
Le Mexique est surtout connu pour ses plages, ses sites archéologiques et… sa tequila. Il existe pourtant un Mexique très différent, moins fréquenté par les touristes, dont la beauté et l'intérêt sont tout aussi attrayants. Une randonnée à cheval permet d'aborder un Mexique aux paysages alpins, au climat méditerranéen, à la cuisine succulente et à la vraie hospitalité du coeur, où l'adage "mi casa es tu casa" reste un principe. Valle de Bravo, encore méconnu des touristes étrangers, abrite les maisons de week-end des riches habitants de la capitale. La région cache surtout le "sanctuaire des papillons", le site en forêt où viennent hiberner depuis l'Amérique du nord les papillons Monarque après plus de 3000 kilomètres de vol...
Valle de Bravo où se trouve l’hacienda est niché au cœur de montagnes alpines, entouré de roches basaltiques, de forêts et de pitons rocheux superbes. Valle de Bravo nomme à la fois la région, la ville et le lac, comme ça au moins c’est plus simple. Le lac en lui-même n’est pas un lac naturel, mais un lac de barrage construit entre 1938 et 1947 afin d’alimenter une centrale électrique. A l’heure actuelle la centrale a fermé ses portes et le lac est utilisé pour fournir Mexico city en eau potable, représentant près de 25% des apports. Véritable prouesse technique, l’eau doit passer par-dessus la montagne pour aller vers Mexico.
Situé à 145 km (2h30 quand ça roule bien) de la capitale, le site est vite devenu le rendez-vous privilégié des riches mexicains qui y ont construit leurs maisons secondaires. Les plus riches et spectaculaires se nichent au bord du lac, sous la Peña, sorte de falaise noire d’où les aztèques effectuaient autrefois des sacrifices humains. Intéressant de se dire que des villas avec piscine, courts de tennis et marina privée sont construites sur un tas d’ossements… L’église principale San Francisco flanque le zocalo, la place principale de la ville. Débutée en 1880 (sur l’emplacement de l’église de San Francisco Temascaltepec), la construction s’arrêta pendant la révolution. Construite en étapes, elle n’a été terminée qu’en 1994… et ça se voit, vieilles pierres rongées cohabitent gaiement avec des blocs de pierre flambants neufs !

Samedi 1er mars
10h10, aéroport de Madrid, je savoure un dernier vrai café avant le truc marron du même nom dans l’avion…
Mexico, 19h50 heure locale, presque 3 heures du matin pour mon petit corps qui a assez mal encaissé le voyage. 12 heures de vol entre Madrid et Mexico, apparemment la route a été changée car une dame disait que d’habitude ça ne prend que 9h00. A ce stade, 3 heures c’est beaucoup. Je voudrais bien tenir un peu avant de me coucher d’autant que j’ai pas mal somnolé pendant le voyage, mais j’ai les yeux explosés. Côté vol, une innovation avec les traditionnelles pâtes remplacées par de la paella, mais pas d’échappatoire au poulet. Mini télés dans l’allée centrale ce qui fait que l’une est toujours trop proche et l’autre trop loin, sans compter les gens qui se lèvent et cachent l’écran. Au programme « Juno », l’histoire de l’ado qui se retrouve enceinte et décide de faire adopter le bébé, pas mal du tout, puis « Alvin et les chipmunks », seule raison de le voir : être coincée dans un vol de 12 heures…
Sortie d’avion et d’aéroport assez remarquable. 1 heure après l’atterrissage j’étais dans le taxi. Les mexicains auraient-ils perdu leur flegme traditionnel ? De même à l’hôtel étonnant d’efficacité. C’est un Best Western avec porteur qui m’a vanté les services disponibles (piscine, sauna, gym, café gratuit…). Merci mais une douche et mon lit feront l’affaire. Il fait chaud, j’ai assez de t-shirts pour la semaine, bizarre j’ai l’impression d’avoir oublié des trucs, le sac a l’air étonnamment vide et pourtant je vais en avoir de trop, je n’aurai probablement pas besoin des t-shirts à manches longues.