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Baie de Lékiny

Mercredi 3 novembre : Grotte et trou bleu

Mauvaise nouvelle au lever : malgré une éclaircie au dessus de Mouli, le ciel est tout noir au nord, il pleut ! Et ce n’est pas la petite averse. La veille, nous avions entendu des personnes dire qu’il y avait des problèmes de ravitaillement en essence. Ils avaient dû attendre 40 minutes pour faire le plein car les habitants de l’île remplissaient des bidons. Comme il nous faut rendre la voiture avec le plein d’essence et que sous la pluie, il n’y a pas grand chose à faire, nous allons donc à la seule station service de l’île pour faire le plein. Heureusement, il n’y a pas grand monde. Le pompiste sert avant nous des gens qui arrivent avec des bidons mais nous refaisons le plein assez rapidement. Nous comptons encore rouler avec la voiture mais ça sera mieux que rien si nous ne pouvons pas compléter le plein avant de rendre la voiture.

De retour au pont de Mouli, nous nous arrêtons quelques instants pour regarder les tortues et les raies léopards passer sous le pont. Dans la baie de Lékiny, les raies prennent parfois de la vitesse et sautent hors de l’eau. Quel spectacle ! Nous apercevons aussi passer des poissons, très longs, d’un bon mètre de long et d’une vingtaine de centimètres de diamètre, aux reflets bleutés. Le ciel est encore menaçant mais il ne pleut plus, pour l’instant. Nous retournons au gite attendre que le mauvais temps passe…

Vers 11 heures du matin, une timide éclaircie pointe son nez. Les nuages sont encore bien présents mais l’éclaircie gagne quand même du terrain. Si bien qu’à midi, nous repartons ingurgiter à toute vitesse 6 crevettes avec du riz au snack du camping de Lékiny, car à midi et demi, nous devons partir visiter les falaises de Lékiny avec un guide local, Félix de son prénom (s’il avait plu, nous aurions annulé). Nous embarquons alors sur une barque en aluminium au fond de laquelle trois vitres ont été posées pour permettre de voir les fonds marins. Deux vitres sont hors d’usage et quant à la dernière, une bulle d’air coincée sous la coque empêche de bien voir les fonds. Heureusement que nous ne sommes pas venus pour ça. Félix commence par remonter au nord de la baie, près d’une cocoteraie. Là, un groupe de Japonais débarqués d’un bus, regardent les falaises depuis la plage. Félix continue ensuite vers le sud, en logeant les falaises. Celles-ci ont un aspect assez fantomatique. La roche d’origine corallienne a été creusée par la mer et ensuite, lors de la descente du niveau de l’eau, la pluie a rongé le calcaire, formant stalactites et stalagmites dans les cavités.

A l’extrémité sud des falaises, nous débarquons pour visiter la chapelle aménagée dans une grotte. En 1953, un cyclone a dévasté l’île et la population s’était réfugiée dans cette grotte. Depuis, les communions sont célébrés dans cette chapelle ainsi que des mariages de Japonais. Alors que la baie de Lékiny est une réserve où l’on ne peut théoriquement pas nager, Félix se rapproche ensuite de la passe de Lifou pour nous permettre de faire une petite séance de PMT (sans les palmes pour notre cas, juste le masque et le tuba). En nageant vers la passe, contre les vagues, nous avons juste le temps de voir un requin pointe blanche qui était bien tranquille avant notre arrivée (Anne-Marie a alors peur du requin, elle a peur que le squale attaque Christophe puisque celui-ci n’a pas de combinaison et ne fait pas de bulle avec un détendeur). Pour finir, Félix laisse aller sa barque dans le courant qui nous ramène vers le pont de Mouli. Par la vitre sous la barque, nous ne voyons que le corail et quelques bénitiers. A 14 heures, nous débarquons sur la plage du camping, fin de la visite.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Le soleil est maintenant de retour, même au nord. Nous partons donc à la recherche du trou bleu d’Hanawa, situé au nord de l’île, mais sans savoir où exactement. Quand nous arrivons à proximité de St Joseph (nous savons alors que nous sommes allés trop loin), deux dames dans une voiture sont arrêtées sur la route. Nous leur demandons où est le trou bleu ? Leurs explications s’avéreront précises, malgré une confusion entre la droite et la gauche (en fait, la dame nous expliquait la route dans l’autre sens, en revenant vers St Joseph). Au moins, nous avons noté que c’était là où une grosse chaine barre la route. A cet endroit, il y a aussi une épicerie où nous redemandons notre chemin. Nous sommes tout près, la dame indique à Christophe un poteau téléphonique en bois planté au début du chemin de terre menant au trou bleu. Il suffit ensuite de suivre ce chemin qui longe le bord de mer, jusqu’à la dernière case d’un gite à l’abandon et le trou se trouve juste derrière cette dernière case. Explication parfaite, nous reprenons la voiture pour la garer au début du chemin de terre. La dame à qui nous avons demandé notre chemin, passe au moment où nous fermons les portes de la voiture et nous fait un grand signe, nous sommes dans la bonne direction. En l’absence de panneau de signalisation, heureusement que l’on peut compter sur la gentillesse des habitants.
Le trou bleu est une "cénote" comme au Yucatan, la pluie a rongé le plateau corallien qui a fini par s’effondrer. Le trou est pratiquement circulaire, l’eau est bleue et peuplée de poissons de mer, comme des carangues qu’Anne-Marie arrive à identifier.

Nous redescendons ensuite au sud, jusqu’à la pointe de Mouli pour faire des photos avec la lumière du soleil couchant (à 16h30 ). Par endroit, nous entendons le souffle d’une baleine. C’est seulement l’air poussé par les vagues à travers des petits trous dans la roche. Nous revenons ensuite au gite pour faire à nouveau des photos de l’église (mais c’est trop tard pour la lumière). La chefferie de Mouli est impressionnante (comme celle de St Joseph au nord), ou pour être exact la palissade de la chefferie l’est car nous ne pouvons entrer dans la chefferie sans autorisation. Les gros troncs de bois qui composent cette palissade, donnent une impression de force au site et imposent le respect.

Après une assiette de poulet, riz et salade suivie de pêches au sirop sortie d’un boite de conserve, nous allons sur la plage observer Jupiter qui est un peu au dessus de l’horizon, vers le nord est.

Météo de la journée :
Grosse pluie le matin et beau soleil l’après-midi.

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