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Tout ce qu’il faut savoir sur la conduite en Islande

Après trois voyages en Islande, deux dans le centre du pays et un autour de l’île par la route circulaire n°1, j’ai voulu partager avec vous ma petite expérience de la conduite en Islande sur route comme sur piste. Mais si le pays est magnifique à découvrir en véhicule, il présente aussi des particularités qui lui sont propres et qui méritent une certaine attention avant de partir mais aussi pendant le roadtrip en Islande.

Petite précision avant d’entrer dans le vif du sujet, je ne parle pas de la conduite l’hiver car je ne suis jamais allé l’hiver en Islande. Mais, ça viendra un jour 😉

Le code de la route en Islande

La conduite est à droite comme dans la majorité des pays. La vitesse est limitée à 50 km/heure en ville, à 90 km/h sur les routes asphaltées et à 80 km/h sur les pistes en gravillon. La vitesse est à respecter scrupuleusement car des radars fixent sillonnent la route circulaire (pas vu ailleurs) et les amendes peuvent aller jusqu’à 1 000 €. Et puis de toute façon, quand on voyage en Islande, il vaut mieux profiter des paysages et c’est bien en roulant tranquillement qu’on en profite le mieux.

Comme en France, la ceinture de sécurité est obligatoire dans toute la voiture, à l’avant comme à l’arrière. Les codes doivent par contre être allumés en permanence, y compris en plein jour.

La conduite en état d’ivresse ou sous l’emprise de stupéfiants est interdite. Voilà pour les grandes lignes du code de la route.

Quelques panneaux signalétiques

Si l’Islande comporte un grand nombre de panneaux communs avec ce qu’on trouve dans le reste du monde, il faut aussi dire qu’en dehors des villes, les panneaux signalétiques sont rares et plutôt singuliers. On croise très rarement un panneau pour indiquer qu’il faut ralentir par exemple. Il est impératif d’avoir une conduite sûre. Et parce que parfois des images valent mieux qu’un beau discours, j’ai sélectionné quelques panneaux signalétiques à connaître avant de s’engager sur les routes islandaises.

Panneau Islande Asphalte nouvellement posé
Asphalte nouvellement posé
Panneau Islande : pistes difficiles pour 4x4
Piste difficile pour 4x4
Panneau Islande : bas côté instable
Bas côté instable
Panneau Islande : pistes réservées aux 4x4
Piste réservée aux 4x4
Panneau Islande : côte sans visibilité
Côte sans visibilité
Panneau Islande : route pour tout type de véhicule
Route pour tout type de véhicule
Panneau Islande : fin de route goudronnée
Fin de route goudronnée
Panneau Islande : pont à voie unique
Pont à voie unique
Panneau Islande : attention au bétail
Attention au bétail
Panneau Islande : tunnel à voie unique
Tunnel à voie unique
Panneau Islande : pistes avec gué réservée aux 4x4
Piste avec gué réservée aux 4x4

A savoir sur les pompes à essence

Selon l’endroit où l’on se trouve en Islande, deux stations-service peuvent parfois être distantes de plus de 100 kilomètres. Les stations N1 sont les plus fréquentes (voir la carte). Il est important de bien vérifier le niveau d’essence de la voiture avant de s’engager les yeux fermés sur un parcours. Pour être sûr de ne pas tomber en panne d’essence, je faisais le plein tous les jours.

La grande majorité des pompes sont en self-service. Par contre, le fonctionnement des machines diffère un peu d’en France. Il faut insérer la carte bancaire, choisir un montant maximum en ISK. Inutile de mettre un chiffre trop bas car vous ne serez débité que du montant de votre dépense. Pour connaitre le prix actualisé des pompes à essence, cliquez ici.

Location de voiture : 4×4 ou 2 routes motrices ?

Environ 30% de l’Islande bénéficie de routes asphaltées, le reste étant composé de routes gravillonneuses et de pistes.

La route n°1 qui fait le tour de l’île est goudronnée sur 75% et est accessible à un véhicule de tourisme, y compris sur les portions non asphaltées. Lors de mon roadtrip autour de l’Islande, j’avais même le véhicule de location le moins cher du marché : une hyundai I10. Pas de souci particulier même si dans la région des fjords de l’est du pays, certains cols enneigés m’ont causé quelques frayeurs car la voiture n’était bien entendu pas équipée de pneus neige en juin. Les conditions météorologiques étaient tout à fait exceptionnelles pour la saison. Le coffre était néanmoins un peu petit pour 2 bagages. Si c’était à refaire, je prendrais un modèle au dessus. Mais au moment de ma réservation, c’est le prix qui a primé.

Pour savoir si une piste est réservée aux 4×4, c’est simple, il suffit de regarder si son numéro est précédé par la lettre F. Dans ce cas là, n’y allez pas si vous avez un véhicule deux roues motrices. Elles sont en rouge sur la carte ci-dessous (télécharger la carte en grand format).

Ressources pour voyager

Voici quelques ressources pour organiser votre voyage :

  • Trouvez vos guides de voyage sur Amazon, à la Fnac ou sur Nostromo
  • Pour réservez vos hôtels, locations de vacances et gîtes, il y bien entendu  Booking mais je vous invite aussi à découvrir GreenGo (hébergement responsable en France) et Abracadaroom (hébergement insolite en France)
  • Comparez le prix des locations de voiture sur Rentalcars ou Autoeurope. Louez votre van/fourgon camping-car sur Yescapa.
  • Comparez les vols avec Skyscanner ou Kayak
  • Comparez le prix de vos déplacements en bus, train, ferry et avion avec omio
  • Louez votre matériel photo chez Pixloc plutôt que de l’acheter
  • Réservez une activité, une visite ou un billet coupe-file avec Civitatis ou Get Your Guide et votre activité d’aventure ou sportive avec Manawa.
  • Vous recherchez une assurance et/ou une assistance ? J’utilise personnellement celle de Chapka Assurance.
  • Envoyez une demande de devis à une agence de voyage locale francophone

Si vous prévoyez d’explorer l’intérieur de l’Islande, un 4×4 est indispensable. A l’inverse, si vous souhaitez faire le tour de l’île, optez pour un véhicule de tourisme classique, la note sera moins salée. Dans les deux cas, ne pas sortir des routes et des pistes car la végétation est extrêmement fragile. Cela est réprimé par les lois de protection de l’environnement.

Il faut généralement avoir au moins 20 ans pour loueur une voiture et avoir reçu son permis depuis au moins 1 an.

Quelle assurance ?

De manière générale, une location de voiture ne comprend qu’une assurance au tiers. Je conseille vivement d’étendre l’assurance pour réduire la franchise à zéro et augmenter  les parties de la voiture couvertes. C’est ce que j’ai fais lorsque j’ai loué ma voiture via Autoescape qui négocie les tarifs auprès des grands loueurs et propose presque toujours des tarifs plus intéressants que si on loue en direct auprès d’Avis, Budget, Europcar ou Hertz pour ne citer qu’eux. J’ai ainsi pu couvrir en plus la carrosserie, le pare-choc, le toit, les bris de glace, les pneus et les jantes et le dessous de caisse pour 5,89 € par jour. C’est une assurance Autoescape. Sur place, le loueur essaiera lui aussi de vous proposez son assurance.

Mais attention, il est généralement exclu des contrats :

  • Les collisions avec les animaux
  • Les dommages causés sur le véhicule lors de passage à gué, y compris pour les 4×4
  • Les dommages causés par la cendre volcanique ou les tempêtes de sable (assurance SADW en sus)

Faut-il louer un GPS ?

Si vous disposez d’un smartphone, inutile d’avoir un GPS pour circuler en Islande. Optez pour une application gratuite telle Maps.me ou Here disponibles pour les téléphones sous IOS et Android. Avant de partir, pensez à télécharger la carte de l’Islande. Sur place, vous pourrez vous déplacer sans dépenser un centime (pensez quand même à désactiver votre 3G/4G à l’étranger). C’est aussi faisable depuis peu avec Google Maps même si cela reste aujourd’hui moins intuitif. Sur place, j’avais opté pour Maps.me. Aucun problème d’itinéraire rencontré, seul les temps de routes sont surestimés.

Les amateurs de carte papier pourront faire l’acquisition d’une carte ou d’un atlas. La Freytag au 1/400 000 e devrait convenir à beaucoup de monde. Ceux qui veulent sortir complètement des sentiers battus pourront acheter les cartes Ferdakort au 1/250 000e.

La conduite sur piste et franchissement des gués

On distingue deux types de pistes en Islande : celles ouvertes à tous les véhicules et les pistes F de montagne réservées aux 4×4.

Les premières ne sont pas difficiles si la vitesse est respectée (80 km/h). Les pistes de montagne de l’intérieur de l’Islande sont toutes ou presque des routes F (pour Fjall qui signifie montagne) réservées aux 4×4. Les routes ne sont ouvertes que l’été. Les dates diffèrent d’une année sur l’autre selon les conditions météo (neige, boue, niveau des rivières…). Pour connaître l’état des routes et des pistes, deux options : le téléphone en composant le 1777 ou sur le site internet www.road.is.

D’autres facteurs peuvent compliquer la conduite : nids de poule, passage du goudron à la piste, phénomène de la « tôle ondulée » qui fait tressauter le véhicule et diminue son adhérence. Encore plus dangereux, les « flying gravels ». La voiture roule sur des graviers ronds. L’adhérence y est fortement réduite surtout lorsqu’on va trop vite. Si cela vous arrive, lâchez l’accélérateur, ne donnez pas de coup de volant et ne freinez pas brusquement, sinon, vous perdriez le contrôle du véhicule.

Si vous vous engagez dans l’intérieur du pays, il y a fort à parier qu’à un moment ou à un autre, vous deviez traverser une rivière. Gardez bien en tête qu’un 4×4 n’est pas un véhicule amphibie et que vous n’êtes pas assurés en cas de dommages causés par la traversée.

Mes conseils pour traverser un gué

  • Repérez le cours d’eau à pied et ne pas hésiter à s’engager dans l’eau en cas de doute avec des bottes (l’eau est souvent très froide) et un bâton pour sonder la profondeur, le débit et le fond (cailloux, sable…). Voir de haut peut aussi apporter de nombreuses informations. Si votre 4×4 le permet, montez sur la galerie du toit.
  • Traversez où cela semble le plus facile, si possible dans le sens du courant et en diagonale, en ayant enclenché la première lente en position 4 routes motrices.
  • Entrez doucement dans l’eau, ne vous arrêtez pas, ne reculez pas et garder une vitesse constante afin d’éviter de pousser l’eau et de la faire entrer dans le capot (au risque de noyer le moteur).
  • Accélérez à la sortie de la rivière.

5 choses à savoir sur la conduite sur piste

  • Si vous calez au milieu d’un gué, ne redémarrez pas car cela provoquerait une remontée d’eau par le pot d’échappement et abîmerait le moteur. Attendez qu’un autre véhicule passe et puisse remorquer le véhicule. Expérience déjà rencontrée et comme le véhicule n’est pas assuré dans ce cas, il y a de quoi faire la gueule !
  • Après la traversée d’un gué, les freins ont perdu de leur efficacité car ils sont mouillés. Il suffit de rouler et de freiner doucement en même temps pour les faire sécher et leur permettre de fonctionner à nouveau normalement.
  • Souvenez-vous que le gué des rivières glaciaires évolue tout le temps selon la météo. Les pluies font gonfler le débit tout comme la fonte des glaciers les rendant parfois infranchissables. Les fleuves glaciaires ont habituellement moins d’eau le matin.
  • Il n’existe qu’une seule station-service dans l’intérieur des Hautes Terres à Hveravellir distribuant de l’essence et du diesel. Pensez à prendre un jerrican plein avant de vous y engager.
  • La météo peut être imprévisible et changer en 5 minutes. Il est donc préférable de toujours partir avec une bonne réserve d’essence et des vêtements chauds dans le coffre.

Faire un roadtrip en Islande, c’est le must. Il ne vous reste plus qu’à réserver votre véhicule. Sur place, restez prudent et régalez-vous !

Ressources à connaître impérativement

  • Téléphone des secours : 112
  • www.road.is ou par téléphone au 1777 : pour tout savoir sur l’état des routes et des pistes
  • www.vedur.is ou par téléphone au 902-0600 : les conditions et les prévisions de la météo islandaise
  • www.safetravel.is : Un site pour voyager en toute sécurité en Islande

Fondateur des blogs www.i-trekkings.net et www.i-voyages.net et www.my-wildlife.com, je blogue Voyage, Roadtrip, Outdoor et Safari. J'encadre aussi des voyages photo sur les thématiques qui me passionnent : voyage, safari et trek.

8 commentaires au sujet de “Tout ce qu’il faut savoir sur la conduite en Islande”

  1. Ahhhh super complet cet article 🙂 J’ai expérimenté la conduite (enfin un ami qui conduisait) en Islande en simple voiture et j’avais été impressionnée par les nombreuses routes en état très variable, en restant pourtant sur la route 1 😉

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  2. Bien fait !

    Sur un panneau il était indiqué interdit aux voitures 4×4, et permis aux jeeps 4×4.
    Je me demande quelle est la différence.

    En louant un véhicule pour y dormir, il faut faire très attention à la place disponible.

    L’année passée j’avais loué un Kangoo (2 personnes) en étant seul, il y avait juste la place (1 personne) pour s’allonger , l’autre partie du véhicule étant occupée par mes bagages.

    Cette année j’ai loué un 4×4 (4 personnes) mais toute la partie intérieure était aménagée pour y manger (table centrale et 3 banquettes étroites) . Il fallait chaque soir grimper sur le toit pour ouvrir une tente.

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  3. « Bien fait ! »
    Merci

    « Sur un panneau il était indiqué interdit aux voitures 4×4, et permis aux jeeps 4×4.
    Je me demande quelle est la différence. »
    Jamais vu ce panneau. Tu as une photo ? Un petit malin ne l’aurait-il pas placé là pour induire en erreur les touristes ??

    Répondre
  4. Wow un article tellement bien rédigé!
    Moi j’habite au Vietnam, où l’on se déplace généralement par motocyclette, même chose sur les islandes. Pouvez-vous me donner quelques conseils pour se circuler en sécurité avec une moto?
    Merci d’avance et bonne journée ^^!

    Répondre
    • Pas mal d’infos dans l’article reste valable pour la moto. Pour la conduite, il faut être un solide motard pour rouler dans l’intérieur de l’Islande et traverser les gués. Mais n’étant pas motard, je n’ai pas de conseils à donner là-dessus.

      Répondre

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