Vous êtes ici >>

8 expériences à vivre dans le désert du Néguev en Israël

Je voulais partir au soleil, être dépaysé et immergé dans l’Histoire tout en m’éclatant avec des activités outdoor. Le désert du Néguev en Israël semblait rassembler toutes ces options. Les 8 expériences que j’ai vécues dans le désert du Néguev en Israël ont comblé mes attentes. En plus, j’ai eu la satisfaction d’avoir dégoté une destination pas encore mainstream.

Un désert est toujours une découverte. Un peu comme une piste vierge sur laquelle toutes les histoires et tous les voyages ont la place pour être vécus. En piste pour ces 8 expériences à vivre dans le désert du Néguev !

Le Dôme du Rocher à Jerusalem et plaque immatriculation véhicule local
Montage photo du Dôme du Rocher à Jérusalem et plaque immatriculation véhicule local

L’arrivée dans le désert du Néguev

Atterrissage à l’aéroport international de Ben Gourions à Tel Aviv. Il est seulement à 1 heure de route de Jérusalem (soit autant que l’aéroport Charles de Gaulle depuis la ceinture parisienne) où on peut passer sa première nuit avant de se diriger vers le Sud-Ouest et attaquer ainsi le désert du Néguev en milieu de journée le lendemain.

Avec Daniel le guide mandaté par l’Office National du Tourisme Israélien et mes nouveaux compagnons (il s’agit d’un voyage de presse destiné à la presse tourisme internationale), nous empruntons la route 60 vers le sud.  Nous dépassons Bethléem sur notre gauche et roulons 2h vers plein sud pour entrer dans le désert du Néguev. La route encore asphaltée nous amène directement à notre premier bivouac : le Kfar Hanokdim à une dizaine de kilomètres des rives sud israéliennes de la Mer Morte.

Le Désert du Néguev recouvre la partie sud du pays sur 13000 Km2, soit presque la moitié d’Israël. C’est ici que se situe la limite nord du désert du Néguev par lequel nous allons attaquer la découverte.

Chameaux dans le désert du Néguev
La région de Judée et Samarie. Les chameaux en semi-liberté  vus depuis le Kfar Hanokdim aux portes du Parc National de Massada dans la Réserve naturelle Eine Gedi.

1 – Le Canyon Ein Gedi

Nous suivons depuis un bon moment la route parfaitement asphaltée N°3199 qui relie Harad et le Parc National de Massada (Unesco) au cœur de la frange nord du désert du Néguev.

Le Kfar Hanokdim se présente comme une oasis posée au milieu de rien, c’est à dire du désert. Même au bord de la petite route 3199, il est déjà en immersion. Le Kfar Hanokdim se vit comme le mélange d’un typique kibboutz et d’un camp bédouin. À mon sens la parfaite harmonie entre deux peuples.

Qu’on soit en groupe, en individuel, en itinérant ou en séjour fixe, vous y trouverez un hébergement en dur ou sous tente bédouine pour le séjour. Qu’il soit long ou court. À vous de l’agrémenter par des repas, des excursions, des méharées en chameaux, en Land Rover ou… Rien du tout.

Pour nous, ce sera une petite randonnée découverte sous la responsabilité d’un guide local donc bédouin, vers le spectaculaire canyon d’Ein Gedi au cœur de la Réserve naturelle et du Parc national éponyme.

Randonnée dans le désert du Néguev à la Réserve Ein Gedi
Petite randonnée depuis le Kfar Hanokdim  vers  le canyon d’Ein Gedi au cœur de la Réserve naturelle et du Parc national éponyme.
Vue sur le canyon de la Réserve Ein Gedu
Le gigantesque panorama sur le Canyon Ein Gedi. Visible depuis les  premiers plateaux du Parc National de Masada dans la Réserve naturelle Eine Gedi.

En milieu de journée, comme tous les déserts, qu’ils soient rocailleux ou sableux, le Néguev est blanchâtre. C’est au point du jour ou au crépuscule qu’il dévoile ses trésors de nuances lumineuses chaudes et ses reliefs parfaitement mis en valeur.

Depuis le Kfar Hanokdim, une heure de marche sur une piste balisée suffit pour atteindre un des balcons surplombant le canyon. Sur le chemin vous croiserez certainement des bergers bédouins avec leurs troupeaux. (Attention aux chiens de berger. Ne coupez par leur champ de vision sur les brebis).

Vue sur le canyon de la réserve d’Ein Gedi,
Déja dans le désert du Néguev, le canyon Eine Gedi est au sud  de la  Judée et de Samarie.

Avant d’être mentionné dans les catalogues des tour-opérateurs, Ein Gedi  l’était déjà dans la Bible quand le Roi David y trouva refuge. L’Histoire est bien au rendez-vous. En contemplant le panorama sur les boucles du canyon on distingue facilement le creux de vallée parsemé de petits points d’eau alimentés par des cascades. Des piscines naturelles dans lesquelles il semblerait qu’on peut très facilement se baigner si on suit le sentier qui descend. Les activités outdoor semblent aussi être présentes au rendez-vous.

C’est une promesse que je me fais : je reviendrai approfondir et vivre l’expérience d’un trek itinérant dans la vallée d’Ein Gedi avec au moins un bivouac non loin de l’un de ces points d’eau rafraîchissants.

2 – Gravir la citadelle de Massada

Après une nuit sous une des confortables tentes bédouines du Kfar Hanokdim et une douche chaude dans la partie en dur de la structure, nous repartons dans le véhicule pour nous enfoncer un peu plus dans le Désert du Néguev vers les bords de la Mer Morte. Direction le Parc National de Massada (Unesco)

Vue sur le désert du Néguev depuis citadelle de Massada
Vue depuis la forteresse de Massada. Ce somptueux site est inscrit au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco. Il le mérite !

Que ce soit du côté Jordanie ou du côté Israël, j’ai eu l’occasion de faire de nombreux arrêts sur les bords de la Mer Morte. C’est la première fois que je vais la contempler depuis le piton rocheux sur lequel est ancrée la citadelle de Massada.

Les voitures se garent en bas à l’entrée du Parc. À seulement quelques mètres du fameux Snake Path que j’envisage depuis quelques jours avec curiosité en lisant le programme de notre petit voyage. Il s’agit du sentier qui en une petite heure vous mène au sommet du piton. Dans les enceintes mêmes du site archéologique. Bien entendu, autant pour ne pas subir les affronts d’un soleil au zénith que pour bénéficier d’une lumière flatteuse, il est préférable de s’organiser et gravir le Snake Path au point du jour dès 8h le matin à l’ouverture ou en fin d’après-midi (le site ferme à 16h en hiver).

Ici aussi, je suis en plein cœur de mon sujet. Un franc morceau d’histoire mêlé avec un impressionnant paysage qui nous offre la possibilité d’un bel effort sportif franchement accessible à tous. (À condition d’avoir ½ litre d’eau à boire si on est aux heures chaudes. Ceux qui connaissent cette région du monde, savent que la proximité de la Mer Morte ne rafraîchit en rien le désert environnant).

Tranquillement, tout en s’arrêtant pour prendre des photos, le long du Snake Path, le paysage se dévoile de plus en plus impressionnant. Au fur et à mesure de l’ascension, nous atteignons le plateau sur lequel sont posés les fondations et les remparts de la citadelle.

C’est une véritable plateforme qui offre une vue à 360° sur le désert du Néguev, la Mer Morte et les montagnes Moab de Jordanie de l’autre côté de la frontière qu’on voit se dessiner nettement au creux de la très large vallée.

Massada était tenu par le Roi Hérode. Son peuple en rébellion contre Rome a tenu le siège contre les légions assaillantes. Les derniers survivants n’hésitèrent pas à se jeter des falaises par désespoir, mais aussi en signe de défi. Une fois là-haut, depuis les remparts encore franchement dessinés, on peut distinguer les carrés maçonnés par les armées de Rome sur les contreforts qui font face.

Cable Car depuis la citadelle jusqu'au Musée de Massada
Le Snake Path pour monter, le Cable Car pour descendre de la citadelle et  finir la visite du site au Musée archéologique. Au fond la Mer Morte

Après une visite complète du site archéologique qui fait la part belle aux us et coutumes de l’antiquité grâce aux bâtis et aux sols de mosaïques encore visibles, nous nous dirigeons vers le récent Cable Car. Prenez le télécabine le plus tard possible (à moins de vouloir visiter le musée archéologique situé à l’arrivée). Depuis la plateforme d’embarquement dans la cabine du Cable Care, la lumière de fin de journée et le point de vue moitié sur le désert, moitié sur la Mer Morte est magnifique. Mon œil de photographe a adoré ce panorama première classe.

En bas à l’arrivée de la télécabine, prévoir du temps (une heure au moins) pour visiter le récent musée qui concentre les pièces et bas-reliefs trouvés sur le site.

3 – Flotter dans la Mer Morte

Nous finissons l’après-midi par l’archi classique, mais tellement sympathique baignade dans la Mer Morte. Enduit de boue au préalable on flotte ensuite dans cette eau si particulière avec sa teneur en sel qui permet même aux médiocres nageurs de flotter sans effort et de donner l’impression de maîtrise l’art de faire la planche. D’après les scientifiques, le Christ qui marche sur l’eau aurait tout simplement profité de cette haute teneur saline.

Allez hop ! Une douche et on reprend la route toujours vers le sud.

Baigneurs sur la Mer Morte
Baignade dans la Mer morte région de Massada, les montagne du Royaume de Jordanie et arrière plan. Un classique !
Sel et baigneurs sur la Mer Morte
Cristaux de sel et baignade dans la Mer Morte. Ou comment flotter pour un piètre nageur.

4 – Sand  boarding  sur les dunes du désert du Néguev

2 petites heures de route toujours au milieu du désert et nous stoppons net sur la route 211 au milieu des dunes de sables aux courbes rondes. C’est ici le décor de notre prochaine étape. J’attendais celle-ci avec beaucoup d’impatience. C’est le petit chapitre fun et sportif. L’heure du sand boarding !

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

  • Trouvez vos guides de voyage sur Amazon, à la Fnac ou sur Nostromo
  • Pour réservez vos hôtels, locations de vacances et gîtes, il y bien entendu  Booking mais je vous invite aussi à découvrir GreenGo (hébergement responsable en France) et Abracadaroom (hébergement insolite en France)
  • Comparez le prix des locations de voiture sur Rentalcars ou Autoeurope
  • Comparez les vols avec Skyscanner ou Kayak
  • Comparez le prix de vos déplacements en bus, train, ferry et avion avec omio
  • Louez votre matériel photo chez Pixloc plutôt que de l’acheter
  • Réservez une activité, une visite ou un billet coupe-file avec Civitatis ou Get Your Guide et votre activité d’aventure ou sportive avec Manawa.
  • Vous recherchez une assurance et/ou une assistance ? J’utilise personnellement celle de Chapka Assurance.
  • Envoyez une demande de devis à une agence de voyage locale francophone

Sand boarding sur dune du désert du Néguev
Dans les Dune du désert du Néguev, nos planches de sand boarding nous attendent. Outdoor  et graphisme, j’adore !

Pour ma part, c’est une découverte. Autant je suis fan de skate sur bitume, mais le sand boarding c’est quand même autre chose. Dror, le responsable de Dror Bamidbar qui propose l’activité, nous attend devant son food truck garé au pied de l’une des dunes de sable les plus importantes de la région. Dror est franco-israélien, forcément il maîtrise notre langue. 1 café pour faire connaissance, on choisit nos surfs ultra design plantés dans le sable, on grimpe la dune.

Sand boarder dans désert du Néguev
Le sans boarding semble relativement rapide à maîtriser pour les débutants. En attendant, avec des amis, c’est forcément la crise de rire.

Deux, trois recommandations et là c’est l’éclate ! Anna bloggeuse californienne et compagnon de voyage, hurle littéralement de joie. Elle vient de Malibu, c’est plutôt “ la référence surf “ de notre petit groupe. Les fesses collées à la planche de carbone léger, j’adopte cette position ridicule, mais prudente et tellement drôle. Dror est à l’écoute. Ses petits conseils sur comment tenir l’équilibre et arriver en bas sans s’écraser dans le sable au départ ou à mi-chemin de la pente sont utiles.

Sand boarding sur dune du désert du Néguev
Je vois le sand boarding, sous un bon oeil !

J’y arriverai au bout des 3 premières tentatives. Nous finissons l’activité excités comme des gosses après une récréation nerveuse. Anna analyse parfaitement l’activé en la destinant aux familles ou à une bande de copains qui veulent s’éclater. Le sand board est une alternative récréative aux sports de glisse bien plus techniques comme le ski alpin ou le surf océan. C’est parfait ainsi. Je cherchais juste une activité pour m’amuser, me dépenser sans passer par des stages pour pouvoir pratiquer. Attention, le sand boarding reste limité avec les maniements techniques.

5 – Ein Avdat National Park

On remonte sur la ville de Tlalim pour reprendre la grande route N°40 vers le sud. Une quinzaine de kilomètres et nous nous garons sur le parking à l’entrée du Ein Avdat National Park.

Encore une belle promesse de côtoyer l’Histoire et l’outdoor.

Vautour dans le ciel bleu du canyon d'Ein Avdat
Un Vautour plane sur le canyon d’ Ein Avdat

Il suffit de quelques minutes de marche sur la piste parsemée de pitons rocheux clairement taillés par l’érosion. Nous sommes sur un site en partie rupestre et habité par les Nabatéens il y a plusieurs milliers d’années. Les cavités surplombent un creux de vallée où serpente la petite rivière calme appelée Zin. En marchand le long des parois, on traverse parfois à gué ou sur des pierres plates posées  là en retenue hydraulique et à fleur d’eau. Quelle surprise de tomber sur de telles piscines turquoise. Elles se superposent en terrasses jusqu’à la source au dernier niveau. De là, en levant la tête on aperçoit les rapaces tourner dans le ciel. Des arbres pétrifiés jalonnent la partie haute du canyon et un sentier très étroit grimpe vers le plateau supérieur. Une heure de marche (suivant le rythme et les arrêts) suffit pour atteindre le “Champ du matin” ou Sde Boker probablement le plus fameux kibboutz d’Israël puisque érigé et mis en valeur par Ben Gourion, père fondateur du pays.

Piscine naturel du canyon d'Ein Avdat
L’une des superbes piscines naturelles et en étages quand on s’enfonce dans le canyon d’ Ein Avdat.

Ici, la transition est radicale.  En arrivant sur le plateau, les derniers mètres de l’ascension étaient faits d’un escalier taillé dans un environnement minéral et franchement sauvage. Nous posons le pied sur ce qui ressemble à un… campus ! Une petite oasis en plein désert qui n’est pas sans rappeler les petites villes du Nouveau Mexique. Il faut longer la corniche en se dirigeant vers la tombe de Ben Gourion et de sa femme située à l’ombre du mémorial. Là, on trouve le meilleur panorama sur le Ein Avdat National Park. Quelques oryx habitués à l’homme, mais néanmoins sauvages, broutent le peu d’herbe qui pousse sur le relief pierreux. Ils sont là tranquilles, à quelques mètres de nous. L’environnement est agréable et peu banal.

Pas loin on trouve un centre commercial et le seul petit restau du coin. Il est truffé de jeunes étudiant locaux (il s’agit d’un campus). L’établissement propose probablement les meilleurs falafels que j’ai mangés sur ce voyage.

Nous passons la nuit pas loin d’ici, un peu plus au nord à Mashabei Sade. Encore une occasion de vivre l’expérience en hébergement kibboutz parfaitement équipé.

Tombe de Ben Gourion
En haut du canyon d’Ein Avdat, on arrive dans parc du Ben Gurion Institute et on tombe (c’est le cas de le dire) sur le mémorial de David et de sa femme Paula Ben Gourion. D’ici la vue est superbe !

6 – Le Mitzpe Ramon

Le lendemain, toujours la direction du sud vers Mitzpe Ramon. Le site est très particulier. Il s’agit d’une petite localité de 5000 habitants bien connue en Israël. La petite ville est posée sur les falaises au nord d’un immense cratère de 40 km de long sur 10 km de large et parfois avec 500 mètres de profondeur.

Paysage au centre du Mitzpe Ramon
le centre du  Cratère Ramon (ou Mitzpe Ramon), révèle ses couleurs chaudes au crépuscule. Superbe !

Le temps de poser nos affaires au Ibike Hotel  que je recommande tant il est parfaitement situé à pied du centre. L’établissement mi chambres d’hôtes, mi hôtel est dans un petit quartier populaire de la bourgade. Nous arrivons dans le cœur névralgique de la cité : le Visitor Center ou le Mémorial et Musée Ilan Ramon, partie intégrante du centre d’accueil de Makhtesh Ramon (le cratère Ramon) consacré à la géologie du site.

Le Memorial et musée Ilan Ramon

Une grande partie du musée est un surprenant mémorial dédié à une bonne partie de la vie d‘Ilan Ramon. Véritable héros national puisque premier astronaute israélien de l’histoire spatiale. Décédé tragiquement non loin d’ici dans le crash de son F16 lors d’un entraînement, Ilan était aussi un amoureux de ce désert lunaire du Néguev. Notre homme a même changé son nom en l’honneur du lieu. Au fur et à mesure de la visite, Ilan me parait être un type sympathique présenté avec l’étoffe d’un héros. Après tout, il est considéré comme le plus grand des Israéliens (après Ben Gourion fondateur de l’état, j’imagine).

Intérieur du musée Ilan Ramon et descente en rappel dans le cratère depuis le Visitor Center
Musée Ilan Ramon à gauche et descente en rappel dans le cratère à droite. Le Visitor Center au centre des deux activités.

Lors de cette visite, j’ai adoré la dernière salle circulaire dans laquelle une fois que les portes se ferment derrière vous, un rideau métallique s’ouvre lentement, sur une baie vitrée et découvre un panorama en direct sur le cratère extérieur à couper le souffle. Je pèse mes mots. Émotions garanties !

En face du musée, sur une esplanade en béton qui fait office de terrasse géante pour dominer le cratère, on vous propose des descentes en rappel parfaitement sécurisées. C’est l’activité outdoor du jour. Nous mangeons très agréablement les habituels mezzes dans une des bédouine de cette place.

Stargazing dans le Mitze Ramon

C’est ici dans le Visitor Center que vous trouverez tous les prestataires pour les excursions dans le cratère. En 4×4 pour un aperçu rapide au soleil couchant. À pied pour une randonnée plus ou moins longue suivant le niveau recherché. Je recommande Perry Effie que j’ai testé et apprécié. En plus des excursions classiques dans le cratère (mais aussi un peu partout dans le désert du Néguev), Perry accommode l’excursion suivant l’angle recherché. Que ce soit immersion chez les bédouins, observation de la faune, de la flore, marche pure sur plusieurs jours. Le stargazing, autrement dit, l’observation des étoiles.  Avec un télescope professionnel au creux du cratère vierge de toute lumière parasite la nuit venue.  Des explications et des histoires contées par le sympathique bonhomme. Les couvertures pour les nuits fraîches sont fournies, allongé sur le sol, on y  est bien.

Touristes et 4x4 devant coucher de soleil dans le Mitzpe Ramon
Crépuscule au coeur du Cratère Ramon (ou Mitzpe Ramon). Il faut attendre la nuit totale et prier pour un ciel clément si on veut observer les étoiles.

7 – VTT avec le Desert Bike Air

Désert et VTT ! Nous voilà dans l’effort entouré d’un sublime environnement. L’édition 2021 de ce rendez-vous annuel pour les amoureux du VTT aura bien lieu du 16 au 22 février 2021. Le Desert Bike Air n’est pas pour des forcenés de l’effort, mais plutôt pour des amoureux du cycle, du désert du Néguev et surtout de la simplicité. Nous avons accompagné ces gai-lurons pendant 2 jours. Le temps de profiter d’endroits sublimes uniquement accessibles en VTT et d’apprécier un chaleureux bivouac.

Participants sur VTT au Desert Bike Air
Désert du Neguev, course annuelle du Desert Bike Air. Ici sur un plateau au dessus de Ein Bokek.

Ouverte à tous, la prochaine édition du Desert Bike Air devrait partir du Mitzpe Ramon pour traverser les plus beaux coins de ce désert et permettre de profiter d’une bonne partie piste cyclable Israel National Bike Trail  qui traverse le pays du nord au sud. La rivière Nekarot, la vallée de l’Aravat, le mont Keturat, les dunes de Kasui, les falaises de  Shaharut et pour finir le Singletrack de Timra seront au  rendez-vous. Franchement, étant donné la gentillesse des organisateurs, des participants et de cet itinéraire, je promets une belle occasion pour découvrir les plus beaux endroits du Néguev.

Participants sur VTT sur dune de sable du Desert Bike Air
Désert du Neguev, course annuelle du Desert Bike Air. Passage difficile dans les dunes de sable.

8 – L’International Birding and Research Center à Eilat

Eilat est bien une station balnéaire sur la Mer Rouge, mais elle fait partie intégrante du désert. Ou du moins de la fin du Néguev.

En plus des marinas, des plages, des centres commerciaux (port franc oblige) et des promenades offertes par ce genre de spot balnéaire, Eilat abrite l’un des plus importants sanctuaires d’oiseaux du Moyen-Orient : l’International Birding and Research Center. Transformé en parc pédagogique et tenu pas des ornithologues bénévoles venus du monde entier, je recommande d’y passer au moins deux ou trois heures. L’occasion d’en apprendre un peu plus sur les oiseaux migrateurs qui font de la Mer Rouge et du Néguev une des principales étapes de leur odyssée migratoire annuelle.

Personnel du Bird Sanctuary en train de soigner un oiseau
Le personnel scientifique, mais aussi très pédagogique de la Réserve ornithologique d’Eliat.
Plan rapproché sur soin sur oiseaux
Soins et marquages dans le laboratoire de la Réserve ornithologique d’Eliat.

Je finis l’escapade par une note bleu turquoise sur la Mer Rouge. Celle-ci est réputée pour être une des mers les plus transparentes du monde, vous aurez l’embarras du choix pour dénicher votre plage ou votre paillote les pieds dans l’eau.

Informations pratiques

Le site de l’Office National d’Israël aborde toutes les facettes à explorer dans le pays. Nature, city break, patrimoine, etc.

Pour préparer au mieux et en détail un séjour dans le Désert du Néguev.

Se rendre en Israël

Vol international jusque Tel Aviv, Eilat ou Jérusalem.

Recherchez votre billet d'avion

Guide de voyage

Où dormir ?

À Jérusalem, s’installer pour la première nuit au Harmony Hotel dans le vieux quartier de Nachlaot (pas encore trop exploré par les touristes) permet des balades sympas entre les terrasses, les rues piétonnes, les petites boutiques et une ligne de tramway. Les falafels de la rue Rivlin dans le secteur de Nahalat Shiv’a sont excellents.

Un hébergement dans la toute petite ferme kibboutz agronomique de Naot Farm chez  Gadi & Leah  Nahimov. C’est le coup de cœur de mon voyage. Arrivés d’Ukraine en 2003 dans ce coin de désert pas loin de Ramat Hanev, ils ont tout construit de leurs mains. Douceur, simplicité et labeur avec un élevage de brebis. Les petites chambrettes montées dans des grandes buses en béton font le charme du coin. À apprécier en bullant ou en donnant un coup de main à la ferme ou dans le petit magasin de vente de fromages locaux.

Portrait de femme dans Kiboutz du désert du Néguev
Gadi,  propriétaire d’un petit kiboutz guest house hotel et aussi  ferme agronomique dans la région du Cratère Ramon (Mitzpe Ramon). Une chouette rencontre.
Desert Bike Air

Photographe depuis l'ère argentique, j'enrichis mes reportages par le texte. Revenir plusieurs fois sur une même région est à mon sens la seule façon d'en saisir l'essentiel. Peu importe le nombre de miles parcourus, les plateaux de l'Aubrac restent aussi exotiques que Kangaroos Island, South Australia.

Laisser un commentaire

Share via
Copy link
Powered by Social Snap