
Situé à l’extrémité orientale du Ladakh, le Changtang indien s’est récemment ouvert au tourisme.
C'est dans cette région de haute altitude que les nomades Changpa du clan Korzok, éleveurs de chèvres et de yacks, transhument du lac Tso Moriri vers les hautes vallées du Rupshu à la recherche des meilleurs pâturages pour leurs bêtes.
Les rencontrer a été le fil rouge d'un trek de 11 jours.
Les Hauts plateaux du Rupshu
Avant d'atteindre les espaces infinis du Changtang indien, il faut se rendre en Inde. J'opte pour un vol direct Air India. Une escale en moins permet d'arriver en meilleure forme. Puis, c'est un vol interne jusque Leh où nous nous acclimatons trois jours pendant lesquels nous découvrons la ville et les monastères de la vallée de l'Indus.

Leh est une ville agréable qu'on découvre au rythme lent des trekkeurs en partance. Ne pas courrir, marcher lentement pour ne pas s'essouffler. Se reposer, lire, prendre le temps de manger et boire beaucoup d'eau pour préparer au mieux le trek.

Le Changtang indien, rattaché au Ladakh, se situe au sud-est de cette zone himalayenne et au nord du Spiti. Changtang indien, Rupshu, deux dénominations pour un même territoire. Géographiquement, le Ladakh, et plus encore le Rupshu, se rattache davantage au Tibet qu'au reste de l'Inde. La région est gouvernée depuis le VIIe siècle par des dynasties tibétaines se rattachant à l'ordre des Bonnets Rouges.

Depuis Rumtse à 4100m d'altitude, nous traversons des vallées préservées pour atteindre les rives salées du lac Tso Kar avant de passer les hauts cols du Rupshu à plus de 5700 m pour redescendre par des vallées isolées et rejoindre le lac Tso Moriri et ses eaux turquoise dominées par le village de Korzok.
Espaces sauvages et infinis, lacs d'altitude, ivresse des grands cols, rencontre avec les nomades Changpa du clan Korzok.

Voyage en Inde réalisé avec Shanti Travel, spécialiste des randonnées et voyages d'aventures en Inde ainsi qu'avec le soutien de l'office de tourisme de l'Inde à Paris