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Bhaktapur, Pashupatinath & Bodnath

1er novembre – Avant de partir pour notre trek, nous avons une journée de visites guidées au programme. Le premier site visité est la cité de Bhaktapur. Située à 13 kilomètres à l’est de Katmandou et à 1401 mètres d’altitude, sa population actuelle est évaluée à 165 000 habitants. Elle fut fondée par le roi Ananda Deva Malla au XIIe siècle. La ville avait acquis son importance grâce à sa position privilégiée sur l’axe Inde-Tibet. Les taxes imposées aux marchandises lui apportaient une grande richesse. Nous débutons la balade dans le Durbar Square. Ce vaste ensemble est constitué de temples, colonnes, pagodes et bâtiments royaux.

Bhaktapur

Les magnifiques sculptures sur pierre ou sur bois coloré témoignent du riche passé de la cité. Tout comme la porte dorée, datant de 1754, construite durant le règne de Ranajit Malla. Certains temples Hindouistes cont aussi ornés de sculptures en bois illustrant des scènes érotiques. Quelle est la signification de ces sculptures, les avis divergent : manifestation réaliste d’une étape du cycle de la vie, rappel du rôle des dieux dans la création ?

Nous poursuivons vers Taumadhi Square où se trouve le temple Nyatapola, dédié à Siddha Laxmi, déesse de la prospérité. Cette pagode à cinq niveaux est considérée comme la plus haute de la vallée de Katmandou avec ses 30 mètres. L’escalier qui permet d’y accéder est décoré de statues de pierre réprésentant démons et animaux fantastiques.

Crémation

Nous empruntons ensuite d’étroites ruelles pour nous rendre à Pottery Square, l’occasion de voir la vie des Népalais. C’est la période de la récolte du riz et le moindre mètre carré est mis à contribution pour le faire sécher. Plus loin, un groupe d’adolescents joue au ping pong sur une table et un filet de fortune en pierres. Nous arrivons dans le quartier des potiers pas très actif en cette période, seules les boutiques de souvenirs sont ouvertes et les tas de riz couvrent toute la place. Nous pouvons quand même voir quelques fours qui ne sont pas en activité.

Après le déjeuner, nous quittons Bhaktapur et retournons à Katmandou pour notre deuxième visite : Pashupatinath. Il s’agit d’un grand sanctuaire hindouiste, c’est le Bénarès du Népal. La rivière Bagmati se jetant dans le Gange a le même caractère sacré, c’est donc ici qu’ont lieu les crémations avant que les cendres y soient dispersées. Celles-ci se déroulent tout au long de la journée sur de petits autels au bord de la rivière. A notre arrivée, deux sont en cours. Cela peut sembler dérangeant de visiter ce genre d’endroit, mais pour les hindousites, la mort n’a pas la même signification, ce n’est qu’une étape avant la réincarnation.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Sadhu

Sur le site sont construits de nombreux temples. Nous ne pouvons pas les visiter, ils sont réservés aux hindouistes. Nous pouvons par contre rendre visite aux Sadhus, ces ascètes, qui ont renoncé à tout pour se consacrer à la méditation. Ils vivent de mendicité et l’un d’entre-eux nous prouve sa souplesse en échange de quelques roupies.

Nous quittons ce lieu alors qu’arrive un nouveau corps pour l’incinération… Nous nous dirigeons vers la dernière visite du jour : Bodnath. Egalement appelé Bouddhanath, il s’agit cette fois d’un sanctuaire Bouddhiste. Son stupa du XIVe siècle qui domine l’horizon est l’un des plus grands au monde. La base du stupa se compose de trois terrasses, on peut y voir 108 niches contenant chacune une statue de Bouddha. La base de la tour, carrée, constitue le harmika qui porte les yeux du Bouddha; la partie supérieure en forme de pyramide allongée se compose de 13 degrés qui représentent le chemin vers l’éveil.

Bodnath

De nombreux drapeaux à prières y sont accrochés. Aussi appelés loungta ou « chevaux de vent », ce sont des guirlandes de petits rectangles de tissu imprimés de différents mantras ou de prières. Ils sont souvent de cinq couleurs : blanc, jaune, vert, rouge et bleu. Ils sont considérés comme des porte-bonheur possédant la capacité d’écarter les difficultés. Leur nom vient du cheval imprimé sur la plupart d’entre eux, cheval représenté portant les Trois Joyaux : le Bouddha, le Dharma (ses enseignements) et la Sangha (la communauté bouddhiste). Nous en verrons tout au long de notre voyage, sur les monastères, les temples, mais aussi les passerelles ou au sommets des cols. Le vent qui souffle caresse au passage les formules sacrées imprimées et les disperse dans l’espace, les transmettant ainsi aux dieux.

Nous tournons autour du stupa (toujours dans le sens des aiguilles d’une montre !!). Tout autour du monument, nous pouvons tourner les moulins à prières, une aute manière de montrer sa foi. Ceux-ci sont constitués d’un cylindre rempli de mantras et pouvant tourner librement autour d’un axe. Selon les croyances associées à cet objet, actionner un tel moulin (aussi dans le sens des aiguilles d’une montre) a la même valeur spirituelle que de réciter la prière du mantra, la prière étant sensée se répandre ainsi dans les airs comme si elle était prononcée. Il en existe de plusieurs dimensions, les plus grands dépassant la taille d’un homme. Nous visitons aussi le temple installé à côté du stupa, une magnifique cloche y est installée. Nous rentrons à l’hôtel Holy Himalaya pour une dernière nuit confortable.

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