sur nos gardes). Nous choisissons les menus n° 27 et 28, soit du poulet à la noix de cajou et des crevettes. Il suffit de commander à la caisse centrale et d’attendre que le numéro remis à la caisse, s’affiche pour retirer son plat. C’était plutôt bon, 28000 Wons (soit 18 euros) pour les deux plats avec deux boissons (bien connues), un peu épicés quand même.

Les plats étaient servis avec des condiments dans des petits bols sur le côté : une sorte de racine saupoudrée d’épice (pas spécialement à notre goût) et une autre racine, toute ronde et toute jaune (que Christophe a apprécié).

Les fauteuils de la salle d’embarquement sont confortables, c’est le top pour surfer avec la wifi gratuite (partout dans l’aérogare). Avec toutes ses activités, les 6 heures d’attente sont vite passées. Nous n’avons plus qu’à embarquer dans le 747 cargo de KLM, pour un vol de 11 heures dont 8 de nuit. Ca sera beaucoup plus long, très long !

Au repas, on nous propose l’éternel : "Beef or Chicken". Sans savoir, nous choisissons du "chicken", cuisiné à la mode Hollandaise, mais notre voisin de siège choisit du "beef" cuisiné à la mode Coréenne. L’hôtesse lui explique toute les sauces qu’il a à mettre sur son plat avant de déguster. C’est peut-être ce qui nous a manqué à l’aller avec le plat Japonais (peut-être pas) ?

Arrivé à Amsterdam, nous n’avons plus qu’un dernier saut de puce pour rejoindre Toulouse. Nous avons décollé à minuit et quelques de Nouméa et après plus de 30 heures de vol, nous atterrissons à 22 heures 30 à Toulouse, le même jour ! La magie du décalage horaire (euh, il nous faudra plus d’une semaine pour nous en remettre ).

Bin, voilà, nous sommes allés en Nouvelle Calédonie et nous n’avons pas pu voir la baie d’Oro, à cause d’une rotation de bateau qui a été supprimée au dernier moment. Nous n’avons pas pu visiter le musée de Nouvelle Calédonie, car celui-ci était fermé pour cause de pont du 11 novembre, sans que cela ait été prévu ou indiqué quelque part. La fin du séjour nous a laissé sur notre faim. C’est d’ailleurs le problème de la Nouvelle Calédonie, les structures touristiques ne sont pas vraiment en place, alors qu’il y a un énorme potentiel, il y aurait moyen de créer de nombreux emplois. Mais c’est comme si le tourisme n’était d’aucune utilité pour le développement économique du territoire (ou d’aucune utilité pour ceux qui ont la main mise sur le territoire et qui ne veulent pas la perdre).

Et pourtant, il y a de nombreux exemples à suivre, comme l’accueil en tribu de Jeannette Ihage à Lifou ou le relais de Poingam tout au nord de la grande terre (entre autres). Et les attraits touristiques sont nombreux : des paysages que l’on peut voir nul par ailleurs, comme les rochers de Lindéralique ou le pont de Mouli (ce n’est pas le pont qui est exceptionnel, c’est le paysage que l’on voit depuis le pont).
Sans oublier les fonds sous-marins qui sont les plus extraordinaires que l’on ait pu voir (mieux que la Mer Rouge, les Antilles ou la Réunion) : il y a du gros, des raies mantas, des requins à foison, et du petit comme le poisson fantôme, le poisson crapaud. Le corail est en pleine forme (du moins, nous l’espérons). Nous y avons fait des plongées comme nous aimons : longues, pas forcément profondes, où l’on peut finir le palier par l’observation de la faune sur le platier (en non pas comme une saucisse au bout d’un parachute de palier), en ayant vue une multitude d’animaux !

Donc, oui, c’était très bien ! Il ne reste plus qu’à y retourner pour voir la baie d’Oro… Pardon, deux minutes, nous venons de recevoir un mail urgent : c’est notre banquier, il ne veut pas qu’on y retourne, désolé !

 

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