Pourquoi un voyage en Centrafrique ?
Bonne question ! De retour le 18 mars 2006 tout juste de notre voyage en Birmanie, ne voilà-t-il pas que je "tombe" sur une page entière du journal "Le Monde" en date du 25, consacrée aux Pygmées !
Il faut dire que cela faisait déjà un certain temps que Régine me "tannait" avec les Pygmées et l'occasion était trop belle !

Les préparatifs du voyage.
Je me suis rendu à l'ambassade de la République Centrafricaine pour y déposer une demande de visa avec nos deux passeports. C'est toujours intéressant de se rendre soi-même dans les ambassades : cela donne le signal d'un départ proche et permet de humer l'air du pays que l'on va visiter…
L'ambassade est un ancien pavillon type banlieue, mais dans le XVI° arrondissement, bien sûr… Une caméra vidéo est censée surveiller les entrées. La moquette est usée, assez sale. Sur des étagères trônent quelques sacs empoussiérés de toile de jute, censés contenir du café (production locale). A noter la présence de flacons où surnagent quelques bestioles dans du formol, représentatives probablement de la faune locale… Sur un mur est punaisée une photocopie de la photo du Général de Gaulle descendant à pied l'avenue principale de Bangui, quelques mois avant l'indépendance de l'Oubangui-Chari… Bien sûr, il y a aussi une grande photo du Président Bozizé, le drapeau et le rappel de la devise de la République : Unité Dignité Travail. On verra bien sur place ce qu'il en est !
Le personnel est très aimable et même chaleureux, mais la préposée aux demandes de visa n'est pas encore arrivée (il n'est que 11 heures 30 du matin !). Qu'à cela ne tienne, un employé (chauffeur ?) la remplace. Ah, mais, où donc a bien pu passer le carnet à souche, celui où l'on inscrit le montant en euro perçu pour l'établissement des visas ? Il n'est pas dans le tiroir, donc pas à sa place…
L'attente ne sera pas bien longue : arrive, encore en manteau, la préposée aux visas (légèrement en retard !). C'est elle qui a dans son sac à main le précieux carnet à souche ! Les visas seront prêts dès demain : j'ai rarement vu aussi rapide…

Les préparatifs (mouvementés) du voyage !
Pas question, bien entendu, d'aller tous seuls nous aventurer en République Centrafricaine ! Il nous faut nécessairement passer par une agence… Et en fait d'agence, il n'y en a qu'une qui propose la Centrafrique, Fleuves du Monde. Nous nous inscrivons donc auprès de l'agence et nous apprenons que nous partirons à 4 (avec supplément, car pas assez nombreux !). De toutes les façons, pas de voyage en Centrafrique à moins de 4 participants…
Nous serons donc nous deux et deux amis, réunis pour la circonstance.
Mais les choses vont se gâter !
Nous tenons une réunion à l'agence en préparation du voyage, pour faire connaissance à la fois avec notre accompagnateur et nos deux coéquipiers. Nos deux compères travaillent et/ou travaillaient dans le bâtiment, l'un d'eux fait de nombreux va-et-vient en Pologne où il surveille un chantier. C'est lui, le misérable (!), qui va poser problème !
Tout se passe à merveille, nos fiches d'inscription sont remplies, et nous sortons tous les quatre pour aller prendre un verre, une fois la réunion terminée.

Et c'est à partir de là que les choses vont se gâter !
Vingt et un jours avant notre départ programmé, je reçois un coup de téléphone de l'agence qui me dit annuler le voyage : un des participants fait défaut…Et pour cause, il a fait remettre par son fils un chèque d'acompte sans provision, son téléphone mobile répond aux abonnés absents, le fixe est sans répondeur, impossible de le joindre !
Nous voilà donc, nous trois (Régine, Philippe – lequel, s'estimant à tort responsable du chaos ne sait plus où se fourrer ! - et moi) le bec dans l'eau ! Je cherche à la hâte une solution de rechange : je repère dans le catalogue de "Nomades" un voyage au Gabon, mais le guide spécialisé est en stage à Paris (!), un autre voyage au Niger (toujours à la recherche des Pygmées), mais, bon, il s'agit de visiter une réserve avec Pygmées, ce qui ne soulève pas l'enthousiasme de Régine… Et pourtant, il faut bien occuper les vacances que Régine a posées !
J'examine rapidement les opportunités : la Malaisie, une quinzaine de farniente en Thaïlande, l'Argentine (mais ça fait court !)… Pendant ce temps, l'agence ne reste pas inactive : elle épluche son fichier client. Sait-on jamais ? Elle parviendra peut être à convaincre un de ses clients de l'intérêt du voyage !
Un miracle !
L'agence m'appelle, elle a trouvé deux clients : un couple de jeunes Havrais…Le voyage est sauvé !