Lundi 05/09/2005. Départ pour Antalya.
Le vol doit se faire par la compagnie Onur Air, compagnie qui s'est distinguée par une interdiction de vol d'une semaine au mois de mai dernier et qui, plus récemment encore, a vu l'un de ses appareils immobilisé sur le tarmac de l'aéroport de Genève pour cause de fuite d'huile…
C'est tôt le matin, puisque nous devons être à Roissy à 7 heures. Nous prendrons le RER place de la Nation, à la fraîche.
Nos billets sont confirmés par l'agence de voyage Médiades (c'est un peu compliqué, mais nous avons prévu une croisière en lever de rideau que nous effectuerons par l'intermédiaire de Médiades, mais, contrairement à la "normale", nous avons décidé, non pas de continuer avec l'agence ou de rentrer avec elle à Paris, mais de poursuivre par nos propres moyens et de rentrer par Ankara par la Turkish Airline, abandonnant ainsi un retour payé à Onur Air, Antalya Paris).
Certes dans cet Airbus 300 occupé aux ¾, quelques accoudoirs de siége sont défoncés, mais le vol va être tout à fait agréable, malgré un retard d'environ 1 heure ¼.
L'aéroport d'Antalya est superbe, probablement tout neuf. Au sol, il fait vraiment très chaud. Nous changeons quelques euros contre la monnaie nationale (lira) et surprise, les pièces sont très voisines de nos pièces en euros et les billets sont presque à la même taille ! Le taux de change est de 1,48 lira pour 1 euro. Au cours de notre voyage, nous serons plutôt proche de la parité 1 euro égal 1,60 lira.
Nous sommes regroupés dans un bus qui prend la direction d'Antalya (en fait, de sa marina, très éloignée de la ville proprement dite). Au bout d'une demie-heure nous sommes arrivés à bon port (c'est le cas de le dire !). Nous avons droit à un petit discours de bienvenue d'une représentante du voyagiste, une femme ayant appris le français en Belgique, mais sans l'accent !
Un litige éclate entre des passagers ayant réservé par Internet et qui estiment que les excursions prévues ne doivent pas faire l'objet d'une facturation (rien ne l'indique sur leur papier) et la voyagiste…
Nous embarquons sur le Kubra.ce n'est pas le notre, mais ça aurait pu ! Ah ! Le Kubra ! Le beau "gulet" que voilà ! C'est un bateau de 7 cabines et qui, comme les autres, ne se meut que par moteur, le mât n'étant là que pour rappeler un brillant passé ! L'axe est une barque trouée qui ne dispose pas de moteur.
Nous sommes trois couples de Français : Béatrice et Guillaume, 28 ans, Thomas et Ludo, et nous.
Un couple de Français, monté à bord en redescend mécontent, car le bateau ne correspond pas à la photo du catalogue et il demande à en changer…
Viendront s'ajouter, le lendemain soir, quatre passagers supplémentaires : 2 couples d'Italiens qui voyagent ensemble, d'environ 45 ans (Paulo et Carola, Juliana et X…) et avec lesquels il sera aisé de sympathiser.
Nous avons la cabine 7, située tout à l'arrière du bateau et qui présente l'avantage d'avoir, de la couchette, une vue sur la mer. Nous disposons comme chacun de toilette et d'une douche d'eau froide, à utiliser avec parcimonie.
Nous faisons connaissance avec l'équipage, un homme, que nous prenons pour le capitaine et qui ne parle pas anglais, et une femme, la cuisinière. L'homme ponctue chacune de ses phrases par un "inch Allah", la seule chose que nous comprenons. Il semble bien que nous devons partir cette nuit.
Nous dînons à bord, les deux autres couples sont très sympathiques.
Après le repas, nous profitons des installations de douche (eau chaude quand tu nous tiens) de la marina et faisons quelques courses alimentaires (fruits et loukoums).