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Costa Rica : Le Corcovado, côté mer et côté terre

 

Le Costa Rica, qui abrite pas moins de 6 % de la biodiversité mondiale, est la destination nature par excellence. J’ai eu l’occasion d’y séjourner une semaine, exclusivement dans le sud, dans la péninsule d’Osa. Une région sauvage. C’est là que se trouve le parc national du Corcovado, l’un des premiers créés et le plus grand des 26 que compte le Costa Rica. Je l’ai découvert à la fois côté mer, puisqu’il englobe une vaste zone marine avec notamment l’île de Caño, et côté terre.

Un requin ! Là, juste en-dessous de moi, quelques mètres plus bas. Pas de doute : sa forme caractéristique se découpe sur les fonds rocheux et les coraux. Dire que je ne l’ai même pas vu arriver. Il semble onduler paresseusement mais je me rends bien compte de sa puissance.

C’est un requin corail. D’une taille conséquente, sans doute plus de deux mètres et demi. J’ai beau savoir qu’il n’est pas dangereux, j’ai quand même une poussée d’adrénaline. Ne serait-ce que parce que le spectacle est magnifique.

En fait, dès les premiers coups de palmes devant l’isla de Caño, je suis aux anges. Cette agréable séance de snorkeling me fait admirer des myriades de poissons multicolores : poissons chirurgiens, demoiselles de Cortez ou encore le joli poisson tacheté qu’est l’arothoron. Pourtant, nous sommes à moins de cent mètres de la côte seulement.

isla de Caño

Snorkeling devant l'isla de Caño

Un banc de dauphins nous accompagne

Même la balade pour venir ici depuis Drake Beach est vraiment sympa. A l’aller, un banc de dauphins nous accompagne un petit moment, jouant dans les vagues. L’île se trouve à une vingtaine de km de la terre ferme. C’est une réserve biologique, qui comprend à la fois l’île elle-même –pas bien grande avec ses 3 km²– ainsi qu’une vaste zone autour. L’ensemble est intégré au parc national du Corcovado.

L’île en elle-même vaut de s’y arrêter. Il y règne une atmosphère particulière : elle est sacrée. Depuis des temps immémoriaux –sans doute déjà 500 av. J.-C. jusque vers le XVe s. – elle a servi de cimetière, de lieu de prière et de recueillement. Poteries, sculptures…bon nombre d’objets aztèques et mayas provenant d’origines très diverses ont été découverts ici.

Même des sphères de Diquis. Ce sont de mystérieuses boules de pierre dont on ne sait trop à quoi elles servaient. Aux dimensions variables et parfois imposantes, elles sont ainsi appelées parce que taillées par les tribus de la région des Diquis. Bien sûr, tout cela se trouve aujourd’hui dans des musées et plus rien n’est visible aujourd’hui. Pourtant, marchant sur ses sentiers, je trouve que l’île est émouvante en soi en songeant à tout cela.

Corcovado

Tapirs, paresseux et fourmiliers dans le parc national du Corcovado

Après cette mise en bouche, cap sur le parc national du Corcovado proprement dit, quelques jours plus tard. Avec l’impression de faire partie des privilégiés : complètement excentré, il n’est de loin pas le plus fréquenté du Costa Rica ! Avec ses 425 km², c’est pourtant le plus grand, l’un des plus anciens et sans doute celui qui offre la plus grande biodiversité.

Entré du côté de la Leona –c’est le nom du petit cours d’eau qui délimite le parc au sud–, j’en fais très vite l’expérience. Dès les premiers pas à l’intérieur du Corcovado, le guide nous attire vers un trou d’eau qu’il avait repéré. Là s’y prélasse un tapir de Baird, le plus grand des mammifères du Costa Rica mais aussi l’un des plus rares. Comme mes camarades, je retiens  mon souffle, ne fais aucun geste brusque de peur de l’effrayer. Plus tard, j’ai encore l’occasion de voir un, de beaucoup plus près cette fois !

Quelques instants auparavant, à travers le feuillage, j’avais aperçu des singes hurleurs. Jusqu’à présent, je devais me contenter de les entendre, de préférence tôt le matin, juste avant le lever du jour. Ils ne sont pas bien épais, mais ils méritent leur nom ! Au cours de la journée, je vois d’ailleurs d’autres espèces endémiques du pays : singes-écureuils et capucins.

tapir

Parc national Corcovado

La première vraie surprise est la rencontre avec un paresseux à deux doigts, endormi sur une branche. L’animal emblématique du Costa Rica. Je le contemple dans la longue-vue du guide naturaliste, à travers un enchevêtrement de lianes. Une attendrissante boule de poils ! Puis, c’est un fourmilier, un tamandua du Mexique qui ici est une variété très rare. Il se promène d’un pas tranquille de branche en branche. Et un autre encore. Au total, j’en vois pas moins de trois en moins de deux heures.

Et tous ces oiseaux multicolores. Des aras rouges, bien sûr, au cri reconnaissable entre tous. Des toucans aussi. D’autres encore, plus petits et si mignons.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

La randonnée nous fait progresser sur un sentier qui longe la mer, sous le couvert de la forêt. Elle est accompagnée par les stridulations de milliers et de milliers de cigales : un concert assourdissant, au point d’empêcher toute discussion, qui enfle et décroit par vagues successives. Aucune difficulté, c’est plat. Mais il fait chaud, très chaud même. Au bout de quelques heures de marche, la fatigue se fait sacrement sentir. Mais personne, à commencer par moi, n’en a cure devant l’incroyable richesse du parc. Décidément, je suis vraiment un privilégié.

Corcovado

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Informations pratiques

  • Le site de l’office de tourisme du Costa Rica
  • « Costa Rica » aux Editions Lonely Planet (26,50 €). Existe en numérique (19.99 €), et chapitre par chapitre en numérique (3,49 €)

Une nouvelle destination Air France

Air France a inauguré une ligne directe Paris/Charles de Gaulle – San José, la capitale du Costa Rica, début novembre 2016. Une initiative largement saluée et dès le 21 octobre 2017 la compagnie proposera un vol supplémentaire. Elle augmente en effet son offre de sièges de 50 % sur cette destination, passant ainsi de 2 à 3 fréquences hebdomadaires.

Les vols seront effectués en Boeing 777-300 équipé de 468 sièges, dont 14 en cabine Business, 32 en cabine Premium Economy et 422 en cabine Economy.

Horaires des vols (en heure locale) saison hiver 2017

AF 430 : départ de Paris-CDG à 13h25, arrivée à San José à 17h55 le même jour.  AF 431 : départ de San José à 20h15, arrivée à Paris-CDG à 13h30 le lendemain.

En complément de cette nouvelle offre, les clients d’Air France peuvent rejoindre San José grâce à 2 vols quotidiens opérés par Copa Airlines, en continuation de la liaison Air France Paris/CDG – Panama City.

Ainsi, les passagers profitent d’un billet unique pour l’ensemble de leur trajet, d’un choix plus vaste de vols vers le Costa Rica, d’un acheminement des bagages jusqu’à leur destination finale et peuvent cumuler des Miles sur l’ensemble des vols opérés en partage de codes.

Un bon plan

Un organisme incontournable dans la péninsule, l’association « Caminos de Osa ». Elle fédère une quarantaine de petits prestataires de services, d’hôteliers tout à fait dignes de confiance. Créée en 2014, elle propose hébergement dans de petites structures privées, des activités diverses comme la promenade en kayak, à cheval, l’observation des oiseaux, du snorkeling, l’orpaillage avec un chercheur d’or…

« Caminos de Osa » se charge de construire votre séjour à la demande, avec différentes formules tout compris (notamment le transfert d’un endroit à l’autre). Le coût est de l’ordre de 100 $ US par jour et par personne.

Bonnes adresses

  • Hôtel El Rodeo (3*), à San José. Situé pas trop loin de l’aéroport, il est calme et agréable.
  • Restaurant Pirate Cove : un endroit idyllique au bord de la plage à Drake Beach.
  • Luna Lodge : Un havre de paix et de luxe perdu dans les collines, près de l’entrée La Leona du parc national Corcovado.

Activités

  • Un guide particulier pour vous accompagner : Français et marié à une Costa Ricienne, Emmanuel Schuler est un jeune guide de tourisme, excellent connaisseur du pays. Il est particulièrement passionné par la nature, la faune et la flore. Schuler_manu[at]yahoo.fr
  • Snorkeling et visite de l’isla Caño : Aussi possibilité de plongée ou de balades à cheval.
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Journaliste venant de la presse régionale, maintenant je ne fais plus que ce que j'aime. C'est simple, non ?

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