Vendredi 10 juillet : Premiers contacts !
Arrivé à l'aéroport d'Amsterdam, nous récupérons confortablement le sac que nous avions mis en soute. Et peu de temps après, nous sommes déjà dans le train direction la gare centrale d'Amsterdam. Le train passe au dessus de l'autoroute et c'est une première surprise pour nous : il existe des voitures immatriculées aux Pays-Bas, ne tractant pas de caravane ? Bin, oui ! Au printemps 2007, tous les Néerlandais que nous avons croisés sur les autoroutes Italiennes, tractaient une caravane. Et l'été, c'est pareil dans le sud-ouest de la France ou en Catalogne ! Et là, ce n'est pas le cas, quel est ce mystère ? Où stationnent-ils leurs caravanes ? Il va nous falloir répondre à cette question pendant le week-end !
Nous avions prévu beaucoup de marge pour rejoindre la péniche après l'atterrissage à Amsterdam. Mais à 15 heures, nous sommes déjà devant la gare alors que nous n'avons rendez-vous qu'à 16 heures avec le propriétaire de la péniche. Anne-Marie nous fait faire un petit tour au centre d'information touristique qui se trouve tout juste devant la gare. Avec le sac que nous tenons chacun par une poignée, ce n'est guère pratique, il faut nous rendre à l'évidence : il faut aller le poser au plus vite sur la péniche !

Nous suivons donc le "Prins Hendikkade" en direction de l'est. Sur la gauche, il y a bien des quais un peu envahis par les mauvaises herbes et des péniches toutes rouillées. Anne-Marie trouve même le quartier une peu "craignos", se refusant de penser que notre péniche soit l'un de ces tas de rouille. Une dame sur un "house boat" nous appelle au loin : c'est pour nous aider, nous voyant bien perdu. Remis dans la bonne direction, nous trouvons enfin la boite à lettre de la péniche. Seul souci, celle-ci est au début du quai et il y a bien une petite dizaine de péniches amarrées autour du quai, dont certains tas de rouille. Anne-Marie repère une péniche "potable" mais il n'y a aucun moyen de savoir si c'est la "nôtre". Elle se décide d'appeler par téléphone, même si nous sommes en avance d'une heure sur le rendez-vous.
Le propriétaire vient à notre rencontre. La péniche est amarrée à contre derrière deux autres péniches en bout de quai. Nous ne pouvions pas la voir depuis le quai. Et elle ne ressemble pas à un tas de rouille, loin de là. De plus, nous avons la vue dégagée sur le canal, une barque amarrée à contre de la péniche sert de terrasse. A l'intérieur, c'est vraiment très bien aménagé. Nous allons être bien pendant ces 5 jours. Comme le propriétaire n'a pas encore fini le ménage pour notre arrivée, nous nous contentons de déposer notre sac avant de repartir à la découverte d'Amsterdam (après une part de pizza prise dans un snack, les sandwichs de KLM n'étant pas vraiment très nourrissant).
Où allons-nous ? Au hasard, nous improvisons ! En partant de la péniche, en retournant vers la gare, nous apercevons d'abord le "Waag", une sorte de petit château fortifié. Nous nous dirigeons vers lui, avant de bifurquer dans le quartier Chinois. Puis, nous traversons la fin du quartier rouge avant d'arriver à la place du Dam où trône un symbole phallique (c'est le monument commémoratif des victimes de la guerre 39-45). Nous remontons la grande rue commerçante qui n'offre aucun intérêt. Nous bifurquons alors dans une petite ruelle sur la droite qui semble plus intéressante. En tournant au hasard, nous arrivons à la place du Spui et nous apercevons alors au loin les abris, flottants, d'un marché : il s'agit du marché aux fleurs qui s'avèrera être le point central de nos randonnées dans Amsterdam, comme si tout s'organisait autour la tour "Munttoren" qui domine le marché. Nous continuons vers "Rembrandtplein", en passant devant le plus vieux cinéma d'Amsterdam (bof).

De là, nous rejoignons les canaux. Nous passons devant l'opéra et nous apercevons au loin le "Magere Brug". Anne-Marie trouve que ce pont est trop loin, heureusement, un autre pont levis en bois est plus proche. Nous repartons ensuite vers le marché aux fringues qui est en train de fermer. Nous essayons de trouver l'église dont le clocher se voit de loin. Le quartier est beaucoup moins historique, les briques ont été remplacées par du béton sur les façades. Nous passons devant la maison de Rembrandt (déjà fermée) par hasard.
Nous retournons ensuite à la péniche, en traversant le coeur du quartier rouge qui est très touristique, les visiteurs y flânent comme dans n'importe quel quartier d'Amsterdam (où presque). C'est aussi le quartier des "coffee shops" et de magasins de souvenir qui proposent des objets au goût douteux (et ce n'étaient pas des sex-shops qui ont finalement des produits moins douteux ; car franchement, un poivrier et une salière en forme de bite, peints aux couleurs de la ville d'Amsterdam, ce n'est pas très "Distingué" tout de même...).
Le soir, nous cherchons un restaurant Argentin. Le premier ne proposait même pas de "Bife de chorizo" à sa carte. Le second en a, nous y entrons. Mais finalement, Christophe ne trouve pas le goût de la viande si Argentine que ça (là, nous avons une bête entrecôte) et puis, il n'y a même pas de sauce au roquefort ! Pour le dessert : rien au "manjar" (ou "dulce de leche"), que des glaces industrielles que l'on retrouve partout. Mauvaise pioche ! Nous ne prenons pas de dessert. Nous avons vu par la suite un restaurant Argentin qui proposait une "parillada" (c'est déjà beaucoup plus Argentin), mais nous n'avons pas voulu commettre deux fois la même erreur.

Anne-Marie a pourtant envie d'une note sucrée pour finir le repas. Dans l'après-midi, elle avait repéré un glacier à coté du "Waag". Il nous faut passer à nouveau par le quartier rouge qui est en travers de notre chemin (sinon, on serait obligé de faire un grand détour). Anne-Marie s'achète une glace à la pistache, au goût très peu pistache (rien à voir avec le glacier de Venise).
Nous reprenons ensuite la visite du quartier rouge. Nous croisons un groupe de touristes tout à l'écoute de leur guide leur donnant des informations sur les produits dans une vitrine d'un sex-shop. Dommage que ce ne soit pas en Anglais ou en Français : que pouvait-il raconter sur les godes et autres vibromasseurs ?
Nous passons dans les rues du quartier rouge sans faire de lèche-vitrine (terme qui prend une autre connotation dans le quartier). Non, nous ne comptons pas acheter de poivrier et de salière, ni de nain de jardin pour décorer notre jardin et encore moins de graines pour faire pousser des plantes à 7 folioles ou d'objets en latex.
En reprenant le chemin de la péniche, le soleil fait alors une timide apparition derrière les nuages : les vieilles façades resplendissent alors, éclairées par ces quelques rayons du soleil.
Ce qui nous a marqué le plus pour cette journée, à part les façades qui penchent, les mystérieux crochets au faîtage des immeubles, les nombreux canaux, ce sont les milliers de vélos accrochés aux rambardes des ponts (surtout autour de la gare). Vu l'état de certains vélos, certains doivent être là depuis des lustres, abandonnés par leur propriétaires.
Météo de la journée : Plutôt nuageux, quelques gouttes de pluie et quelques éclaircies. Beaucoup de vent.