Samedi 4 avril : Oubliés !
Vol Toulouse - Orly sans problème. Attente pour prendre la navette Air France pour Roissy (avec les "files d'attente à la Française" : le premier arrivé n'est peut-être pas le premier monté dans le bus déjà bien rempli, c'est le bordel à la Française, quoi ?). Nos sacs enfin déposés dans les coffres du bus, nous rejoignons l'aéroport Charles de Gaulle en 30 minutes. C'est bien plus confortable que prendre l'Orlyval et le RER, pour seulement deux ou trois euros de plus.
Nous arrivons donc très en avance (mais, il faut bien prévoir une bonne marge d'erreur avec la navette) à CdG où il faut l'avouer : c'est un beau bordel (à la Française ?). Il nous semble que cet aéroport est un peu le "miroir" de la France (c'est la première image de la France lorsqu'un étranger arrive) et l'image reflétée n'est pas bien alléchante : ce n'est pas bien accueillant, tout ça ! Pas de siège pour s'asseoir ! Il faut bien se résigner à faire le sitting sur les marches d'un escalier pour attendre 14h20, le début de l'enregistrement pour Amman.

A l'enregistrement, on nous propose des sièges (dans l'avion) à coté des sorties de secours, là, où il y a le plus de place pour les jambes. Finalement, oui, nous avions de la place, mais guère plus qu'aux autres rangées . la "Royal Jordanian" ne pourra pas vendre ces places plus chères que les autres, comme en ont eu récemment l'idée d'autres compagnies.
Nous passons ensuite au bar : seul endroit disposant de sièges dans l'aérogare, avant les salles d'embarquement où le nombre de sièges semble être, aussi, sous-dimensionné. Nous passons les contrôles de sécurité à l'entrée de la salle d'embarquement sans attendre : heureusement ! Vu la tenue dans laquelle nous finissons (sans chaussure, sans ceinture, sans chemise, sans pantalon, ou presque...), il va bientôt falloir les déclarer "zone naturiste" (c'est notre Bédouin cuisinier qui va être content s'il vient en France).
Décollage à l'heure du vol. Bon repas à bord. Arrivée à Aqaba à l'heure, nous attendons dans l'avion. 40 minutes après, nous redécollons pour Amman. Atterrissage après 30 minutes de vol. Nous payons le visa par nous même (si nous avions été avec le groupe, nous n'aurions pas eu à le payer). Il y a un bureau de change juste à coté des guichets de vente des visas, en changeant un peu, nous avons payé 10 dinars Jordaniens le visa, contre 15 euros d'après la fiche technique du circuit. Personne ne nous attend dans cette salle du contrôle de l'immigration, nous passons donc le contrôle.
Nous récupérons nos sacs qui nous attendent déjà à coté du tapis roulant et nous les passons au scanner de la douane. Nous arrivons enfin dans le hall d'arrivée de l'aéroport : personne ! Il n'y a plus grande monde à cette heure, il serait donc difficile de louper quelqu'un portant une pancarte avec notre nom ou celui du voyagiste. Mais il faut bien l'admettre : il y a réellement personne pour nous attendre ! Nous sortons de la salle d'arrivée : personne non plus. Nous nous rapprochons d'un Jordanien qui semble attendre d'autres touristes. Bien sur, ce n'est pas la personne qui aurait pu nous attendre mais, serviable, il nous propose d'appeler avec son portable, les numéros de téléphone que nous avons, pour tenter de joindre quelqu'un de l'agence ! Personne ne répond !
Nous avons bien l'adresse de l'hôtel à l'arrivée, mais nous commençons à nous poser pleins de questions : avons-nous réellement une réservation à cet hôtel ? Nous décidons de prendre un taxi, et là, bonne surprise : on nous dirige vers un guichet très officiel dans le hall d'arrivée de l'aéroport. Un employé inscrit le nom de l'hôtel sur une fiche, ainsi que le prix de la course que nous aurons à payer au taxi. Nous trouvons cela très pratique et très clair (juste un point n'est pas très clair sur la fiche : c'est inscrit "no tip" est-ce que ça veut dire qu'on ne doit pas donner de pourboire ou que le pourboire n'est pas inclus ? Nous donnerons deux dinars, quand même...)
Nous embarquons dans un taxi de marque Renault mais au modèle inconnu en France. Le chauffeur discute un peu avec nous, mais nous sommes très préoccupés par cette absence à l'aéroport (et aucune réponse au téléphone). C'est la première fois qu'un tel désagrément nous arrive, nous commençons même à nous demander s'il ne faudra pas louer une voiture le lendemain (au moins, les routes sont en bon état, et il y a de nombreux contrôle de vitesse, même à une heure du matin). Pour l'instant, nous allons vers l'hôtel qui est mentionné sur la fiche du voyagiste. Que l'on ait une réservation ou pas, nous espèrerons quand même pouvoir y dormir. Nous aviserons pour le reste du voyage après une nuit de sommeil !
Heureusement, après 40 minutes de route, le réceptionniste de l'hôtel nous accueille avec nos noms (nous étions certainement les derniers clients attendus). On nous offre un jus de fruit (très "Tang", mais ça fait du bien). Le réceptionniste nous dit que le réveil est à 8 heures, le lendemain matin. Mais nous douterons par la suite : réveil ou petit déjeuner à 8 heures ? En plus, nous ne savons pas qui nous devons voir. Nous programmons le réveil pour être à 8 heures au petit déjeuner.