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4 jours de safari dans le Kruger

A l’approche de la Paul Kruger Gate, le brouillard se dissipe comme par enchantement. Le Kruger est le plus grand parc national d’Afrique du Sud avec près de 20 000 km², soit presque la superficie du Pays de Galles. Un territoire entièrement consacré à la protection de la faune et l’un des grands symboles touristiques du pays. On commence par s’enregistrer à l’entrée et on achète un roadbook.

Sur le chemin qui nous conduit au Skukuza Camp, nous croisons rapidement un éléphant qui va et vient sur la route, donnant le tournis aux automobilistes. Faut-il passer, attendre ? Après une bonne vingtaine de minutes à attendre que l’animal s’en aille, nous arrivons au Skukuza Camp. On prend possession de notre rondavel (le 22) et on réserve un night drive pour le soir même.

Les éléphants sont les maîtres des lieux. Les automobilistes n'ont qu'à bien se tenir.
Les éléphants sont les maîtres des lieux. Les automobilistes n’ont qu’à bien se tenir.

Safari nocturne : plus rien ne va !

Il y a des moments où rien ne va. Le night drive a été une horreur pour moi. Amateur de photographie, j’aime retranscrire en photo ce que je vois. Photographier lors d’un night drive est techniquement très difficile car il fait sombre et il faut profiter de la lumière des torches pour shooter. Mais en plus, ce soir là, je n’y étais pas. Autant vous dire que tout a été de travers. Le summum de la photo ratée a été ce léopard tranquillement assis à 3 mètres de moi. Esprit embrumé = vitesse trop lente = temps de réaction trop lent = photo loupée !

Sur le coup, une grande frustration est montée en moi. Avec du recul, ça me fait bien sourire… J’ai noyé mon chagrin dans un bon verre de vin blanc et un bon steak cuit au barbecue.

Lycaon
Lycaon

En route pour Olifants Camp

Peu après l’ouverture des portes à 5h30, nous quittons le camp de Skukuza. Direction le camp d’Olifants par la route H4-1. Nous sommes rapidement arrêtés une première fois. Les véhicules sont à la queue leu-leu. Des lycaons batifolent dans l’herbe haute ne semblant pas du tout se préoccuper des voitures. Je n’ai qu’une photo, pas très bonne, de ce moment (l’histoire d’hier se poursuivrait-elle ?).

On est de nouveau arrêté par une longue file de voiture. On mettra 45 minutes à s’en extraire pour ne pas voir l’hypothétique léopard dans un arbre à plus de 200 mètres. Cette partie du Kruger est vraiment trop fréquenté. On quitte la route par la H12 et on file vers le nord par la H1-2 puis la H1-3. Parmi les observations insolites, ce babouin sur le bord de la route entrain de bailler la gueule grande ouverte nous montrant au passage ses redoutables canines.

Steenbocks en anglais raciphère en français
Steenbocks en anglais raciphère en français

Steenboks et calaos

On pique-nique au camp de Satara et on poursuit vers le nord. On quitte la route goudronnée pour la poussière de la piste S90, l’ancienne route principale du Kruger. Elle est déserte de véhicule. La zone est réputée pour observer les lions et les guépards mais en pleine journée, ils sont peu actifs et difficiles à croiser.

Le biotope est une alternance de savane et de bush arbustif. On y rencontre plutôt de nombreuses espèces d’oiseaux comme ce coucal à sourcils blancs faisant sécher ses ailes, ce pygargue vocifère magnifiquement perché sur son arbre lugubre et ce martin-chasseur à tête brune en quête d’une proie. Mais l’oiseau le plus fréquent de la zone est le calao leucomèle.

Côté antilopes, quelques cobes à croissant perdus dans cette espace peu lacustre, quelques impalas et gnous mais c’est bien le steenbok, le raciphère en français, qui se montre à nous malgré sa petite taille et son air farouche. J’aime beaucoup cette petite antilope qui dresse les oreilles pour surveiller ce qui l’entoure. On verra également un chacal à chabraque et quelques hippopotames dans la rivière Olifants.

On décide de rejoindre le camp d’Olifants en passant par Balule mais le pont est détruit. On doit donc passer par la S89 puis finir sur la H1-5 et H1-8. On arrive, peu avant 18h00, l’heure de fermeture du camp. On réserve un morning drive pour le lendemain. Le camp est très sympa. On y était venu il y a 15 ans déjà. Dommage que notre rondavel ne bénéficiait pas de la magnifique vue sur la rivière Olifants. On n’a quand même pu profiter de la vue sous le restaurant. On a fait quelques courses au supermarché pour finir la soirée autour d’un bon barbecue et d’un verre de vin.

Olifants camp et son légendaire panorama
Olifants camp et son légendaire panorama

Morning drive : j’ai presque touché un léopard

4h45. Des éclairs embrasent le ciel encore dans la pénombre. Le ranger n’est pas sûr qu’on puisse partir en morning drive. C’est son superviseur qui doit décider. Il revient un bon quart d’heure plus tard. En route… Nous ne sommes que 4 à participer au game drive.

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A quelques centaines de mètre du camp, on croise une hyène qui s’enfuie en nous voyant arriver. Puis c’est le calme plat pendant de nombreuses minutes jusqu’à ce que le camion ne manque d’écraser un léopard sur la route. Je ne parle pas de ce léopard nocturne, insaisissable et caméléon mais de cet autre léopard, membre des little five. J’ai nommé la tortue léopard. Avec la pluie qui est tombée, elles sont de sortie…

Quelques belles observations : un jabiru d’Afrique, des babouins encore endormis dans un arbre, des éléphants en mouvement.

De retour au camp, on retourne vers le sud car notre prochaine nuit est au camp de Satara où on s’était déjà arrêté pour pique-niquer.

Rollier
Rollier

La malédiction des lions ?

Depuis notre arrivée dans le Kruger, nous n’avons vu que quelques lions à une distance de plusieurs centaines de mètre. On rêve d’en croiser d’autres et de bien plus prêt. Redescendre sur Satara devrait nous garantir d’en croiser. Du moins, on l’espère.

On rejoint Satara Camp directement par la H1-5. On croise près d’Olifants des cobes et des hippopotames dans la rivière Olifants puis rien à se mettre sous la dent jusqu’à Satara. Les lions auraient-ils désertés le secteur ?

On mange au restaurant du camp puis on prend possession de notre rondavel, le A21 disposé dans un jardin boisé en cercle. On ne reste pas longtemps. On souhaite mettre toutes les chances de notre côté pour rencontrer des lions.

On a bien eu du mal à les observer de prêt
On a bien eu du mal à les observer de prêt

On décide de remonter la piste S100. Le temps s’écoule. On croise de jolies rolliers à longs brins, deux pique-bœufs à bec rouge dressés sur la tête d’une girafe, des cobes à croissant et des zèbres en faction en cas d’attaque de prédateurs. On se met à espérer. Mais nous ne voyons rien autour des zèbres et rien plus loin. On bifurque sur la piste S41. Je dois accélérer pour ne pas rentrer après le couvre-feu. On croise une outarde à miroir blanc, le ciel se couche quand nous récupérons la route goudronnée de la H6. Nous nous sommes résignés. Nous ne verrons pas de lions ce soir. Lorsque soudain, on aperçoit quelques véhicules arrêtés sur le bord de la route, signe qu’il y a des animaux à observer. Les lions sont là, allongés sur la route se moquant royalement des voitures qui les entourent. Je prends quelques photos et réenclenche la première car il est déjà tard. Quelques mètres plus loin, nouvel arrêt. Deux hyènes sont allongées sur la terre, restant à l’affût des lions au cas où ils partiraient en chasse. Elles semblent avoir en tête de leur piquer leur éventuelle proie. Il est 17h40. Nous devons repartir. A peine 4 minutes plus tard, nouvel arrêt. Deux guépards tout essoufflés sont assis, la gueule recouverte de sang. Ils viennent de chasser. L’un d’eux que je n’ai pu photographier reste prêt de la proie fraîchement tuée, un koudou je pense.

Je dois avouer avoir un peu dépassé la limitation de vitesse (40 km/h) pour arriver à Satara Camp à 18h02. Le ranger fermera la porte derrière nous. Tous ceux qui rentreront plus tard se risquent à recevoir une amende de 500 rands.

Guépard venant de terminer sa chasse
Guépard venant de terminer sa chasse

Dernier safari

Après une nuit bercée par le son des hurlements des hyènes, nous partons pour notre dernier morning drive dans le Kruger. Le regard est un peu hagard, fatigué. Pas le temps de se rendormir. 50 mètres après le passage de la porte, nous croisons deux hyènes sur une carcasse de buffle. Le ranger nous explique que des lions l’on tué il y a une semaine. Nous observerons 9 autres hyènes durant ce safari dont deux jeunes qu’on aurait presque eu envie de prendre dans nos bras. C’est mimi à cet âge.

A Kumana lake, nous observons deux lionnes venant s’abreuver. L’une des deux lionnes ne cesse de nous regarder. A force de les contempler, on remarque qu’elles ont le ventre plein. Elles ont du chasser pendant la nuit. Plus loin, sur la S37, nous croiserons 7 autres lions assis au milieu de la piste ou griffant un arbre. Pour faire ses griffes ou marquer son territoire ?

Jeune hyène tâchetée : c'est mignon à cet âge là !
Jeune hyène tâchetée : c’est mignon à cet âge là !

Vervets, héron cendré, aigle bateleur, girafe, koudous constituent nos dernières observations. De retour au camp, on embarque tout dans la voiture et on quitte le parc Kruger par l’Orpen Gate. Nous mettons le cap pour la réserve privée de Makalali.

Fondateur des blogs I-Voyages.net, www.i-trekkings.net et www.my-wildlife.com, je blogue Voyage, Roadtrip, Outdoor et Safari. J'encadre aussi des voyages photo animaliers en Europe, Asie et Afrique.

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