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Baba mountains, Bitola et retour sur Skopje

Lever matinal. Comme le soleil se lève vers 5h00, il fait jour lorsque je pointe le nez dehors. Petite visite du village de Brajcinov avant de revenir prendre le petit-déjeuner. Jusqu’à la seconde guerre mondiale, le village était habité par plus de 5000 âmes. Aujourd’hui, il reste surtout des anciens mais un projet éco touristique tente de redonner un élan économique au petit bourg. Nuit chez l’habitant, panneaux d’informations pour faire des randonnées dans le parc national de Pelister.

Rando de repérage dans les Baba Mountains

Nous partons faire une randonnée sur un sommet vallonné derrière le village dans l’optique d’établir un repérage. On remonte une piste. Halte au monastère Sveti Petka. Pas un moine. Personne. Selon nos guides, il s’agirait d’une superstition liée à des chats qui seraient entrés dans l’enceinte de l’Eglise.

Nous reprenons la route forestière. Au bout de près de deux heures de marche, il faut se rendre à l’évidence. Cet itinéraire est sans intérêt. En voilà un qui ne figurera sur aucun catalogue d’agence de voyage. Nous rebroussons chemin, mangeons au monastère et revenons sur Brajcinov.

Nous décidons de poursuivre sur le versant ouest du village pour nous trouver un point de vue sur le lac de Prespa. Selon la légende, le lac aurait était baptisé ainsi en hommage à Prespana, la fille du Roi Samuel, qui s’est suicidé dans le lac pour échapper au mariage qui lui était destiné.

Nous passons notre seconde nuit chez Divna (047-482-321 ou 070-507-367 – d.kostovska[at]hotmail.com). Comme hier soir, on sort le raki et on parle fort.

Heraklea Linkestis

Route pour Bitola, avec un arrêt à l’Eglise Saint Georges un peu à l’écart du village de Kurbinovo. Nous récupérons les clefs chez un habitant qui nous y conduit. Un immense parking jouxte l’Eglise. L’extérieur de forme rectangulaire est plutôt quelconque mais l’intérieur est riche en fresques du XIe siècle. L’une d’entre-elle, représentant l’archange Gabriel, figure sur les billets de 50 denars.

Avant de nous engouffrer dans Bitola, dans la vaste plaine de Pélagonie, nous partons visiter le site archéologique d’ Heraklea Linkestis. Les ruines de cette cité antique remontent au milieu du IVe siècle avant Jésus-Christ, à l’époque de Philippe II, le père d’Alexandre le Grand. Deux siècles plus tard, la ville qui appartient désormais aux romains est sur la voie de communication entre l’Italie et Thessalonique. A l’ère Chrétienne, la cité s’impose comme le siège de l’archevêché. Pour preuve, les magnifiques mosaïques du VIe siècle retrouvées sur le sol de la basilique paléochrétienne. Elles représentent toute la cosmogonie chrétienne de cette époque. Lors notre passage, la partie centrale était en cours de restauration.

Bitola

Nous passons l’après-midi dans Bitola, la seconde ville de Macédoine. Le centre-ville est le témoin des riches époques du passé : des façades néoclassiques de la période des consuls aux mosquées ou au bazar, héritage de la période turque. A l’époque ottomane, la ville s’appelle Monastir et devient la troisième ville de tout l’empire.
Il est agréable de flâner dans les ruelles. A noter que de nombreux panneaux d’informations en français renseignent les touristes de passage sur les points d’intérêts à découvrir dans la ville.

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

Le marché couvert près du Vieux Bazar est intéressant. On y trouve toutes sortes de fruits et légumes à des prix très intéressants. Plutôt que de nous empiffrer d’une quelconque saloperie, nous dévorons nos 500 grammes de fraise. Un jeune vendeur à qui nous n’avons rien acheté nous interpelle : « Please photo. Facebook ».

Nous passons la nuit dans un hôtel confortable mais quelconque.

Cimetière de Bitola et Canyon de la Matka

Aujourd’hui, nous devons remonter sur Skopje, la capitale. Mais avant, passage par le cimetière français de Bitola. Ça n’a jamais été mon truc les cimetières. Allez savoir pourquoi ! Mais là-bas, il s’est passé quelque-chose… 13 000 soldats français morts pendant la première guerre mondiale sont ici entassés, dont 6 000 ont une tombe. Les militaires non-identifiés ont été regroupés dans un ossuaire collectif. Les 30 000 m² sont entretenus par une petite équipe de jardiniers. Le responsable des gardiens fait la visite et nous ouvre les portes de sa maison au cœur du cimetière. Un petit musée sans prétention est composé de photos, de documents officiels et de témoignages de soldats. L’atmosphère chargée d’histoires est émouvante.

Avant d’atteindre Skopje, nous passons par le canyon de la Matka, un des poumons verts de la capitale. C’est une des destinations de week-ends préférées des skopiotes. On peut y pratiquer les sports de plein air : kayaks, escalade, randonnée ou tout simplement faire une balade en barque sur le lac artificiel. De nombreux adolescents ont organisés un barbecue sur les berges et chantent à tue-tête. Sur le retour, visite du monastère Sveta Bogorodica ou Sainte Mère de Dieu. J’aime particulièrement son ambiance reposante au creux de la montagne.

Visite de Skopje

La capitale de la Macédoine est une ville intéressante. Séparée en deux par le fleuve Vardar, on trouve au nord la vieille ville et au sud un urbanisme désordonné plus récent .Sacha nous guide dans les ruelles de l’ancienne Skopje. Du Vieux-bazar ottoman à la forteresse sans oublier les monuments religieux orthodoxes (Sveti Spas) et musulmans (mosquée Mustapha Pacha). Nous passons le Vardar par le pont de Pierre pour entrer dans la nouvelle ville. Un musée et une chapelle sont consacrés à Mère Térésa née à Skopje. Au bout de cette même rue piétonne, les aiguilles de la grande horloge de l’ancienne gare sont restées bloquées sur l’heure du tremblement de terre du 26 juillet 1963. Aujourd’hui, l’enceinte abrite le musée de la ville. Mais, nous n’avons pas le temps de nous y attarder, un vol nous attends pour rentrer sur Lyon.

Un voyage tout en diversité comme la macédoine : beaucoup de couleurs et tout en goût !

Quelques adresses :

  • Wip Hôtel à Skopje : un trois étoiles bien situé à deux pas du centre-ville
  • Euro-Turist : Bujamin Durmishi, le Directeur de l’agence de voyage située à Tetovo, se plira en quatre pour vous organiser votre voyage en MAcédoine.

Voyage expérimental en Macédoine réalisé avec Destination Queyras, spécialiste des randonnées dans le Queyras et ailleurs

Grégory ROHART

Fondateur des blogs www.i-trekkings.net et www.i-voyages.net et www.my-wildlife.com, je blogue Voyage, Roadtrip, Outdoor et Safari. J'encadre aussi des voyages photo sur les thématiques qui me passionnent : voyage, safari et trek.

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